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SOMMAIRE
- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- Manifestation contre l'homologation de l'insecticide "Cruiser" jeudi
21 février à Paris, à 10h00 sous la tour Eiffel
- Le Monde - 19 février 2008 : La Caisse des dépôts et consignations
veut compenser les atteintes à la biodiversité
- Actu-environnement - 11/02/08 : Plus de 1.500 espèces exotiques d'insectes
ont déjà élu domicile en Europe
- La loi OGM au sénat Par Marie Blandin, Sénatrice du Nord, le
18 février 2008
- [CommPresse - 19 février 08] WiFi : La Mairie de Paris serait-elle tentée
par la précipitation ?
- Le Figaro - 09 février 2008 : Le téléphone portable est-il
dangereux pour la santé ?
- Le Monde - 14 février 2008 : Le chauffage électrique est moins
vertueux qu'on ne croyait
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Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Chaque
semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse
de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation
en cours (Téléphonie mobile, énergies renouvelables,
4x4, déchets ménagers, antipublicité, Ogm...)
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Manifestation contre l'homologation de l'insecticide "Cruiser" jeudi
21 février à Paris, à 10h00 sous la tour Eiffel
Nous demandons
le retrait de l’insecticide CRUISER® produit
par la firme SYNGENTA
Le ministère de l’agriculture vient d’autoriser
le Cruiser maïs ( molécule active :le Thiametoxam.
)
Ce produit ne satisfait pas aux exigences de sécurité pour
l’abeille et l’environnement . Cette molécule
neurotoxique reste active très longtemps dans le sol, l’eau
et les plantes dans lesquels elle se diffuse pour exprimer sa toxicité.
Les abeilles et de nombreux autres insectes pollinisateurs, les
oiseaux, les vers de terre en subissent les conséquences
sur leur santé.
NON A L’INSECTICIDE
CRUISER®
TUEUR D’ABEILLES ET DE BIODIVERSITE !
Un des objectifs
du grenelle de l’environnement est la réduction
de l’usage des pesticides.
Commençons dès maintenant à ne plus autoriser
de molécules destinées aux « Traitements de
Semences » alors qu’on les sait dangereuses, systémiques
et persistantes.
Le ministère précise qu’il ne sera utilisé que
sur les maïs ensilage et grain …soit déjà 3
millions d’hectares potentiellement concernés !
…
en Italie des milliers de ruches ont péri au printemps 2007
au moment du semis à cause des poussières toxiques.
Quelques millionièmes de grammes suffisent à tuer
les abeilles..
Le Système d’évaluation est à revoir.
Prés de 3000 formulations commerciales de produits insecticides
sont autorisées en France. L’environnement est soumis à une
pression trop grande par des expositions répétées à des
toxiques ! des alternatives existent et d’autres sont à inventer.
Arrêtons là le gâchis
et les mensonges !
La biodiversité est la richesse du monde .
Vivre du métier d’apiculteur nécessite que
l’environnement soit respectée
et que soient respectés les engagements pris devant les
Français !
Tous à Paris
sous la tour Eiffel
JEUDI 21 FEVRIER 2008
MANIFESTATION
A L’APPEL DE LA COORDINATION DES APICULTEURS
DE FRANCE ET DES ONG DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT
· 10h
00 accueil sous la tour Eiffel
·
10h30 prises de paroles des représentants des structures
apicoles et des associations environnementales
·
11h00 départ de la Manifestation
·
13h00 -15h00 Prises de paroles des délégations d’apiculteurs
Les organisations organisatrices :
UNAF (Union
Nationale de l’Apiculture) - SNA (Syndicat National
d'Apiculture) – FNOSAD (Fédération Nationale
des Organisations Apicoles Départementales) – SAPCO
(Syndicat des Apiculteurs Professionnels du Centre et de l'Ouest) – SAPRA
(Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Rhône -Alpes) – SAPB
(Syndicat des Apiculteurs Professionnels Bretons) – SPMF
(Syndicat des Producteurs de Miel de France) – SAPP (Syndicat
des Apiculteurs Professionnels de Provence) - Commission apicole
de la confédération paysanne – FEDAPI (Fédération
des Coopératives Apicoles)
MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations
Futures ) – France Nature Environnement – Agir pour
l’environnement – les Amis de la Terre – LPO
(ligue pour la protection des oiseaux)- Alliance pour la Planète
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Le Monde - 19 février 2008 : La Caisse des dépôts
et consignations veut compenser les atteintes à la biodiversité
Pas de bretelle
d'autoroute sans sauvegarde des visons d'Europe... La Caisse
des dépôts et consignations (CDC) est plus
connue pour sa prudence que pour ses audaces. Elle pourrait cette
fois démentir sa réputation. Augustin de Romanet,
son directeur général, devait annoncer, mardi 19
février, la création d'une filiale dédiée à un
objet inconnu dans l'univers de la finance française : la
biodiversité. Baptisée CDC-Biodiversité, elle
sera dotée d'un capital de 15 millions d'euros.
Aux Etats-Unis,
les banques ont investi le marché de la
protection de la nature depuis que le Clean Water Act de 1972 impose à tout
développeur d'infrastructures de compenser les dégâts
incompressibles qu'il impose à l'environnement, notamment
dans les zones humides. Cette compensation passe par la restauration,
la création ou la protection d'une zone d'importance écologique équivalente.
Il existe des grilles fixant la valeur de chaque habitat-type.
Un hectare d'habitat à crevettes d'eau douce peut atteindre
290 000 euros. Ce qui incite les aménageurs à réfléchir à deux
fois avant de choisir l'implantation de leurs infrastructures.
De quoi s'agit-il
? Chaque année, 60 000 hectares d'espaces
naturels sont grignotés par l'étalement urbain, l'extension
de zones d'activités, de routes... Soit l'équivalent
environ d'un département français tous les dix ans.
Cette expansion du béton est considérée comme
l'une des principales causes de l'appauvrissement écologique.
Les pouvoirs
publics sont les premiers responsables de cette dégradation
puisque depuis plus de trente ans, la loi de 1976 sur la protection
de la nature censée faire peser les enjeux environnementaux
face aux intérêts économiques n'est qu'en partie
appliquée.
La loi stipule
en effet que pour obtenir le feu vert de l'administration, tout
schéma d'aménagement doit "supprimer, réduire
et si possible compenser" les dommages à l'environnement.
La troisième injonction de ce triptyque, la seule susceptible
d'enrayer une érosion de la biodiversité, n'a en
réalité jamais, ou très peu, été prise
en compte. Sur les 60 000 hectares perdus chaque année,
seuls 3 000 seraient compensés dans des cas où des écosystèmes
particulièrement précieux sont frappés.
Pour se justifier,
les maîtres d'ouvrage, collectivités
ou entreprises ont jusqu'à présent mis en avant l'absence
de solution pratique. C'est cette faille que la CDC ambitionne
de combler en proposant de mener sur le terrain des projets de
compensation.
Dans un premier
temps, il est prévu de répondre
au cas par cas aux demandes. Par la suite, à l'instar de
ce que font les banques américaines depuis plus de trente
ans, il n'est pas exclu d'anticiper cette demande en acquérant
des terrains pour préserver ou régénérer
des milieux qui serviront à alimenter un marché de
crédits biodiversité, comme il existe un marché de
crédits carbone pour lutter contre le réchauffement.
CAUTION SCIENTIFIQUE
Un premier
accord a été signé avec la société des
Autoroutes du sud de la France (ASF), dont les projets d'extension
de l'A63 autour de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
empiètent sur des zones humides qui abritent le vison d'Europe,
un des mammifères les plus menacés du continent.
Les détails ne sont pas connus, mais on voit bien les questions
que pose de façon plus générale l'opération.
Combien vaut un hectare d'habitat à visons ? Sait-on reconstituer
les écosystèmes dans leur complexité ? S'il
n'existe aucune "grille" fixant le prix d'un hectare
de prairie, de forêt ou de zone humide, les experts ne jugent
pas la tâche insurmontable. Mais "tout n'est pas compensable,
ce qui ne l'est pas ne doit pas être détruit",
s'empresse de préciser l'architecte de CDC-Biodiversité,
Laurent Piermont, pour prévenir les critiques.
L'initiative
de la CDC suscite autant d'intérêt que
de défiance parmi les écologistes. France Nature
Environnement (FNE) y voit l'occasion de faire enfin appliquer
la loi. D'autres comme WWF redoutent que cette mise en équation
financière de la biodiversité ne conduise à la
reconnaissance d'un droit à détruire. "L'un
des risques est de concentrer la protection sur les espèces
menacées et de continuer à sacrifier la nature jugée
ordinaire", redoute Jean-Stéphane Devisse du WWF.
Pour border
une aventure qu'elle sait risquée, la Caisse
s'appuiera sur la caution des scientifiques les plus reconnus comme
Jacques Weber, de l'Institut français de la biodiversité et
Robert Barbault, du Museum national d'histoire naturelle, réunis
dans un comité scientifique.
Des principes
ont été posés comme l'obligation
de compenser au plus près des habitats détruits.
La stratégie nationale pour la biodiversité, adoptée
en 2004, servira à définir les priorités de
conservation.
En gestation
depuis des années, le projet voit le jour
en pleine dynamique du Grenelle de l'environnement. "Il est
temps que les documents d'urbanisme et de planification respectent
le principe du maintien de la biodiversité", avait
déclaré Nicolas Sarkozy, en octobre 2007.
Laurence Caramel
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Actu-environnement - 11/02/08 : Plus de 1.500 espèces
exotiques d'insectes ont déjà élu domicile
en Europe
Deuxième cause de diminution de la biodiversité,
les espèces invasives animales et végétales
sont au cœur d'un programme européen chargé de
les inventorier. Selon les premiers résultats, 1.517 espèces
d'insectes se sont installées en Europe.
L'algue verte Caulerpa taxifolia, le ragondin Myocastor coypus,
la moule zébrée Dreissena polymorpha, l'Ecureuil
gris Sciurus carolinensis ou encore la Renouée du Japon
Fallopia japonica, toutes ces espèces animales et végétales
ont un point commun : ce sont des espèces introduites par
accident ou non. Certaines d'entre elles peuvent présenter
une croissance et une multiplication rapide et déséquilibrer
l'écosystème voire supplanter certaines espèces
endogènes. La moule zébrée par exemple colonise
les grands lacs canadiens depuis 1990 et représente la plus
grande menace pour les moules d'eau douce endogènes. Native
de la mer Caspienne, cette moule a vraisemblablement été introduite
en Amérique du Nord suite au vidange des eaux de ballast
de navires. En France, la renouée du Japon introduite en
Europe en 1830 pour ses qualités mellifères, fourragères
et ornementales colonise progressivement les berges des cours d'eau.
Dans des milieux qui lui sont favorables, elle peut éliminer
pratiquement toutes les autres espèces grâce aux substances
toxiques qu'elle secrète, à son rythme de croissance élevé et à son
feuillage abondant.
Aujourd'hui,
ces espèces dites invasives représentent
la deuxième cause de diminution de la biodiversité juste
après la destruction des habitats. C'est pourquoi, elles
font l'objet depuis peu d'un programme européen chargé de
les inventorier. Baptisé DAISIE pour Delivering Alien Invasive
Species Inventories in Europe, ce programme est mené par
15 institutions des différents pays européens sur
la période 2005-2008. En France, l'Institut National de
Recherche Agronomique (INRA) a été chargé de
coordonner la recherche des invertébrés terrestres
et des champignons. Les premiers résultats révèlent
que plus de 1.500 espèces exotiques d'insectes, d'acariens,
de vers et d'autres mollusques terrestres se sont déjà établies
sur le continent européen. Si le phénomène
n'est pas récent, il semblerait que la mondialisation l'ait
accentué : Une moyenne de 19 espèces exotiques d'invertébrés,
en grande majorité des insectes, s'est ainsi établie
par an en Europe durant la période 2000-2007 contre 10 en
moyenne par an entre 1950 et 1975, explique l'INRA. Originaires
principalement d'Asie et d'Amérique du Nord, ces espèces
ont majoritairement été importées suite au
transport de marchandise. Seul 10% ont été délibérément
introduites pour la lutte biologique ou à des fins récréatives
comme certains papillons pour le plaisir des collectionneurs. La
plupart des espèces se sont installées dans des milieux
liés à l'activité humaine comme les champs,
les parcs et jardins ou les habitations mais beaucoup moins dans
les milieux naturels.
Les invasions
biologiques par les espèces exotiques peuvent
avoir des effets de grande envergure et souvent nocifs sur la diversité et
la fonction biologique des écosystèmes envahis. Elles
peuvent également agir en tant que vecteurs de nouvelles
maladies et avoir des conséquences sur l'économie
notamment dans l'agriculture. Avec ce programme d'inventaire, l'INRA
espère faciliter la gestion des invasions par une meilleure
prédiction des caractères susceptibles de faciliter
l'établissement d'espèces exotiques, la définition
de groupes d'espèces et de marchandises à risque,
ainsi que par l'analyse de la susceptibilité des écosystèmes.
Un échange des données est prévu avec les
bases similaires chinoises (Académie des Sciences) et nord-américaines
(USDA Forest Service).
F.ROUSSEL
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-
La loi OGM au sénat Par Marie Blandin, Sénatrice
du Nord, le 18 février 2008
http://www.lesverts.fr/article.php3?id_article=3796
Le débat du projet de loi sur les OGM au Sénat a été encore
plus verrouillé que nous ne pouvions le craindre.
Au sortir du
Grenelle les préconisations de l’intergroupe
OGM avaient de l’allure, mais elles étaient déjà doublement
hypothéquées : par l’activisme de Marion GUILLOU
et d’une majorité de l’INRA, renvoyant la caricature
de l’obscurantisme des anti-OGM face à la liberté de
la recherche.
Par le départ des négociations des agriculteurs FNSEA
et Chambres.
Les lobbies
semenciers et les coopératives ont fait le
reste, sur un climat revanchard de la majorité sénatoriale
peu encline à apprécier les frasques de SARKOZY,
rejetant d’un même mouvement d’humeur Carla BRUNI
et le Grenelle.
Enfin nous nous sommes trouvés face à un gouvernement
en tension entre BARNIER et BORLOO -KOSCIUSKO, au point que dans
la nuit la clause de sauvegarde a failli partir du ministère
de l’agriculture avec un vrai-faux argumentaire développant
les risques pour la santé (or les études sont quasi
inexistantes et l’Europe aurait rejeté). Un rattrapage
: de dernière minute de l’environnement a permis de
faire partir avec le bon argumentaire sur les atteintes aux écosystèmes.
Le texte de
loi avait été élaboré sans
concertation, contrairement aux engagements du Grenelle, et était
déjà entaché d’insuffisances et d’affirmations
incompatibles avec la liberté du consommateur et celle du
producteur :
* hérésie de l’affirmation « le droit
de consommer et de produire avec ou sans OGM » qui renvoie
dos à dos les deux pratiques, comme si l’existence
de l’une en plein champ ne portait pas en elle-même
la condamnation de l’autre.
* Dédouanement des semenciers et distributeurs pour ce qui
est des responsabilités.
Mais c’est
le rapporteur BIZET qui fut le plus destructeur,
* avec de nombreux
amendements validés par la commission,
tous au service de la promotion des OGM en plein champ et de leur
diffusion sans aucune entrave.
* Avec ses avis négatifs sur tous les amendements verts,
socialistes, communistes... et du gouvernement, allant dans le
sens du développement durable.
C’est la première fois que l’on voit une majorité aussi
aveuglément soudée autour d’un rapporteur contre
le gouvernement, dont la copie n’était pourtant pas
assez environnementale et sociale à notre goût.
Je pèse mes mots quand je dis aveuglement, tant les trésors
de conviction, par la science, par l’expérience chiffrée,
par le bon sens, que les Verts ont tentés de développer
ses sont heurtés à un mur.
Quelques exemples
* le refus
de CLIS (motif : cela va faire penser au nucléaire
et faire peur)
* l’aggravation des peines pour les faucheurs, sans doute
négociée en échange de la transparence.
* L’abracadabrantesque rédaction du rapporteur « le
droit de produire et de consommer des OGM...ou de ne pas le faire ».
Monsieur est trop bon !
* La non reconnaissance des droits de l’exploitant préexistant,
associée au refus de transparence locale de l’information
quelques amendements plus tard.
Jacques MULLER,
avec la foi du charbonnier, a défendu jour
et nuit, pied à pied, nos positions, en vain sauf pour la
souhaitable mention des apiculteurs.
Jean DESESSARD a milité haut et fort pour revendiquer la
légitimité des luttes des faucheurs, comme hier les
occupations d’usines.
J’ai fait appel à la défense du bien commun
(la diversité génétique) des agriculteurs
bio (alors que l’on en a besoin, on va les sacrifier).
J’ai oscillé entre description du pedigree de MONSANTO
(agent orange, 4 millions de morts...) et appel à la raison
(si une boîte de nuit bruyante vient s’installer à côté d’un
lotissement de personnes âgées, ce n’est pas à ces
derniers que l’on demande de déménager), rien
n’y a fait : l’esprit frappeur de la manipulation génétique
s’était aliéné toutes les têtes
UMP.
Le Sénateur LEGRAND, humilié par son propre camp,
n’était plus écouté par personne et
fut même victime d’un amendement ciblé contre
sa présidence de la Haute autorité : nominativement
ses collègues avaient alignés leur signature pour
dire que la présidence devait revenir à un scientifique
! Il a quitté l’hémicycle dès le premier
jour.
Début avril le texte arrive à l’Assemblée
Nationale, en navette normale. Tout est à revoir. Même
les sondages (72 % des français estiment important de pouvoir
ne pas consommer d’OGM. Et 77% se félicitent de l’interdiction
du MONSANTO 810) n’ont pas ébranlé les Sénateurs.
Pour notre part, nous avons mis des moyens exceptionnels pour une
triste moisson : plus que jamais il est temps d’aller interpeller
les candidats UMP !
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Supap-FSU -
Agir pour l'Environnement - Priartém
-Communiqué de presse du 19 février
08-
WiFi : La Mairie de Paris serait-elle tentée par la précipitation
?
Paris, le 19 février 08 : Après avoir adopté un
moratoire sur l’utilisation du WiFi dans quatre bibliothèques
parisiennes, la Mairie de Paris diffuse actuellement les résultats
d’une étude métrologique laissant apparaître
des niveaux de champs électromagnétiques dus au
WiFi relativement faibles.
Ces mesures semblent inciter la Mairie à envisager une
suspension du moratoire adopté. Le Supap-FSU, Agir pour
l'Environnement et Priartém dénoncent la confusion
entretenue par la Mairie de Paris entre simples relevés
de champs et preuves scientifiques. Les études métrologiques
ne peuvent se substituer à de véritables études
scientifiques et épidémiologiques. Tant la répétitivité du
signal que l’accumulation d’expositions multiples
et chroniques doivent conduire les autorités publiques à la
plus grande prudence.
Par ailleurs, alors que le protocole utilisé pour mesurer
les champs électromagnétiques émanant du
WiFi ne semble pas encore faire l’objet d’un consensus
et que les études métrologiques actuelles peinent à mesurer
le niveau maximum auquel les utilisateurs et personnels des bibliothèques
sont exposés, la Mairie de Paris semble tentée
de passer en force plutôt que d’adopter la seule
stratégie acceptable pour les personnels et usagers des
bibliothèques qui consiste à attendre les résultats
des études scientifiques en cours. Une fois encore, au
nom de l’idéologie du sans-fil, une technologie
tend à s’imposer sans le recul nécessaire à la
bonne compréhension de son impact potentiel sur la santé.
Le Supap-FSU, Agir pour l'Environnement et Priartém interpellent
l’ensemble des candidats à l’élection
municipale parisienne afin que ces derniers s’engagent à maintenir
le moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques et écoles
tant que les scientifiques n’auront pas levé tout
doute quant à l’impact éventuel sur la santé de
cette nouvelle technologie. Le Supap-FSU, Agir pour l'Environnement
et Priartém appellent les candidats à s’engager
en faveur de liaisons câblées, seul moyen d’éviter
les expositions inutiles.
Le Maire de Paris, qui envisagerait de rebrancher les bornes
WiFi déconnectées, est-il prêt à s’engager
par la signature d’un document officiel, à assumer
l’entière responsabilité civile et pénale
d’une exposition chronique aux champs électromagnétiques
WiFi ? Le Supap-FSU, Agir pour l'Environnement et Priartém
en doutent et appellent donc la Mairie de Paris à maintenir
le moratoire sur l’utilisation du WiFi dans les bibliothèques
parisiennes.
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Le Figaro - 09 février 2008 : Le téléphone
portable est-il dangereux pour la santé ?
V.F. (lefigaro.fr) avec Le Parisien.
Une étude scientifique réalisée sur des plants
de tomates montre que les ondes des téléphones mobiles
ont un effet néfaste.
Certes, l'expérience a été menée sur
des tomates. Mais ses conclusions ont de quoi réveiller
les inquiétudes liées à l'usage du téléphone
portable par les êtres humains. Cette étude réalisée
par une équipe de chercheurs de l'université de Clermont-Ferrand
montre qu'après seulement dix minutes d'exposition aux ondes électromagnétiques
d'un téléphone portable, les tomates sécrètent
une molécule du stress bien connue des biologistes, et qui
n'apparaît que lorsque les végétaux sont abîmés.
D'après Le Parisien <http://www.leparisien.fr/home/info/vivremieux/articles.htm?articleid=296041185> qui
révèle l'information samedi matin, ces conclusions
négatives s'ajoutent à une série de publications,
parues ces six derniers mois, qui épinglent l'impact néfaste
du portable sur la santé : cancers du cerveau, des glandes
salivaires, du nerf auditif, risque d'infertilité.
Si cette expérience a été réalisée
sur des végétaux, les conclusions de la première étude
internationale de grande ampleur menée sur l'homme devraient
voir le jour d'ici à quelques semaines. Baptisée « Interphone »,
cette recherche regroupe les données de treize pays et vise à établir
les relations qui existent entre l'usage du téléphone
mobile et les tumeurs de la tête.
La France compte
pas moins de 48 millions d'abonnés à un
opérateur de téléphonie mobile. Pour la ministre
de la Santé, Roselyne Bachelot, des règles de bonne
utilisation s'imposent, en particulier pour les enfants. « Il
faut utiliser le mobile d'une manière raisonnable »,
a-t-elle jugé. Et de préciser : « Mon but n'est
pas d'interdire ou de diaboliser le mobile qui constitue, par ailleurs,
un véritable progrès technologique ».
« L'expérience sur les tomates, menée par
une équipe très sérieuse, ne permet pas de
conclure que le mobile est dangereux pour la santé, mais
simplement qu'il n'est pas neutre. Et qu'en attendant de plus amples études,
notamment sur l'homme, le principe de précaution s'impose »,
ajoute Françoise Boudin, directrice de la Fondation Santé et
Radiofréquences, une association reconnue d'utilité publique.
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Le Monde - 14 février 2008 : Le chauffage électrique
est moins vertueux qu'on ne croyait
La France est-elle
le bon élève climatique de l'Europe
? Au vu des chiffres d'Eurostat, aucun doute : pour ce qui concerne
le seul secteur de l'énergie, chaque Français émet
2,63 tonnes de gaz carbonique contre 6,4 pour un Allemand. Cette
bonne performance est due au parc nucléaire, qui fournit
près de 80 % de son électricité contre 26
% en Allemagne.
Mais la production
d'électricité en France n'en émet
pas moins du CO2 en quantité non négligeable. En
effet, le parc nucléaire n'est pas adapté aux pointes
de consommation qui se produisent en hiver, lors des vagues de
froid intense. Dans ces moments, le chauffage électrique
crée une demande d'autant plus importante que ce mode de
chauffage est beaucoup plus répandu en France que dans les
autres pays. Du coup, il faut alors recourir aux centrales à charbon,
au fioul ou au gaz, qui émettent beaucoup de gaz à effet
de serre.
Une note élaborée par Réseau de transport
d'électricité (RTE) vient souligner l'importance
de ce phénomène. Elle n'a pas été publiée
officiellement, mais l'association Agir pour l'environnement, qui
se l'est procurée, l'a publiée sur son site Internet.
La note conclut, au terme de calculs complexes, que, lors des pointes
de consommation, le chauffage génère l'émission
de près de 600 g de CO2 par kilowattheure (kWh), quand EDF
comptait jusqu'à présent 160 g.
Dans les milieux énergétiques, cette méthode
de calcul provoque des remous. Une réunion d'experts à son
sujet, à la mi-janvier, a provoqué de vifs débats.
En effet, ce calcul conduit à remettre en cause la politique
de construction de centrales thermiques justifiée pour assurer
des pointes toujours plus accentuées. Du point de vue de
la lutte contre le changement climatique, mieux vaudrait, écrit
le texte dans sa version résumée, économiser
l'électricité : "Des programmes d'économie
d'électricité de 5 % éviteraient, selon cette
méthode, plus de 33 % des émissions du système électrique
français."
RTE évite de commenter son étude. Mais un travail
plus approfondi est en cours. La prise en compte du changement
climatique n'a pas fini d'ébranler le secteur énergétique.
Hervé Kempf
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3522 personnes ou associations sont destinataires du Courriel-hebdo
d'Agir pour l'Environnement
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