Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°235]


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SOMMAIRE
- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- [Comm presse APE - 15 janvier 2008] Bilan électrique français 2007 : Stabilité de la demande en 2007 et accentuation des pics
- Diffusion exclusive d'une note interne RTE/Ademe sur le contenu carbone du kWh électrique
- AFP - 22 janvier 08 - Allemagne : la part des énergies renouvelables dans l'électricité passe à 14%
- Casseurs de pub sur la toile : Action contre l'éclairage abusif des magasins
- La lettre d'information d'Enercoop - Le droit de retour aux tarifs réglementés est définitivement voté
- CINE-DEBAT - Mardi 29 janvier 2008 à 20h - Téléphonie mobile : Sommes-nous tous des cobayes ?
- [Comm presse - 17 janvier 08] Portables pour enfants : déception des associations
- Le Figaro - 22 janv. 08 : Un assureur auto pousse ses clients vers le métro

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- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement

Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (Téléphonie mobile, énergies renouvelables, 4x4, déchets ménagers, antipublicité, Ogm...)

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- [Comm presse APE - 15 janvier 2008] Bilan électrique français 2007 : Stabilité de la demande en 2007 et accentuation des pics
La capacité de production électrique française inadaptée à la demande

Paris, le 15 janvier 2008 : Le Réseau de transport de l’électricité publie ce jour le bilan électrique français 2007. La demande française d’électricité est restée quasiment stable en 2007 avec une progression d’à peine 0,4% faisant suite à une baisse s’établissant à 1% en 2006. Cette érosion de la consommation s’explique pour partie par les redoux des températures constatés.

Agir pour l’Environnement prend connaissance avec étonnement des écrits publiés dans le rapport d’RTE qui n’hésite pas à prévoir une « croissance de +1,3% par an en moyenne d’ici 2010, puis à +1,0% par an d’ici 2020. » Ces évaluations irréalistes semblent avoir pour unique objectif de justifier la construction d’une nouvelle centrale nucléaire.

Le deuxième effet du dérèglement climatique est l’accentuation des périodes de fortes chaleurs et de grands froids. Faute d’anticipation, la capacité de production française, exclusivement tournée vers une production de base, a du mal à répondre à une demande de pointe de plus en plus marquée et oblige la France à importer de l’électricité des pays qui ont décidé de tourner le dos au tout-nucléaire !

L’option « nucléaire » privilégiée depuis plusieurs décennies par la France s’est accompagnée d’un développement massif du chauffage électrique et par une utilisation tout aussi massive de la climatisation. La part de marché du chauffage électrique dans les logements neufs a ainsi atteint plus de 70% des permis de construire accordés en 2006, dont 59.8% de chauffage électrique direct. Le nucléaire n’est pas à même de répondre à cette demande spécifique, obligeant les producteurs d’électricité à faire appel aux centrales fioul, charbon et gaz ainsi qu’aux énergies renouvelables et à recourir à des importations d’électricité produites en pointe et donc couteuses.

Dans une note interne ADEME-RTE qu’Agir pour l'Environnement diffuse ce jour sur son site, ces deux institutions reconnaissent que le kWh électrique français, loin d’être sans effet sur les rejets de CO2, est au contraire fortement émetteur de gaz à effet de serre. Globalement, chaque kWh électrique français destiné au chauffage émet en moyenne 500 à 600 grammes de CO2 par kWh selon l’ADEME-RTE alors que la méthode privilégiée par EDF minore le bilan carbone du kWh dédié au chauffage à 180g... La réalité nucléaire est donc une réalité toute relative !

Le bilan électrique français 2007 doit amener le gouvernement français à suspendre la construction du réacteur électronucléaire EPR de Flamanville, manifestement inadapté du point de vue énergétique. L’Etat français doit mener une campagne de maîtrise, d’efficacité énergétique et de lissage des pointes de consommation. Ensuite, les capacités de production de pointe reposant notamment sur l’éolien et les centrales gaz cycle-combiné doivent enfin être privilégiées.

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Agir pour l'Environnement

Communiqué de presse - 24 janvier 2008

Le kWh électrique français, radioactif ET climaticide !

Agir pour l'Environnement diffuse ce jour, une note interne éditée par RTE et l'Ademe indiquant que le contenu carbone du kWh électrique dédié au chauffage est en France de 600 grammes de CO2 par kWh, bien loin des assertions d'EDF qui n'hésite pas à affirmer que ce kWh ne pèserait "que" 180g/CO2 par kWh...

Ce poids carbone, très important, du kWh dédié au chauffage s'explique par une capacité de production électrique française tournée exclusivement vers le nucléaire, inapte à répondre aux besoins de pics. Or, l'omniprésence du chauffage électrique en France crée des pointes de consommation que le nucléaire ne peut couvrir, d'où le besoin de recourir aux vieilles centrales fioul et charbon en période de très forte demande. En reconnaissant officieusement un bilan carbone très en deça des affirmations trompeuses d'EDF, la France prend conscience que l'unilatéralisme énergétique ayant favorisé le tout nucléaire a pour conséquence la production de déchets radioactifs ET l'émission de gaz à effet de serre.

La France doit enfin accepter le multilatéralisme dans la gestion de sa politique énergétique en stoppant la construction de l'EPR, coûteux et inadpaté à la demande électrique française et imposer un moratoire sur le recours au chauffage électrique, d'une piètre efficacité énergétique et d'un bilan carbone très en deça des objectifs assignés par l'Union européenne.

Lire la note interne RTE/Ademe, version courte : http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/contenuCO2courte.pdf
Lire la note interne RTE/Ademe, version longue : http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/contenuCO2courte.pdf

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- AFP - 22 janvier 08 - Allemagne : la part des énergies renouvelables dans l'électricité passe à 14%

La part des énergies renouvelables dans la production d'électricité en Allemagne est passée de 11,5% en 2006 à 14% en 2007, a affirmé mardi le ministère de l'Environnement. "Ceci démontre une fois de plus que la Loi sur les énergies renouvelables (EEG), qui est la base de ce développement, est un modèle de succès unique," a déclaré le ministre de l'Environnement Sigmar Gabriel cité dans un communiqué.

En amendant l'EEG en décembre dans le cadre d'un paquet de mesures pour la protection du climat, "nous développons les aides et réunissons ainsi les conditions d'un développement encore plus ambitieux des énergies renouvelables," a-t-il poursuivi. "Les énergies renouvelables sont aujourd'hui déjà une branche industrielle importante et un moteur pour l'innovation, la croissance et l'emploi," a encore relevé le ministre. En 2006, le secteur comptait 235.000 emplois, et le gouvernement table sur 400.000 emplois d'ici à 2020, date qu'il s'est fixé pour faire passer la part des énergies renouvelables à 25-30%.

Début décembre, le conseil des ministres allemand a approuvé un programme comprenant 14 projets de loi et décrets, pour atteindre son objectif de réduction de 40% des émissions de CO2 d'ici à 2020 par rapport à 1990, contre 20 à 30% pour l'UE. Il a décidé de consacrer 2,6 milliards d'euros du budget 2008 à la protection du climat, soit une hausse de 200% par rapport à 2005. La Fédération des énergies renouvelables avait affirmé début janvier que 9,1% de la consommation d'énergie avait été couverte par des énergies renouvelables en 2007, contre 8% un an auparavant.

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- Casseurs de pub sur la toile : Action contre l'éclairage abusif des magasins
http://www.casseursdepub.org

III - ACTION CONTRE L'ÉCLAIRAGE ABUSIF DES MAGASINS
Afin de lutter contre la pollution lumineuse et ses considérables dépenses énergétiques, le Clan du Néon vous invite à une action simple, non-violente et ludique, qui consiste à éteindre les néons inutilement restés allumés la nuit pour les enseignes et devantures de magasins (action simple, il suffit de désactiver un boîtier sur le mur à l'extérieur du commerce).

Consultez pour plus d'information : http://clanduneon.over-blog.com/

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- La lettre d'information d'Enercoop - Le droit de retour aux tarifs réglementés est définitivement voté

Paris, le 14 janvier 2008

Bonjour,

L'équipe d'Enercoop vous souhaite à tous une très belle année 2008 pleine d'énergie !


L'année commence avec une bonne nouvelle pour Enercoop : la réversibilité totale du choix du fournisseur d'électricité a définitivement été votée par le Parlement. Tout consommateur particulier qui opte pour une offre de marché pourra à présent revenir aux tarifs réglementés d'EDF au bout d'un délai de six mois.

Ainsi, opter pour Enercoop devient moins engageant : les personnes hésitantes peuvent en faire le test et revenir en arrière si elles ne l'estiment pas concluant.


Gageons donc que cette nouvelle disposition saura décider nombre de consommateurs à choisir Enercoop, et qu'ils n'en seront pas déçus !

Solidairement,

L'équipe Enercoop
www.enercoop.fr
Nouveau numéro : 0811 093 099 (prix d'un appel local à partir d'un poste fixe)

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CINE-DEBAT - Mardi 29 janvier 2008 à 20h - Téléphonie mobile : Sommes-nous tous des cobayes ?
Centre culturel La Clef - 21, rue de la Clef - Paris 5è - ENTREE GRATUITE

Téléphonie mobile : Sommes-nous tous des cobayes ?
un documentaire (52 minutes) de Joaquina FERREIRA en présence de Janine LE CALVEZ, de l’association Priartém et de Stéphen KERCKHOVE d’Agir pour l’Environnement

En moins d’une décennie, 52 millions de français se sont dotés d’un portable sans que les scientifiques n’aient pu évaluer sérieusement leur impact sanitaire. Faute du recul nécessaire, les responsables politiques adoubent une technologie qu’ils vivent, par idéologie du sans fil, comme une libération. Les liens étroits entre certains experts et l’industrie du portable sèment le doute quant à l’indépendance d’une expertise, trop souvent complaisante.

Pourtant, depuis quelques mois, des scientifiques s’inquiètent désormais ouvertement des effets dus à une utilisation prolongée du portable. Les premières études épidémiologiques, publiées dans le cadre de l’Organisation Mondiale de la Santé, concluent à une augmentation statistiquement significative de certains types de cancers.

Face à ces signaux d’alerte, le ministère de la Santé privilégie la communication à la réglementation. La France demeure ainsi l’un des pays ayant la réglementation la plus laxiste au monde. Un opérateur peut ainsi vendre un portable à un enfant ou installer une antenne à moins d’un mètre d’une école ou d’une crèche !

Silence de certains scientifiques, attentisme des pouvoirs publics, idéologie du sans fil... et si la France était confrontée une fois encore au syndrome de TcherMOBILE ?

Les Clefs de l’environnement sont une initiative d’Agir pour l’Environnement - Tél. 01.40.31.02.37
www.agirpourlenvironnement.org - www.priartem.com

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Agir pour l'Environnement

Information presse du 17 janvier 2008

Portables pour enfants : déception des associations après leur entrevue avec le cabinet de la ministre de la Santé

Paris, le 17 janvier 2008 : Priartem et Agir pour l'Environnement regrettent que le Ministère de la Santé n'aille pas jusqu'au bout de la logique de précaution initiée par le communiqué ministériel du 2 janvier et les déclarations publiques de Madame Roselyne Bachelot incitant les parents à la prudence.

Les associations reçues, hier par trois conseillers de la Ministre, ont réitéré leur demande d'interdiction de la commercialisation des portables spécifiquement destinés aux enfants et le lancement de vastes campagnes d'informations visant à informer les parents et l'ensemble des usagers du portable des risques liés à cet usage, tout particulièrement pour les enfants.

Elles n'ont reçu aucune réponse définitive à ces demandes, les questions réglementaires étant renvoyées à la loi-cadre faisant suite au Grenelle de l'Environnement et les campagnes d'information à des décisions interministérielles.

Les associations s'étonnent que sur un sujet sur lequel la Ministre déclare appliquer, au titre de mère de famille, le principe de précaution, elle décide, au titre de Ministre de la santé, de surseoir aux décisions politiques qui permettraient de l'appliquer à l'ensemble des enfants.

Agir pour l'Environnement et Priartém déplorent cette ambivalence et constatent que le ministère de la santé privilégie une communication ponctuelle à une véritable action politique.

A défaut de décisions politiques, elles se voient contraintes de rechercher une décision judiciaire.

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- Le Figaro - 22 janv. 08 : Un assureur auto pousse ses clients vers le métro

La Parisienne Assurances rembourse à ses assurés une partie de leur carte Orange et les encourage à laisser la voiture au garage grâce à des réductions attractives.

Moins l'assuré pollue, moins il paie. Avec sa nouvelle offre, le Groupe Protegys, via sa filiale La Parisienne Assurances, compte bien se faire remarquer. «Je m'assure à Paris» est une offre destinée exclusivement aux résidents parisiens soucieux de l'environnement. «Avec ce contrat, nous jouons gagnant - gagnant avec l'automobiliste, explique Olivier Jaillon, le Pdg du Groupe Protegys. Plus il préserve l'environnement dans ses déplacements, plus il bénéficie de réductions importantes sur son assurance automobile.» C'est ainsi que la compagnie d'assurances encourage généreusement l'utilisation des modes de transports alternatifs : Vélib' ou transports en commun. La compagnie offre ainsi à ses assurés 50 euros sur un abonnement à la RATP (sur justificatif). Concernant les Vélib', elle s'occupe de créer ou renouveler la carte de ses assurés en prenant à sa charge les frais de dossier (29,90 euros). Son contrat comporte également une assurance en responsabilité civile lors de l'utilisation des Vélib' couvrant à la fois les dommages «au tiers» et le cycliste.

Un contrat «éco-responsable»

En 2006, la Macif avait ouvert la voie en proposant de 10 à 30% de réduction pour les véhicules émettant moins de 120g/km. La Parisienne Assurances va plus loin. Elle propose des réductions attractives à condition que le véhicule de l'assuré émette moins de 160g/km de CO2 et que son utilisation annuelle soit limitée. Un éco-barème, disponible sur le site internet jemassureaparis.com, permet de définir le montant de la réduction accordée. Ainsi, un conducteur de Smart CDI, une voiture qui émet moins de 120g/km de CO2 bénéficie de 20% de remise. Si en plus il déclare parcourir moins de 4500 km/an, la compagnie lui offre une nouvelle réduction de 20% contre seulement 10% s'il effectue entre 4500 et 9000 km/an. Avec un bonus maximum, il bénéficie d'une assurance de base à 9 euros par mois et d'un contrat tous risques à 22 euros par mois. Sur les mêmes critères, pour une Ford Fiesta TDCI, la formule de base économique est à 11 euros par mois et la formule tous risques à 26 euros par mois.

«Nous pensons que les automobilistes qui ont le souci de protéger l'environnement sont aussi des conducteurs respectueux du Code de la route, explique Olivier Jaillon. C'est un véritable pari car aucune statistique n'existe aujourd'hui pour prouver cette corrélation.» En cas de sinistre, la compagnie contrôle le kilométrage du véhicule en les comparant aux déclarations sur l'honneur de l'assuré. Elle se réserve alors le droit d'exclure les conducteurs qui auraient volontairement sous-estimé la distance parcourue. A terme, si l'expérience parisienne est concluante, des contrats similaires pourraient être proposés dans d'autres agglomérations françaises.

Camille Peyrache

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