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SOMMAIRE
- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- Alerte n°2 : Nucléaire, une EPReuve de force !
- [Comm presse - 14 juin 06] Enquête publique EPR/Flamanville : Le gouvernement
choisit l'EPReuve de force !
- AFP - 14 juin 2006 : L'enquête publique sur l'EPR, une "caricature
de procédure" (écologistes)
- [Comm presse - Greenpeace - 15 juin 06] Lois iniques, parodie d'enquête
publique, matraquage publicitaire, propagande : Le lobby nucléaire se
déchaîne !
- MDRGF - Contamination record des aliments végétaux par les pesticides
en Europe !
- CNIID - 10 juin 2006 : des nouvelles preuves de l'impact de l'incinération
- SwissInfo - 9 juin 06 - Les gros 4X4 moins bien classés dans lesé tiquettes-énergie
- Mardi de 4D - Alternatives Economiques - 20 juin 06 : Sortir de l'ère
du pétrole
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Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une
synthèse de
l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en
cours (Téléphonie mobile,é
nergies renouvelables, 4x4, déchets ménagers, antipublicité,
Ogm...)
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Alerte n°2 : Nucléaire,
une EPReuve de force !
«Alerte » est un nouvel outil créé par
Agir pour l'Environnement pour
relancer la mobilisation citoyenne à un moment critique.
Profitant de la
période estivale estivale, le Premier ministre vient de
décider d'accélérer
la procédure administrative afin d'imposer contre l'avis
d'une majorité de
citoyens, l'EPR, nouvelle centrale nucléaire. Du 15 juin
au 31 juillet
prochain, en pleine période de congés, une enquête
publique devrait clore la
consultation des citoyens. Après un débat public
dont les conclusions sont
restées lettre morte, ce Gouvernement privilégie
une nouvelle fois,
l'EPReuve de force !
Débat public : cause toujours !
Le nucléaire a toujours voulu irradier notre démocratie
en vitrifiant le
débat public. L'EPR n'échappe pas à cette
règle. Le débat public fut
confiné... circonscrit entre un secret commercial et un
secret défense de
circonstance. Les citoyens ont finalement été autorisés à débattre
a
posteriori d'une décision déjà prise. Sous
l'égide de la grande muette, et
contre l'avis même des membres de la Commission du débat
public, la loi du
silence s'est imposée imposée !
Alors que le
Gouvernement s'est joué du débat public
en expédiant sans coup
férir cette consultation, il est atterrant de constater
que les conclusions
de ce débat ont connu un enfouissement de première
classe.
Lhomme qui valait 3 milliards !
EDF vante les
mérites de ce prototype EPR, dit révolu-
révolutionnaire,à l'aide d'une communication millimétrée pro- tionnaire,
proche de la
publicité mensongère. Produisant moins de déchets,
plus économique, plus
puissant, plus sûr, l'EPR serait la tête de série
rêvée d'une nouvelle
génération de centrales nucléaires. En voulant
survendre son nouvel EPRà une opinion publique hostile, EDF finit par dévaloriser
ses anciennes
centrales... reconnaissant implicitement la pertinence de critiques
formulées par les écologistes quand à leur
sûreté !
Pour réussir à imposer un discours unilatéral
rassurant, le lobby nucléaire
se doit d'asphyxier tous débats et controverses. C'est ainsi
que les
certitudes de façade doivent demeurer incontestables.
Après les attentats du 11 septembre 2001, EDF a ainsi adopté la
méthode Coué en guise de stratégie. L'EPR résisterait, selon ses
concepteurs, au crash
d'un avion suicide. Mais un document classé « confidentiel
défense » émanant
directement d'EDF démontre le contraire ! Face à cette
entorse aux propos
rassurants, la DST vole au secours d'EDF, en menaçant le
porte-parole du
Réseau Sortir du Nucléaire, Stéphane Lhomme,
accusé de détenir ce document
(de moins en moins) secret, de lourdes sanctions pénales.
Le fait de vouloir
briser l'omerta radioactive et alimenter le débat public
tombe ainsi sous le
coup d'une loi d'exception !
Selon le lobby
nucléaire, un risque terroriste n'existe
pas dès lors que les
causes de ce risque sont classées « confidentiel défense ».
Quand le secret
de polichinelle rencontre la politique de l'autruche !
L'EPR, civil ou militaire ?
La même logique prévaut quand aux déchets
radioactifs. A défaut de savoir
gérer correctement les quantités impressionnantes
de déchets à haute et très
haute activité, l'État français s'achemine
vers la solution d'un
enfouissement inacceptable... cachant sous le tapis une contamination
radioactive ingérable !
L'EPR valide également la stratégie bancale du lobby
nucléaire reposant sur
l'utilisation de matières nucléaire radioactives
proliférantes, comme le
Mox, mélange d'oxyde de plutonium et d'uranium. Avec la
chute du Mur de
Berlin et la fin de la guerre froide, le plutonium à vocation
militaire
extrait à l'usine de la Hague s'accumule. L'utilisation
du Mox permet ainsi
d'assurer un débouché commercial civil à ce
plutonium, redonnant une
certaine cohérence à la filière française
de « retraitement » du
combustible, privilégiant la séparation des radioéléments à la
vitrification.
Ce «retraitement» entraîne un risque supplémentaire
puisque le plutonium
extrait circulera sur de longues distances à bord de camions
banalisés.
Moins de cinq kilos de plutonium sont nécessaires à la
constitution d'une
bombe atomique. L'EPR, outre ses défauts de conception originels
est une
centrale nucléaire qui entraîne un risque de prolifération
nucléaire.
L'EPR, inutile, aujourd'hui... radioactif demain !
D'un coût estimé à plus
de trois milliards et demi d'euros, ce prototype
implanté à Flamanville dans la Manche ajoutera de
la surproduction à la
surproduction électrique française. D'ores et déjà,
plus de 5% de la
production française d'électricité est exportée à bas
prix vers l'étranger.
La France dont la capacité de production dépasse
les 100.000 mégawatts (MW)
n'a objectivement besoin que des deux tiers de cette capacité de
production. Durant l'enquête publique programmée entre
le 15 juin et le 31 juillet, la
France devrait avoir besoin d'une capacité de production
moyenne inférieureà 49.000 MW ! L'EPR est un prototype
de prestige dont le seul but est de
servir de vitrine commerciale à un lobby nucléaire
en manque de commandes.
Ce lobby, pour survivre, a un besoin vital de vendre sa technologie à l'étranger.
En attendant ce relais de croissance tout à fait
hypothétique,
EDF s'entête à construire des centrales inutiles,
pour maintenir une
expertise technique moribonde.
Pire,
cette logique industrielle contrevient explicitement, aux engagements
européens de la France en matière de développement
des énergies
renouvelables. Une directive européenne adoptée en
2001 prévoit que notre
pays produira 21% de son électricité à partir
de sources d'énergies
renouvelables. En ajoutant une nouvelle centrale électronucléaire,
les énergies renouvelables ne participeront qu'à hauteur
de 16% en 2010 à la
demande intérieure électrique !
Prolifération de matières extrêmement dangereuses,
défaut générique dans la
conception même de la centrale, ligne à très
haute tension balafrant sur
plus de 200 kilomètres les paysages bas-normands, de l'Ille-et-Vilaine
et de
la Mayenne... Les critiques à l'encontre de ce projet inutile
doivent
conduire le Commissaire enquêteur en charge de l'enquête
publique à rejeter
la demande de construction de cette nouvelle centrale nucléaire.
- Agissez avant le 31 juillet 2006 en téléchargeant
les cartes postales au
Commissaire enquêteur et à Agir pour l'Environnement.
Cette
deuxième carte nous est essentielle pour vérifier
que votre refus a bien été noté sur le registre de l'enquête publique.
http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/alerteepr1.pdf
- Commandez
des exemplaires de l'Alerte n°2 pour les diffuser
auprès de vos
amis
http://www.agirpourlenvironnement.org/commande1.htm
- Téléchargez l'Alerte n°2
http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/alerteepr.pdf
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Agir pour l'Environnement
-Communiqué de
presse du 14 juin 2006-
Enquête
publique EPR/Flamanville : Le gouvernement choisit l'EPReuve
de
force !
Paris, le 14
juin 2006 : A la veille de l'ouverture de l'enquête
publique
relative à la construction potentielle d'un nouveau réacteur
EPR à
Flamanville (50), l'association Agir pour l'Environnement dénonce
l'EPReuve
de force engagée par le Gouvernement qui mélange
vitesse et précipitation.
L'enquête publique, circonscrite à la période
estivale et limitée dans
l'espace aux seules 19 communes avoisinant le projet EPR, est à ce
jour une
caricature de procédure administrative qui ne manquera pas
d'être contestée.
En lieu et place d'une véritable consultation nationale
abordant les enjeux
é
nergétiques de la France en matière de maîtrise
de l'énergie et de
développement des énergies renouvelables, le Gouvernement
impose des choix
arbitraires à mille lieues des véritables besoins.
Après un débat public asphyxié entre le secret
commercial imposé par EDF et
le secret militaire imposé par la DST, cette enquête
publique se résume à
une procédure minimaliste de pure forme. Force est de constater
que cette
logique jusqu'au boutiste dictée par le lobby nucléaire
devrait, durant
cette enquête publique, déboucher sur une mobilisation
citoyenne protéiforme
visant à en contester la validité fictive.
Agir pour l'Environnement diffusera 40.000 exemplaires d'une Alerte
-nouveau
document de campagne- intitulé « Nucléaire
: une EPReuve de force ! » dont
l'ambition est de faire pression sur le commissaire enquêteur
en lui
rappelant qu'en l'état actuel des choses, cette enquête
publique ne pourra
ê
tre légitime car trop limitée dans le temps et dans
l'espace. Chaque
adhérent d'Agir pour l'Environnement se verra proposer une
carte postale à
renvoyer au Commissaire enquêteur afin que ce dernier inscrive
officiellement sur le registre public l'opposition formelle et
individuelle
des milliers de citoyens réclamant une autre logique énergétique.
L'association vérifiera par la suite l'intégralité de
la liste des noms
inscrits sur le registre de l'enquête publique.
Devant ce qui
apparaît une nouvelle fois comme un coup de
force, Agir pour
l'Environnement dénonce le double discours du Gouvernement,
qui le jour de
l'ouverture de cette enquête publique, interviendra par la
voix de ses
Ministres de l'industrie et de l'écologie, dans le cadre
du salon
professionnel des énergies renouvelables pour venter les
mérites des
renouvelables, bonne conscience virtuelle d'un Gouvernement pronucléaire
!
- Pour télécharger l'Alerte n°2
:
www.agirpourlenvironnement.org/pdf/alerteepr.pdf
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- AFP - 14
juin 2006 : L'enquête publique sur l'EPR, une "caricature
de
procédure" (écologistes)
PARIS, 14 juin
2006 (AFP) - L'enquête publique sur le nouveau
réacteur
nucléaire EPR, qui doit être implanté dans
la centrale de Flamanville
(Manche), n'est qu'une "caricature de procédure administrative",
a estimé
mercredi l'association écologiste "Agir pour l'environnement" dans
un
communiqué.
L'association écologiste et anti-nucléaire dénonce "l'épreuve
de force
engagée par le gouvernement qui mélange vitesse et
précipitation".
"
L'enquête publique, circonscrite à la période
estivale et limitée dans
l'espace aux seules 19 communes avoisinant le projet EPR, est à ce
jour une
caricature de procédure administrative qui ne manquera pas
d'être
contestée", écrit l'association.
"En lieu et place d'une véritable
consultation nationale abordant les enjeux
é
nergétiques de la France en matière de maîtrise
de l'énergie et de
développement des énergies renouvelables, le gouvernement
impose des choix
arbitraires à mille lieues des véritables besoins",
selon Agir pour
l'environnement, qui dénonce "une procédure
minimaliste de pure forme".
L'association
annonce par ailleurs qu'elle va distribuer à 40.000
exemplaires un document intitulé "Nucléaire:
une EPReuve de force", destiné
à
être envoyé au commissaire chargé de l'enquête
publique.
De son côté, le Réseau Sortir du Nucléaire
relève également que l'enquête
publique, qui s'ouvre le 15 juin, se déroulera jusqu'au
31 juillet,
"
c'est-à-dire à cheval sur la Coupe du Monde de foot
et les vacances d'été".
"
Cela démontre parfaitement la volonté du gouvernement
et de l'industrie
nucléaire de déposséder les citoyens d'une
affaire qui les regarde pourtant
au plus haut point", écrit le mouvement, qui revendique
l'adhésion de plus
de 700 associations.
Le mouvement
anti-nucléaire va apporter jeudi dans les
préfectures et
mairies d'une vingtaine de villes françaises le document
classé confidentiel
défense sur la vulnérabilité de l'EPR à une
attaque terroriste avec un avion
suicide. La publication de ce document avait provoqué la
mise en garde à
vue, le 16 mai, du porte-parole du réseau Stéphane
Lhomme.
L'EPR, dont
la construction doit commencer en 2007 à Flamanville,
est appelé
à
prendre en partie le relais des 58 réacteurs en service
dans les centrales
françaises.
pc/ach/tu
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- [Comm presse
- Greenpeace - 15 juin 06] Lois iniques, parodie d'enquête
publique, matraquage publicitaire, propagande : Le lobby nucléaire
se
déchaîne !
Flamanville/Paris,
le 15 juin 06 - C'est aujourd'hui que débute
l'enquête
publique sur le réacteur EPR de Flamanville tandis que dans
le même temps,
on brade la loi sur les déchets radioactifs à l'Assemblée
et que la loi de
transparence par sa publication au Journal officiel, entérine
l'impunité du
contrôle du nucléaire. Pour Greenpeace, le matraquage
publicitaire d'EDF et
Areva, l'arrestation des opposants et la multiplication des discours «
é
nergiques » du Premier Ministre peinent à dissimuler
la crise du modèle
nucléaire français.
Il aura fallu moins d'une semaine - contre parfois des mois pour
une ferme
é olienne - entre le 15 et le 19 mai dernier, pour que Dominique
de Villepin
sollicite la préfecture de la Manche pour déclencher
l'enquête publique EPR,
que le Préfet identifie et nomme les trois commissaires
enquêteurs et
organise un dispositif minimal à des dates très « propices ».
En effet, du
15 Juin au 31 juillet aura lieu ce que l'on peut appeler une consultation
des populations concernées! Climat souverain s'il en est,
entre Coupe du
Monde, bac et vacances scolaires.
L'enquête publique est par ailleurs organisée sur
une zone limitée à 10 km,
soit 18 mairies, particulièrement limitée puisqu'elle
ne couvre même pas le
seul département de la Manche et exclut de facto les plus
grandes
agglomérations. Gageons que le dossier présenté au
public ne parlera pas des
questions cruciales de sûreté et sécurité.
Bien heureusement, à la suite de l'arrestation de Stéphane
Lhomme le 16 mai
, plus de 80 associations et organisations, des personnalités
publiques et
politiques ont décidé de publier sur leurs sites
internet le document «
confidentiel défense » sur la résistance à un
crash aérien. Ce document et
son analyse réalisée par John Large pour Greenpeace
sont encore les seules
informations disponibles aujourd'hui.
Aujourd'hui,
débute donc cette enquête caricaturale
alors que les députés
vont adopter une Loi sur les déchets nucléaires qui
confirme le statut de
poubelle nucléaire de la France et donne le feu vert à l'enfouissement. «
Pour l'EPR comme pour les déchets, on décide sans
tenir compte des débats
public ni des analyses contradictoires, on bafoue le principe de
précaution
et la Convention d'Aarhus » déclare Hélène
Gassin, chargée de campagne
Energie au bureau français de Greenpeace. « EDF osera
t'elle débuter les
travaux avant la fin de l'enquête comme l'annonce le directeur
de
Flamanville ? Si tel est le cas, nous serons bien sûr là. »
***********
- MDRGF - Contamination
record des aliments végétaux
par les pesticides en
Europe !
Des données non encore publiées de la Commission
Européenne montrent que la
contamination des aliments végétaux par les résidus
de pesticides atteint un
niveau record avec 47% des fruits et légumes contaminés
dans l'Union, ce qui
représente une hausse de 3% par rapport aux chiffres de
l'an dernier.
Ces données sont celles de 2004, les derniers résultats
publiés jusqu'alors
é
taient basés sur des données 2003. Le programme de
suivi des résidus de
pesticides dans les aliments végétaux de la Commission
Européenne est basé
sur les résultats d'analyses de plus de 60 000 échantillons
prélevés dans
l'Union Européenne.
Un représentant de la Commission Européenne a présenté les
chiffres des
analyses des échantillons prélevés en 2004
en avant première lors d'une
réunion de du Groupe de Travail sur les Résidus de
Pesticides qui s'est
tenue à Corfou en Grèce du 21 au 25 mai 2006.
Il a également précisé que les échantillons
présentant plusieurs résidus
différents représentaient 23,4 % du total, chiffre
en augmentation de 2% par
rapport à l'année précédente ! Les
laboratoires ont trouvés 197 pesticides
différents dans les échantillons analysés,
contre 185 l'année précédente.
Les chiffres spécifiques à la France, d'habitude
largement au-dessus de la
moyenne des contaminations européennes, ne sont pas encore
connus à cette
heure.
Le MDRGF est conscient de la gravité de cette situation
et a choisi
d'informer ses concitoyens sur la contamination de son alimentation
par les
pesticides sur son nouveau site internet :
http://www.pesticides-non-merci.com
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- CNIID - 10
juin 2006 : des nouvelles preuves de l'impact de l'incinération
Des dosages
de dioxines dans les sols autour de l'usine d'incinération
d'ordures ménagères de Besançon renforcent
l'hypothèse d'un lien avec la
survenue de lymphomes malins non hodgkiniens.
Une première étude épidémiologique
parue en 2000 avait mis en évidence un
regroupement significatif de lymphomes malins non hodgkiniens autour
de
l'incinérateur d'ordures ménagères de Besançon.
Ce résultat générait une hypothèse
: outre la source de contamination
alimentaire bien documentée pour la population générale,
n'y aurait-il pas
un risque spécifique pour la population résidant à proximité d'une
usine
d'incinération via une exposition aérienne directe
(par inhalation ou
contact cutané) ou indirecte (consommation de denrées
alimentaires produites
localement) ?
Une deuxième étude épidémiologique
parue en 2003 avait permis de définir
quatre zones d'exposition croissante aux dioxines autour de l'usine
d'incinération et avait mis en évidence que le risque
de développer un
lymphome malin non hodgkinien était 2,3 fois plus élevé pour
les individus
résidant dans la zone la plus exposée. Mais ces résultats
n'avaient pu être
validés suite à l'absence de dosages de dioxines
dans les sols.
Une nouvelle étude, récemment publiée dans
la prestigieuse revue américaine
"
Environmental Science & Technologies" permet de répondre à ces
deux
interrogations et renforce l'hypothèse d'une association
entre exposition
environnementale à la dioxine et survenue de lymphomes malins
non
hodgkiniens. De plus, toute autre source, ponctuelle ou diffuse
(circulation
automobile.) ne peut pas expliquer les résultats obtenus
qui montrent sans
ambiguïté l'existence d'une unique source d'exposition
: l'incinérateur.
Pour plus d'informations,
vous trouverez en pièce-jointe,
le communiqué de
presse du Professeur JF Viel et l'étude (en anglais) parue
dans
"
Environmental Science & Technologies". Un résumé de
cette étude sera
bientôt disponible sur le site du CNIID
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- SwissInfo
- 9 juin 06 - Les gros 4X4 moins bien classés
dans les
é
tiquettes-énergie
BERNE - Les
gros 4X4 vont rétrograder le 1er juillet dans
le classement de
l'efficacité énergétique. Le Conseil fédéral
a décidé de moins tenir compte
du poids du véhicule et davantage de la consommation d'essence
dans
l'attribution des étiquettes-énergie.
Celles-ci répartissent les voitures de tourisme dans différentes
catégories
allant de A à G, A pour les véhicules les plus écologiques
et G pour ceux
qui le sont moins. Ce classement permet aux personnes qui souhaitent
acheter
une voiture neuve de connaître sa consommation de carburant
et les émissions
de CO2 qui en résultent.
Or, l'ancienne
méthode de calcul utilisée pour attribuer
les étiquettes
avait pour désavantage de bien noter les véhicules
lourds consommant
beaucoup, a relevé le gouvernement. Il a donc profité de
l'adaptation de
l'étiquette, qui a lieu tous les deux ans, pour développer
une nouvelle
formule, laquelle tient nettement moins compte du poids de la voiture.
Le Conseil
fédéral a également décidé d'améliorer
la lecture des émissions
de CO2 sur les étiquettes-énergie. Les émissions
ne seront plus données
uniquement sous forme chiffrée en gramme par kilomètre,
mais apparaîtront
dans un graphique bien visible.
La présence d'un filtre à particules devra en outre être
indiquée sur
l'étiquette-énergie de tous les véhicules à diesel
neufs. De même, la
consommation des climatiseurs devra être déclarée
dès le 1er juillet, comme
c'est déjà le cas dans l'Union européenne.
Pour procéder à ces changements, le Conseil fédéral
a dû réviser
l'ordonnance sur l'énergie et l'ordonnance sur les données
figurant sur
l'étiquette-énergie des automobiles neuves. Une période
transitoire de six
mois a été fixée pour leur application.
SDA-ATS
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- Mardi de
4D - Alternatives Economiques - 20 juin 06 : Sortir de l'ère
du
pétrole
L'association
4D en partenariat avec Alternatives économiques
organise
mardi 20 juin 2006 une conférence - débat sur le
thème :
Sortir de l'ère du pétrole : Le « peak oil »,
décroissance inéluctable ou
chance pour le développement durable ?
Depuis des
mois, le pétrole ne cesse d'augmenter, dépassant
maintenant 70$
par baril. Il pourrait atteindre bientôt 100$. Face à ces
faits, les
réactions sont diverses. Les comportements immédiats
changent peu (en fin de
compte, le budget des ménages est encore peu affecté),
mais on perçoit
confusément que c'est la fin d'une époque. Ce qui
nous était imposé par le
besoin d'anticiper les risques de réchauffement climatique
- conséquences
des émissions des carburants fossiles - l'est désormais
d'abord par
l'économie
des hydrocarbures. Nous savons désormais que nous sommes
coincés « des deux
bouts » (ressources, émissions).
Le pétrole est une ressource fossile, accumulée
au cours des temps
géologiques (plusieurs centaines de millions d'années)
dans des gisements en
nombre limité, que notre génération aura eu
l'intelligence de découvrir, et
d'exploiter pour son profit. Sans percevoir que nous vivions de
ce capital,
ni relever les facilités de notre « civilisation » découlant
de
l'utilisation
de cette ressource : carburants pour les moteurs de nos automobiles,
les
turbines d'avions, la navigation maritime, générateurs
d'électricité,
chauffages des locaux, éclairage, matières plastiques
et chimie lourde ou
fine.
Après les « trente glorieuses », les prévisionnistes
du club de Rome avaient
donné l'alerte (« halte à la croissance »).
Les chocs pétroliers de 1973 et
1979 ont donné une première perception de la réalité de
ces limites, que le
contre-choc de 1986 est venu effacer. Il ne s'agirait pas de limite
physique
de la ressource, mais de cycles liés aux conflits dans les
pays producteurs.
Aujourd'hui encore, on entend le même message : ce n'est
pas le pétrole qui
manque, ce sont les investissements qui n'ont pas été suffisants,
pour
anticiper notamment la demande des pays émergents (la Chine
.). Pourquoi
changer ses habitudes si la ressource abonde ?
A l'inverse,
une vision catastrophiste de l'épuisement
des ressources
redonne vie aux thèses millénaristes. Notre monde
est proche de sa fin ; il
est déjà trop tard pour agir, et la décroissance
serait inéluctable. Face à
ces débats, l'approche éthique a toute sa place.
Une chose est sûre :
l'épuisement
des hydrocarbures frappe l'économie avant l'impact climatique,
et l'enjeu
principal en matière d'émissions atmosphériques à partir
des énergies
fossiles, c'est le charbon - beaucoup plus abondant, notamment
dans les NPI
dont la Chine.
Nous examinerons
successivement la réalité de la
limitation des ressources,
avec les meilleurs spécialistes de l'étude du « peak
oil ». Nous vérifierons
que, alors que la première partie de la courbe s'est déployée à prix
décroissants, la seconde partie - et le « plateau » déjà -
nous réservent
des prix fortement croissants. Cette donne économique renverse
l'approche
des mesures à prendre en matière de politique climatique.
Le coût en devises
de l'augmentation de la facture pétrolière affecte
lourdement l'emploi.
Elle donne toute leur chance aux alternatives : renouvelables et
maîtrise de
l'énergie. Encore faut-il s'y préparer, en anticipant
dès à présent des
choix technologiques et des modes de vie adaptés et ceci,
en France, en
Europe, mais aussi dans les pays du Sud. On examinera notamment
le cas du
Brésil. En fin de compte, le « peak oil » apparaît
comme une chance pour le
développement durable. Encore faut-il savoir la saisir,
pour éviter de
subir.
Intervenants
·
Jean LAHERRERE, Président de l'ASPO (association pour l'étude
du peak oil)
France
·
Jean Marie CHEVALLIER, Professeur d'économie à Paris-Dauphine
(à
confirmer)
·
Ignacy SACHS, professeur à l'EHESS, Président d'Honneur
de 4D
·
Olivier ABEL, professeur d'éthique à la faculté de
théologie Protestante
de Paris
Animation des
débats
Débat animé par
Alternatives Economiques
Introduit par
: Jacques VARET, directeur de la prospective au BRGM, vice
président de 4D
Date et lieu
: Mardi 20 juin 2006 à 17h30 à la Maison
de l'architecture
(salle de la chapelle) - 148, rue du faubourg Saint-Martin, 75
010 Paris -
Métro Gare de l'Est (sortie « Faubourg Saint Martin »)
Conditions d'inscriptions
Entrée pour les non-adhérents de 4D : 5 euros Correspondant
aux frais de
participation à la production et à l'envoi des actes.
Pour avoir accès au lieu du débat, merci de confirmer
votre présence par
mail à : Aïcha Debouci - Association 4D : adebouci@association4d.org
Informations
complémentaires
Pour toute information concernant nos activités (Mardis
de 4D, événements,
publications, etc.) et pour les commandes, n'hésitez pas à consulter
notre
site Internet : www.association4d.org ou à nous contacter
par téléphone au
01 44 64 74 94 ou par courriel : contact@association4d.org
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3511 personnes ou associations sont destinataires
du Courriel-hebdo d'Agir
pour l'Environnement
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