Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°177]

SOMMAIRE

- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- Alerte n°2 : Nucléaire, une EPReuve de force !
- [Comm presse - 14 juin 06] Enquête publique EPR/Flamanville : Le gouvernement choisit l'EPReuve de force !
- AFP - 14 juin 2006 : L'enquête publique sur l'EPR, une "caricature de procédure" (écologistes)
- [Comm presse - Greenpeace - 15 juin 06] Lois iniques, parodie d'enquête publique, matraquage publicitaire, propagande : Le lobby nucléaire se déchaîne !
- MDRGF - Contamination record des aliments végétaux par les pesticides en Europe !
- CNIID - 10 juin 2006 : des nouvelles preuves de l'impact de l'incinération
- SwissInfo - 9 juin 06 - Les gros 4X4 moins bien classés dans lesé tiquettes-énergie
- Mardi de 4D - Alternatives Economiques - 20 juin 06 : Sortir de l'ère du pétrole

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Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (Téléphonie mobile,é nergies renouvelables, 4x4, déchets ménagers, antipublicité, Ogm...)

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- Alerte n°2 : Nucléaire, une EPReuve de force !

«Alerte » est un nouvel outil créé par Agir pour l'Environnement pour relancer la mobilisation citoyenne à un moment critique. Profitant de la période estivale estivale, le Premier ministre vient de décider d'accélérer la procédure administrative afin d'imposer contre l'avis d'une majorité de citoyens, l'EPR, nouvelle centrale nucléaire. Du 15 juin au 31 juillet prochain, en pleine période de congés, une enquête publique devrait clore la consultation des citoyens. Après un débat public dont les conclusions sont restées lettre morte, ce Gouvernement privilégie une nouvelle fois, l'EPReuve de force !


Débat public : cause toujours !

Le nucléaire a toujours voulu irradier notre démocratie en vitrifiant le débat public. L'EPR n'échappe pas à cette règle. Le débat public fut confiné... circonscrit entre un secret commercial et un secret défense de circonstance. Les citoyens ont finalement été autorisés à débattre a posteriori d'une décision déjà prise. Sous l'égide de la grande muette, et contre l'avis même des membres de la Commission du débat public, la loi du silence s'est imposée imposée !

Alors que le Gouvernement s'est joué du débat public en expédiant sans coup férir cette consultation, il est atterrant de constater que les conclusions de ce débat ont connu un enfouissement de première classe.


Lhomme qui valait 3 milliards !

EDF vante les mérites de ce prototype EPR, dit révolu- révolutionnaire,à l'aide d'une communication millimétrée pro- tionnaire, proche de la publicité mensongère. Produisant moins de déchets, plus économique, plus puissant, plus sûr, l'EPR serait la tête de série rêvée d'une nouvelle génération de centrales nucléaires. En voulant survendre son nouvel EPRà une opinion publique hostile, EDF finit par dévaloriser ses anciennes centrales... reconnaissant implicitement la pertinence de critiques formulées par les écologistes quand à leur sûreté !

Pour réussir à imposer un discours unilatéral rassurant, le lobby nucléaire se doit d'asphyxier tous débats et controverses. C'est ainsi que les certitudes de façade doivent demeurer incontestables.

Après les attentats du 11 septembre 2001, EDF a ainsi adopté la méthode Coué en guise de stratégie. L'EPR résisterait, selon ses concepteurs, au crash d'un avion suicide. Mais un document classé « confidentiel défense » émanant directement d'EDF démontre le contraire ! Face à cette entorse aux propos rassurants, la DST vole au secours d'EDF, en menaçant le porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire, Stéphane Lhomme, accusé de détenir ce document (de moins en moins) secret, de lourdes sanctions pénales. Le fait de vouloir briser l'omerta radioactive et alimenter le débat public tombe ainsi sous le coup d'une loi d'exception !

Selon le lobby nucléaire, un risque terroriste n'existe pas dès lors que les causes de ce risque sont classées « confidentiel défense ». Quand le secret de polichinelle rencontre la politique de l'autruche !


L'EPR, civil ou militaire ?

La même logique prévaut quand aux déchets radioactifs. A défaut de savoir gérer correctement les quantités impressionnantes de déchets à haute et très haute activité, l'État français s'achemine vers la solution d'un enfouissement inacceptable... cachant sous le tapis une contamination radioactive ingérable !

L'EPR valide également la stratégie bancale du lobby nucléaire reposant sur l'utilisation de matières nucléaire radioactives proliférantes, comme le Mox, mélange d'oxyde de plutonium et d'uranium. Avec la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide, le plutonium à vocation militaire extrait à l'usine de la Hague s'accumule. L'utilisation du Mox permet ainsi d'assurer un débouché commercial civil à ce plutonium, redonnant une certaine cohérence à la filière française de « retraitement » du combustible, privilégiant la séparation des radioéléments à la vitrification.

Ce «retraitement» entraîne un risque supplémentaire puisque le plutonium extrait circulera sur de longues distances à bord de camions banalisés. Moins de cinq kilos de plutonium sont nécessaires à la constitution d'une bombe atomique. L'EPR, outre ses défauts de conception originels est une centrale nucléaire qui entraîne un risque de prolifération nucléaire.


L'EPR, inutile, aujourd'hui... radioactif demain !

D'un coût estimé à plus de trois milliards et demi d'euros, ce prototype implanté à Flamanville dans la Manche ajoutera de la surproduction à la surproduction électrique française. D'ores et déjà, plus de 5% de la production française d'électricité est exportée à bas prix vers l'étranger. La France dont la capacité de production dépasse les 100.000 mégawatts (MW) n'a objectivement besoin que des deux tiers de cette capacité de production. Durant l'enquête publique programmée entre le 15 juin et le 31 juillet, la France devrait avoir besoin d'une capacité de production moyenne inférieureà 49.000 MW ! L'EPR est un prototype de prestige dont le seul but est de servir de vitrine commerciale à un lobby nucléaire en manque de commandes. Ce lobby, pour survivre, a un besoin vital de vendre sa technologie à l'étranger. En attendant ce relais de croissance tout à fait hypothétique, EDF s'entête à construire des centrales inutiles, pour maintenir une expertise technique moribonde.

Pire, cette logique industrielle contrevient explicitement, aux engagements européens de la France en matière de développement des énergies renouvelables. Une directive européenne adoptée en 2001 prévoit que notre pays produira 21% de son électricité à partir de sources d'énergies renouvelables. En ajoutant une nouvelle centrale électronucléaire, les énergies renouvelables ne participeront qu'à hauteur de 16% en 2010 à la demande intérieure électrique !


Prolifération de matières extrêmement dangereuses, défaut générique dans la conception même de la centrale, ligne à très haute tension balafrant sur plus de 200 kilomètres les paysages bas-normands, de l'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne... Les critiques à l'encontre de ce projet inutile doivent conduire le Commissaire enquêteur en charge de l'enquête publique à rejeter la demande de construction de cette nouvelle centrale nucléaire.


- Agissez avant le 31 juillet 2006 en téléchargeant les cartes postales au Commissaire enquêteur et à Agir pour l'Environnement. Cette deuxième carte nous est essentielle pour vérifier que votre refus a bien été noté sur le registre de l'enquête publique.
http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/alerteepr1.pdf

- Commandez des exemplaires de l'Alerte n°2 pour les diffuser auprès de vos amis
http://www.agirpourlenvironnement.org/commande1.htm

- Téléchargez l'Alerte n°2
http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/alerteepr.pdf

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Agir pour l'Environnement

-Communiqué de presse du 14 juin 2006-

Enquête publique EPR/Flamanville : Le gouvernement choisit l'EPReuve de force !

Paris, le 14 juin 2006 : A la veille de l'ouverture de l'enquête publique
relative à la construction potentielle d'un nouveau réacteur EPR à
Flamanville (50), l'association Agir pour l'Environnement dénonce l'EPReuve
de force engagée par le Gouvernement qui mélange vitesse et précipitation.

L'enquête publique, circonscrite à la période estivale et limitée dans
l'espace aux seules 19 communes avoisinant le projet EPR, est à ce jour une
caricature de procédure administrative qui ne manquera pas d'être contestée.
En lieu et place d'une véritable consultation nationale abordant les enjeux
é nergétiques de la France en matière de maîtrise de l'énergie et de
développement des énergies renouvelables, le Gouvernement impose des choix
arbitraires à mille lieues des véritables besoins.

Après un débat public asphyxié entre le secret commercial imposé par EDF et
le secret militaire imposé par la DST, cette enquête publique se résume à
une procédure minimaliste de pure forme. Force est de constater que cette
logique jusqu'au boutiste dictée par le lobby nucléaire devrait, durant
cette enquête publique, déboucher sur une mobilisation citoyenne protéiforme
visant à en contester la validité fictive.

Agir pour l'Environnement diffusera 40.000 exemplaires d'une Alerte -nouveau
document de campagne- intitulé « Nucléaire : une EPReuve de force ! » dont
l'ambition est de faire pression sur le commissaire enquêteur en lui
rappelant qu'en l'état actuel des choses, cette enquête publique ne pourra
ê tre légitime car trop limitée dans le temps et dans l'espace. Chaque
adhérent d'Agir pour l'Environnement se verra proposer une carte postale à
renvoyer au Commissaire enquêteur afin que ce dernier inscrive
officiellement sur le registre public l'opposition formelle et individuelle
des milliers de citoyens réclamant une autre logique énergétique.
L'association vérifiera par la suite l'intégralité de la liste des noms
inscrits sur le registre de l'enquête publique.

Devant ce qui apparaît une nouvelle fois comme un coup de force, Agir pour
l'Environnement dénonce le double discours du Gouvernement, qui le jour de
l'ouverture de cette enquête publique, interviendra par la voix de ses
Ministres de l'industrie et de l'écologie, dans le cadre du salon
professionnel des énergies renouvelables pour venter les mérites des
renouvelables, bonne conscience virtuelle d'un Gouvernement pronucléaire !

- Pour télécharger l'Alerte n°2 :
www.agirpourlenvironnement.org/pdf/alerteepr.pdf

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- AFP - 14 juin 2006 : L'enquête publique sur l'EPR, une "caricature de
procédure" (écologistes)

PARIS, 14 juin 2006 (AFP) - L'enquête publique sur le nouveau réacteur
nucléaire EPR, qui doit être implanté dans la centrale de Flamanville
(Manche), n'est qu'une "caricature de procédure administrative", a estimé
mercredi l'association écologiste "Agir pour l'environnement" dans un
communiqué.

L'association écologiste et anti-nucléaire dénonce "l'épreuve de force
engagée par le gouvernement qui mélange vitesse et précipitation".
" L'enquête publique, circonscrite à la période estivale et limitée dans
l'espace aux seules 19 communes avoisinant le projet EPR, est à ce jour une
caricature de procédure administrative qui ne manquera pas d'être
contestée", écrit l'association.

"En lieu et place d'une véritable consultation nationale abordant les enjeux
é nergétiques de la France en matière de maîtrise de l'énergie et de
développement des énergies renouvelables, le gouvernement impose des choix
arbitraires à mille lieues des véritables besoins", selon Agir pour
l'environnement, qui dénonce "une procédure minimaliste de pure forme".

L'association annonce par ailleurs qu'elle va distribuer à 40.000
exemplaires un document intitulé "Nucléaire: une EPReuve de force", destiné
à être envoyé au commissaire chargé de l'enquête publique.

De son côté, le Réseau Sortir du Nucléaire relève également que l'enquête
publique, qui s'ouvre le 15 juin, se déroulera jusqu'au 31 juillet,
" c'est-à-dire à cheval sur la Coupe du Monde de foot et les vacances d'été".
" Cela démontre parfaitement la volonté du gouvernement et de l'industrie
nucléaire de déposséder les citoyens d'une affaire qui les regarde pourtant
au plus haut point", écrit le mouvement, qui revendique l'adhésion de plus
de 700 associations.

Le mouvement anti-nucléaire va apporter jeudi dans les préfectures et
mairies d'une vingtaine de villes françaises le document classé confidentiel
défense sur la vulnérabilité de l'EPR à une attaque terroriste avec un avion
suicide. La publication de ce document avait provoqué la mise en garde à
vue, le 16 mai, du porte-parole du réseau Stéphane Lhomme.

L'EPR, dont la construction doit commencer en 2007 à Flamanville, est appelé
à prendre en partie le relais des 58 réacteurs en service dans les centrales
françaises.

pc/ach/tu

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- [Comm presse - Greenpeace - 15 juin 06] Lois iniques, parodie d'enquête
publique, matraquage publicitaire, propagande : Le lobby nucléaire se
déchaîne !

Flamanville/Paris, le 15 juin 06 - C'est aujourd'hui que débute l'enquête
publique sur le réacteur EPR de Flamanville tandis que dans le même temps,
on brade la loi sur les déchets radioactifs à l'Assemblée et que la loi de
transparence par sa publication au Journal officiel, entérine l'impunité du
contrôle du nucléaire. Pour Greenpeace, le matraquage publicitaire d'EDF et
Areva, l'arrestation des opposants et la multiplication des discours «
é nergiques » du Premier Ministre peinent à dissimuler la crise du modèle
nucléaire français.

Il aura fallu moins d'une semaine - contre parfois des mois pour une ferme
é olienne - entre le 15 et le 19 mai dernier, pour que Dominique de Villepin
sollicite la préfecture de la Manche pour déclencher l'enquête publique EPR,
que le Préfet identifie et nomme les trois commissaires enquêteurs et
organise un dispositif minimal à des dates très « propices ». En effet, du
15 Juin au 31 juillet aura lieu ce que l'on peut appeler une consultation
des populations concernées! Climat souverain s'il en est, entre Coupe du
Monde, bac et vacances scolaires.

L'enquête publique est par ailleurs organisée sur une zone limitée à 10 km,
soit 18 mairies, particulièrement limitée puisqu'elle ne couvre même pas le
seul département de la Manche et exclut de facto les plus grandes
agglomérations. Gageons que le dossier présenté au public ne parlera pas des
questions cruciales de sûreté et sécurité.

Bien heureusement, à la suite de l'arrestation de Stéphane Lhomme le 16 mai
, plus de 80 associations et organisations, des personnalités publiques et
politiques ont décidé de publier sur leurs sites internet le document «
confidentiel défense » sur la résistance à un crash aérien. Ce document et
son analyse réalisée par John Large pour Greenpeace sont encore les seules
informations disponibles aujourd'hui.

Aujourd'hui, débute donc cette enquête caricaturale alors que les députés
vont adopter une Loi sur les déchets nucléaires qui confirme le statut de
poubelle nucléaire de la France et donne le feu vert à l'enfouissement. «
Pour l'EPR comme pour les déchets, on décide sans tenir compte des débats
public ni des analyses contradictoires, on bafoue le principe de précaution
et la Convention d'Aarhus » déclare Hélène Gassin, chargée de campagne
Energie au bureau français de Greenpeace. « EDF osera t'elle débuter les
travaux avant la fin de l'enquête comme l'annonce le directeur de
Flamanville ? Si tel est le cas, nous serons bien sûr là. »

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- MDRGF - Contamination record des aliments végétaux par les pesticides en
Europe !

Des données non encore publiées de la Commission Européenne montrent que la
contamination des aliments végétaux par les résidus de pesticides atteint un
niveau record avec 47% des fruits et légumes contaminés dans l'Union, ce qui
représente une hausse de 3% par rapport aux chiffres de l'an dernier.

Ces données sont celles de 2004, les derniers résultats publiés jusqu'alors
é taient basés sur des données 2003. Le programme de suivi des résidus de
pesticides dans les aliments végétaux de la Commission Européenne est basé
sur les résultats d'analyses de plus de 60 000 échantillons prélevés dans
l'Union Européenne.

Un représentant de la Commission Européenne a présenté les chiffres des
analyses des échantillons prélevés en 2004 en avant première lors d'une
réunion de du Groupe de Travail sur les Résidus de Pesticides qui s'est
tenue à Corfou en Grèce du 21 au 25 mai 2006.

Il a également précisé que les échantillons présentant plusieurs résidus
différents représentaient 23,4 % du total, chiffre en augmentation de 2% par
rapport à l'année précédente ! Les laboratoires ont trouvés 197 pesticides
différents dans les échantillons analysés, contre 185 l'année précédente.
Les chiffres spécifiques à la France, d'habitude largement au-dessus de la
moyenne des contaminations européennes, ne sont pas encore connus à cette
heure.
Le MDRGF est conscient de la gravité de cette situation et a choisi
d'informer ses concitoyens sur la contamination de son alimentation par les
pesticides sur son nouveau site internet :

http://www.pesticides-non-merci.com

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- CNIID - 10 juin 2006 : des nouvelles preuves de l'impact de l'incinération

Des dosages de dioxines dans les sols autour de l'usine d'incinération
d'ordures ménagères de Besançon renforcent l'hypothèse d'un lien avec la
survenue de lymphomes malins non hodgkiniens.

Une première étude épidémiologique parue en 2000 avait mis en évidence un
regroupement significatif de lymphomes malins non hodgkiniens autour de
l'incinérateur d'ordures ménagères de Besançon.

Ce résultat générait une hypothèse : outre la source de contamination
alimentaire bien documentée pour la population générale, n'y aurait-il pas
un risque spécifique pour la population résidant à proximité d'une usine
d'incinération via une exposition aérienne directe (par inhalation ou
contact cutané) ou indirecte (consommation de denrées alimentaires produites
localement) ?

Une deuxième étude épidémiologique parue en 2003 avait permis de définir
quatre zones d'exposition croissante aux dioxines autour de l'usine
d'incinération et avait mis en évidence que le risque de développer un
lymphome malin non hodgkinien était 2,3 fois plus élevé pour les individus
résidant dans la zone la plus exposée. Mais ces résultats n'avaient pu être
validés suite à l'absence de dosages de dioxines dans les sols.

Une nouvelle étude, récemment publiée dans la prestigieuse revue américaine
" Environmental Science & Technologies" permet de répondre à ces deux
interrogations et renforce l'hypothèse d'une association entre exposition
environnementale à la dioxine et survenue de lymphomes malins non
hodgkiniens. De plus, toute autre source, ponctuelle ou diffuse (circulation
automobile.) ne peut pas expliquer les résultats obtenus qui montrent sans
ambiguïté l'existence d'une unique source d'exposition : l'incinérateur.

Pour plus d'informations, vous trouverez en pièce-jointe, le communiqué de
presse du Professeur JF Viel et l'étude (en anglais) parue dans
" Environmental Science & Technologies". Un résumé de cette étude sera
bientôt disponible sur le site du CNIID

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- SwissInfo - 9 juin 06 - Les gros 4X4 moins bien classés dans les
é tiquettes-énergie

BERNE - Les gros 4X4 vont rétrograder le 1er juillet dans le classement de
l'efficacité énergétique. Le Conseil fédéral a décidé de moins tenir compte
du poids du véhicule et davantage de la consommation d'essence dans
l'attribution des étiquettes-énergie.

Celles-ci répartissent les voitures de tourisme dans différentes catégories
allant de A à G, A pour les véhicules les plus écologiques et G pour ceux
qui le sont moins. Ce classement permet aux personnes qui souhaitent acheter
une voiture neuve de connaître sa consommation de carburant et les émissions
de CO2 qui en résultent.

Or, l'ancienne méthode de calcul utilisée pour attribuer les étiquettes
avait pour désavantage de bien noter les véhicules lourds consommant
beaucoup, a relevé le gouvernement. Il a donc profité de l'adaptation de
l'étiquette, qui a lieu tous les deux ans, pour développer une nouvelle
formule, laquelle tient nettement moins compte du poids de la voiture.

Le Conseil fédéral a également décidé d'améliorer la lecture des émissions
de CO2 sur les étiquettes-énergie. Les émissions ne seront plus données
uniquement sous forme chiffrée en gramme par kilomètre, mais apparaîtront
dans un graphique bien visible.

La présence d'un filtre à particules devra en outre être indiquée sur
l'étiquette-énergie de tous les véhicules à diesel neufs. De même, la
consommation des climatiseurs devra être déclarée dès le 1er juillet, comme
c'est déjà le cas dans l'Union européenne.

Pour procéder à ces changements, le Conseil fédéral a dû réviser
l'ordonnance sur l'énergie et l'ordonnance sur les données figurant sur
l'étiquette-énergie des automobiles neuves. Une période transitoire de six
mois a été fixée pour leur application.

SDA-ATS

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- Mardi de 4D - Alternatives Economiques - 20 juin 06 : Sortir de l'ère du
pétrole

L'association 4D en partenariat avec Alternatives économiques organise
mardi 20 juin 2006 une conférence - débat sur le thème :

Sortir de l'ère du pétrole : Le « peak oil », décroissance inéluctable ou
chance pour le développement durable ?

Depuis des mois, le pétrole ne cesse d'augmenter, dépassant maintenant 70$
par baril. Il pourrait atteindre bientôt 100$. Face à ces faits, les
réactions sont diverses. Les comportements immédiats changent peu (en fin de
compte, le budget des ménages est encore peu affecté), mais on perçoit
confusément que c'est la fin d'une époque. Ce qui nous était imposé par le
besoin d'anticiper les risques de réchauffement climatique - conséquences
des émissions des carburants fossiles - l'est désormais d'abord par
l'économie
des hydrocarbures. Nous savons désormais que nous sommes coincés « des deux
bouts » (ressources, émissions).

Le pétrole est une ressource fossile, accumulée au cours des temps
géologiques (plusieurs centaines de millions d'années) dans des gisements en
nombre limité, que notre génération aura eu l'intelligence de découvrir, et
d'exploiter pour son profit. Sans percevoir que nous vivions de ce capital,
ni relever les facilités de notre « civilisation » découlant de
l'utilisation
de cette ressource : carburants pour les moteurs de nos automobiles, les
turbines d'avions, la navigation maritime, générateurs d'électricité,
chauffages des locaux, éclairage, matières plastiques et chimie lourde ou
fine.

Après les « trente glorieuses », les prévisionnistes du club de Rome avaient
donné l'alerte (« halte à la croissance »). Les chocs pétroliers de 1973 et
1979 ont donné une première perception de la réalité de ces limites, que le
contre-choc de 1986 est venu effacer. Il ne s'agirait pas de limite physique
de la ressource, mais de cycles liés aux conflits dans les pays producteurs.
Aujourd'hui encore, on entend le même message : ce n'est pas le pétrole qui
manque, ce sont les investissements qui n'ont pas été suffisants, pour
anticiper notamment la demande des pays émergents (la Chine .). Pourquoi
changer ses habitudes si la ressource abonde ?

A l'inverse, une vision catastrophiste de l'épuisement des ressources
redonne vie aux thèses millénaristes. Notre monde est proche de sa fin ; il
est déjà trop tard pour agir, et la décroissance serait inéluctable. Face à
ces débats, l'approche éthique a toute sa place. Une chose est sûre :
l'épuisement
des hydrocarbures frappe l'économie avant l'impact climatique, et l'enjeu
principal en matière d'émissions atmosphériques à partir des énergies
fossiles, c'est le charbon - beaucoup plus abondant, notamment dans les NPI
dont la Chine.

Nous examinerons successivement la réalité de la limitation des ressources,
avec les meilleurs spécialistes de l'étude du « peak oil ». Nous vérifierons
que, alors que la première partie de la courbe s'est déployée à prix
décroissants, la seconde partie - et le « plateau » déjà - nous réservent
des prix fortement croissants. Cette donne économique renverse l'approche
des mesures à prendre en matière de politique climatique. Le coût en devises
de l'augmentation de la facture pétrolière affecte lourdement l'emploi.
Elle donne toute leur chance aux alternatives : renouvelables et maîtrise de
l'énergie. Encore faut-il s'y préparer, en anticipant dès à présent des
choix technologiques et des modes de vie adaptés et ceci, en France, en
Europe, mais aussi dans les pays du Sud. On examinera notamment le cas du
Brésil. En fin de compte, le « peak oil » apparaît comme une chance pour le
développement durable. Encore faut-il savoir la saisir, pour éviter de
subir.

Intervenants
· Jean LAHERRERE, Président de l'ASPO (association pour l'étude du peak oil)
France
· Jean Marie CHEVALLIER, Professeur d'économie à Paris-Dauphine (à
confirmer)
· Ignacy SACHS, professeur à l'EHESS, Président d'Honneur de 4D
· Olivier ABEL, professeur d'éthique à la faculté de théologie Protestante
de Paris

Animation des débats

Débat animé par Alternatives Economiques

Introduit par : Jacques VARET, directeur de la prospective au BRGM, vice président de 4D

Date et lieu : Mardi 20 juin 2006 à 17h30 à la Maison de l'architecture (salle de la chapelle) - 148, rue du faubourg Saint-Martin, 75 010 Paris - Métro Gare de l'Est (sortie « Faubourg Saint Martin »)

Conditions d'inscriptions
Entrée pour les non-adhérents de 4D : 5 euros Correspondant aux frais de participation à la production et à l'envoi des actes. Pour avoir accès au lieu du débat, merci de confirmer votre présence par mail à : Aïcha Debouci - Association 4D : adebouci@association4d.org

Informations complémentaires
Pour toute information concernant nos activités (Mardis de 4D, événements,
publications, etc.) et pour les commandes, n'hésitez pas à consulter notre
site Internet : www.association4d.org ou à nous contacter par téléphone au
01 44 64 74 94 ou par courriel : contact@association4d.org

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