Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°238]
www.agirpourlenvironnement.org


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SOMMAIRE
- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- Manifestation contre l'homologation de l'insecticide "Cruiser" jeudi 21 février à Paris, à 10h00 sous la tour Eiffel
- Le Monde - 19 février 2008 : La Caisse des dépôts et consignations veut compenser les atteintes à la biodiversité
- Actu-environnement - 11/02/08 : Plus de 1.500 espèces exotiques d'insectes ont déjà élu domicile en Europe
- La loi OGM au sénat Par Marie Blandin, Sénatrice du Nord, le 18 février 2008
- [CommPresse - 19 février 08] WiFi : La Mairie de Paris serait-elle tentée par la précipitation ?
- Le Figaro - 09 février 2008 : Le téléphone portable est-il dangereux pour la santé ?
- Le Monde - 14 février 2008 : Le chauffage électrique est moins vertueux qu'on ne croyait

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Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (Téléphonie mobile, énergies renouvelables, 4x4, déchets ménagers, antipublicité, Ogm...)

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- Manifestation contre l'homologation de l'insecticide "Cruiser" jeudi 21 février à Paris, à 10h00 sous la tour Eiffel

Nous demandons le retrait de l’insecticide CRUISER® produit par la firme SYNGENTA

Le ministère de l’agriculture vient d’autoriser le Cruiser maïs ( molécule active :le Thiametoxam. )
Ce produit ne satisfait pas aux exigences de sécurité pour l’abeille et l’environnement . Cette molécule neurotoxique reste active très longtemps dans le sol, l’eau et les plantes dans lesquels elle se diffuse pour exprimer sa toxicité. Les abeilles et de nombreux autres insectes pollinisateurs, les oiseaux, les vers de terre en subissent les conséquences sur leur santé.

NON A L’INSECTICIDE CRUISER®
TUEUR D’ABEILLES ET DE BIODIVERSITE !

Un des objectifs du grenelle de l’environnement est la réduction de l’usage des pesticides.
Commençons dès maintenant à ne plus autoriser de molécules destinées aux « Traitements de Semences » alors qu’on les sait dangereuses, systémiques et persistantes.
Le ministère précise qu’il ne sera utilisé que sur les maïs ensilage et grain …soit déjà 3 millions d’hectares potentiellement concernés !
… en Italie des milliers de ruches ont péri au printemps 2007 au moment du semis à cause des poussières toxiques. Quelques millionièmes de grammes suffisent à tuer les abeilles..
Le Système d’évaluation est à revoir. Prés de 3000 formulations commerciales de produits insecticides sont autorisées en France. L’environnement est soumis à une pression trop grande par des expositions répétées à des toxiques ! des alternatives existent et d’autres sont à inventer.

Arrêtons là le gâchis et les mensonges !
La biodiversité est la richesse du monde .
Vivre du métier d’apiculteur nécessite que l’environnement soit respectée
et que soient respectés les engagements pris devant les Français !

Tous à Paris sous la tour Eiffel
JEUDI 21 FEVRIER 2008

MANIFESTATION A L’APPEL DE LA COORDINATION DES APICULTEURS DE FRANCE ET DES ONG DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT

· 10h 00 accueil sous la tour Eiffel
· 10h30 prises de paroles des représentants des structures apicoles et des associations environnementales
· 11h00 départ de la Manifestation
· 13h00 -15h00 Prises de paroles des délégations d’apiculteurs

Les organisations organisatrices :

UNAF (Union Nationale de l’Apiculture) - SNA (Syndicat National d'Apiculture) – FNOSAD (Fédération Nationale des Organisations Apicoles Départementales) – SAPCO (Syndicat des Apiculteurs Professionnels du Centre et de l'Ouest) – SAPRA (Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Rhône -Alpes) – SAPB (Syndicat des Apiculteurs Professionnels Bretons) – SPMF (Syndicat des Producteurs de Miel de France) – SAPP (Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Provence) - Commission apicole de la confédération paysanne – FEDAPI (Fédération des Coopératives Apicoles)
MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures ) – France Nature Environnement – Agir pour l’environnement – les Amis de la Terre – LPO (ligue pour la protection des oiseaux)- Alliance pour la Planète

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- Le Monde - 19 février 2008 : La Caisse des dépôts et consignations veut compenser les atteintes à la biodiversité

Pas de bretelle d'autoroute sans sauvegarde des visons d'Europe... La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est plus connue pour sa prudence que pour ses audaces. Elle pourrait cette fois démentir sa réputation. Augustin de Romanet, son directeur général, devait annoncer, mardi 19 février, la création d'une filiale dédiée à un objet inconnu dans l'univers de la finance française : la biodiversité. Baptisée CDC-Biodiversité, elle sera dotée d'un capital de 15 millions d'euros.

Aux Etats-Unis, les banques ont investi le marché de la protection de la nature depuis que le Clean Water Act de 1972 impose à tout développeur d'infrastructures de compenser les dégâts incompressibles qu'il impose à l'environnement, notamment dans les zones humides. Cette compensation passe par la restauration, la création ou la protection d'une zone d'importance écologique équivalente. Il existe des grilles fixant la valeur de chaque habitat-type. Un hectare d'habitat à crevettes d'eau douce peut atteindre 290 000 euros. Ce qui incite les aménageurs à réfléchir à deux fois avant de choisir l'implantation de leurs infrastructures.

De quoi s'agit-il ? Chaque année, 60 000 hectares d'espaces naturels sont grignotés par l'étalement urbain, l'extension de zones d'activités, de routes... Soit l'équivalent environ d'un département français tous les dix ans. Cette expansion du béton est considérée comme l'une des principales causes de l'appauvrissement écologique.

Les pouvoirs publics sont les premiers responsables de cette dégradation puisque depuis plus de trente ans, la loi de 1976 sur la protection de la nature censée faire peser les enjeux environnementaux face aux intérêts économiques n'est qu'en partie appliquée.

La loi stipule en effet que pour obtenir le feu vert de l'administration, tout schéma d'aménagement doit "supprimer, réduire et si possible compenser" les dommages à l'environnement.

La troisième injonction de ce triptyque, la seule susceptible d'enrayer une érosion de la biodiversité, n'a en réalité jamais, ou très peu, été prise en compte. Sur les 60 000 hectares perdus chaque année, seuls 3 000 seraient compensés dans des cas où des écosystèmes particulièrement précieux sont frappés.

Pour se justifier, les maîtres d'ouvrage, collectivités ou entreprises ont jusqu'à présent mis en avant l'absence de solution pratique. C'est cette faille que la CDC ambitionne de combler en proposant de mener sur le terrain des projets de compensation.

Dans un premier temps, il est prévu de répondre au cas par cas aux demandes. Par la suite, à l'instar de ce que font les banques américaines depuis plus de trente ans, il n'est pas exclu d'anticiper cette demande en acquérant des terrains pour préserver ou régénérer des milieux qui serviront à alimenter un marché de crédits biodiversité, comme il existe un marché de crédits carbone pour lutter contre le réchauffement.

CAUTION SCIENTIFIQUE

Un premier accord a été signé avec la société des Autoroutes du sud de la France (ASF), dont les projets d'extension de l'A63 autour de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) empiètent sur des zones humides qui abritent le vison d'Europe, un des mammifères les plus menacés du continent.

Les détails ne sont pas connus, mais on voit bien les questions que pose de façon plus générale l'opération. Combien vaut un hectare d'habitat à visons ? Sait-on reconstituer les écosystèmes dans leur complexité ? S'il n'existe aucune "grille" fixant le prix d'un hectare de prairie, de forêt ou de zone humide, les experts ne jugent pas la tâche insurmontable. Mais "tout n'est pas compensable, ce qui ne l'est pas ne doit pas être détruit", s'empresse de préciser l'architecte de CDC-Biodiversité, Laurent Piermont, pour prévenir les critiques.

L'initiative de la CDC suscite autant d'intérêt que de défiance parmi les écologistes. France Nature Environnement (FNE) y voit l'occasion de faire enfin appliquer la loi. D'autres comme WWF redoutent que cette mise en équation financière de la biodiversité ne conduise à la reconnaissance d'un droit à détruire. "L'un des risques est de concentrer la protection sur les espèces menacées et de continuer à sacrifier la nature jugée ordinaire", redoute Jean-Stéphane Devisse du WWF.

Pour border une aventure qu'elle sait risquée, la Caisse s'appuiera sur la caution des scientifiques les plus reconnus comme Jacques Weber, de l'Institut français de la biodiversité et Robert Barbault, du Museum national d'histoire naturelle, réunis dans un comité scientifique.

Des principes ont été posés comme l'obligation de compenser au plus près des habitats détruits. La stratégie nationale pour la biodiversité, adoptée en 2004, servira à définir les priorités de conservation.

En gestation depuis des années, le projet voit le jour en pleine dynamique du Grenelle de l'environnement. "Il est temps que les documents d'urbanisme et de planification respectent le principe du maintien de la biodiversité", avait déclaré Nicolas Sarkozy, en octobre 2007.

Laurence Caramel

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- Actu-environnement - 11/02/08 : Plus de 1.500 espèces exotiques d'insectes ont déjà élu domicile en Europe

Deuxième cause de diminution de la biodiversité, les espèces invasives animales et végétales sont au cœur d'un programme européen chargé de les inventorier. Selon les premiers résultats, 1.517 espèces d'insectes se sont installées en Europe.
L'algue verte Caulerpa taxifolia, le ragondin Myocastor coypus, la moule zébrée Dreissena polymorpha, l'Ecureuil gris Sciurus carolinensis ou encore la Renouée du Japon Fallopia japonica, toutes ces espèces animales et végétales ont un point commun : ce sont des espèces introduites par accident ou non. Certaines d'entre elles peuvent présenter une croissance et une multiplication rapide et déséquilibrer l'écosystème voire supplanter certaines espèces endogènes. La moule zébrée par exemple colonise les grands lacs canadiens depuis 1990 et représente la plus grande menace pour les moules d'eau douce endogènes. Native de la mer Caspienne, cette moule a vraisemblablement été introduite en Amérique du Nord suite au vidange des eaux de ballast de navires. En France, la renouée du Japon introduite en Europe en 1830 pour ses qualités mellifères, fourragères et ornementales colonise progressivement les berges des cours d'eau. Dans des milieux qui lui sont favorables, elle peut éliminer pratiquement toutes les autres espèces grâce aux substances toxiques qu'elle secrète, à son rythme de croissance élevé et à son feuillage abondant.

Aujourd'hui, ces espèces dites invasives représentent la deuxième cause de diminution de la biodiversité juste après la destruction des habitats. C'est pourquoi, elles font l'objet depuis peu d'un programme européen chargé de les inventorier. Baptisé DAISIE pour Delivering Alien Invasive Species Inventories in Europe, ce programme est mené par 15 institutions des différents pays européens sur la période 2005-2008. En France, l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) a été chargé de coordonner la recherche des invertébrés terrestres et des champignons. Les premiers résultats révèlent que plus de 1.500 espèces exotiques d'insectes, d'acariens, de vers et d'autres mollusques terrestres se sont déjà établies sur le continent européen. Si le phénomène n'est pas récent, il semblerait que la mondialisation l'ait accentué : Une moyenne de 19 espèces exotiques d'invertébrés, en grande majorité des insectes, s'est ainsi établie par an en Europe durant la période 2000-2007 contre 10 en moyenne par an entre 1950 et 1975, explique l'INRA. Originaires principalement d'Asie et d'Amérique du Nord, ces espèces ont majoritairement été importées suite au transport de marchandise. Seul 10% ont été délibérément introduites pour la lutte biologique ou à des fins récréatives comme certains papillons pour le plaisir des collectionneurs. La plupart des espèces se sont installées dans des milieux liés à l'activité humaine comme les champs, les parcs et jardins ou les habitations mais beaucoup moins dans les milieux naturels.

Les invasions biologiques par les espèces exotiques peuvent avoir des effets de grande envergure et souvent nocifs sur la diversité et la fonction biologique des écosystèmes envahis. Elles peuvent également agir en tant que vecteurs de nouvelles maladies et avoir des conséquences sur l'économie notamment dans l'agriculture. Avec ce programme d'inventaire, l'INRA espère faciliter la gestion des invasions par une meilleure prédiction des caractères susceptibles de faciliter l'établissement d'espèces exotiques, la définition de groupes d'espèces et de marchandises à risque, ainsi que par l'analyse de la susceptibilité des écosystèmes. Un échange des données est prévu avec les bases similaires chinoises (Académie des Sciences) et nord-américaines (USDA Forest Service).

F.ROUSSEL

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- La loi OGM au sénat Par Marie Blandin, Sénatrice du Nord, le 18 février 2008
http://www.lesverts.fr/article.php3?id_article=3796

Le débat du projet de loi sur les OGM au Sénat a été encore plus verrouillé que nous ne pouvions le craindre.

Au sortir du Grenelle les préconisations de l’intergroupe OGM avaient de l’allure, mais elles étaient déjà doublement hypothéquées : par l’activisme de Marion GUILLOU et d’une majorité de l’INRA, renvoyant la caricature de l’obscurantisme des anti-OGM face à la liberté de la recherche.
Par le départ des négociations des agriculteurs FNSEA et Chambres.

Les lobbies semenciers et les coopératives ont fait le reste, sur un climat revanchard de la majorité sénatoriale peu encline à apprécier les frasques de SARKOZY, rejetant d’un même mouvement d’humeur Carla BRUNI et le Grenelle.
Enfin nous nous sommes trouvés face à un gouvernement en tension entre BARNIER et BORLOO -KOSCIUSKO, au point que dans la nuit la clause de sauvegarde a failli partir du ministère de l’agriculture avec un vrai-faux argumentaire développant les risques pour la santé (or les études sont quasi inexistantes et l’Europe aurait rejeté). Un rattrapage : de dernière minute de l’environnement a permis de faire partir avec le bon argumentaire sur les atteintes aux écosystèmes.

Le texte de loi avait été élaboré sans concertation, contrairement aux engagements du Grenelle, et était déjà entaché d’insuffisances et d’affirmations incompatibles avec la liberté du consommateur et celle du producteur :

* hérésie de l’affirmation « le droit de consommer et de produire avec ou sans OGM » qui renvoie dos à dos les deux pratiques, comme si l’existence de l’une en plein champ ne portait pas en elle-même la condamnation de l’autre.
* Dédouanement des semenciers et distributeurs pour ce qui est des responsabilités.

Mais c’est le rapporteur BIZET qui fut le plus destructeur,

* avec de nombreux amendements validés par la commission, tous au service de la promotion des OGM en plein champ et de leur diffusion sans aucune entrave.
* Avec ses avis négatifs sur tous les amendements verts, socialistes, communistes... et du gouvernement, allant dans le sens du développement durable.

C’est la première fois que l’on voit une majorité aussi aveuglément soudée autour d’un rapporteur contre le gouvernement, dont la copie n’était pourtant pas assez environnementale et sociale à notre goût.
Je pèse mes mots quand je dis aveuglement, tant les trésors de conviction, par la science, par l’expérience chiffrée, par le bon sens, que les Verts ont tentés de développer ses sont heurtés à un mur.
Quelques exemples

* le refus de CLIS (motif : cela va faire penser au nucléaire et faire peur)
* l’aggravation des peines pour les faucheurs, sans doute négociée en échange de la transparence.
* L’abracadabrantesque rédaction du rapporteur « le droit de produire et de consommer des OGM...ou de ne pas le faire ». Monsieur est trop bon !
* La non reconnaissance des droits de l’exploitant préexistant, associée au refus de transparence locale de l’information quelques amendements plus tard.

Jacques MULLER, avec la foi du charbonnier, a défendu jour et nuit, pied à pied, nos positions, en vain sauf pour la souhaitable mention des apiculteurs.
Jean DESESSARD a milité haut et fort pour revendiquer la légitimité des luttes des faucheurs, comme hier les occupations d’usines.
J’ai fait appel à la défense du bien commun (la diversité génétique) des agriculteurs bio (alors que l’on en a besoin, on va les sacrifier).
J’ai oscillé entre description du pedigree de MONSANTO (agent orange, 4 millions de morts...) et appel à la raison (si une boîte de nuit bruyante vient s’installer à côté d’un lotissement de personnes âgées, ce n’est pas à ces derniers que l’on demande de déménager), rien n’y a fait : l’esprit frappeur de la manipulation génétique s’était aliéné toutes les têtes UMP.
Le Sénateur LEGRAND, humilié par son propre camp, n’était plus écouté par personne et fut même victime d’un amendement ciblé contre sa présidence de la Haute autorité : nominativement ses collègues avaient alignés leur signature pour dire que la présidence devait revenir à un scientifique ! Il a quitté l’hémicycle dès le premier jour.

Début avril le texte arrive à l’Assemblée Nationale, en navette normale. Tout est à revoir. Même les sondages (72 % des français estiment important de pouvoir ne pas consommer d’OGM. Et 77% se félicitent de l’interdiction du MONSANTO 810) n’ont pas ébranlé les Sénateurs. Pour notre part, nous avons mis des moyens exceptionnels pour une triste moisson : plus que jamais il est temps d’aller interpeller les candidats UMP !

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Supap-FSU - Agir pour l'Environnement - Priartém

-Communiqué de presse du 19 février 08-

WiFi : La Mairie de Paris serait-elle tentée par la précipitation ?


Paris, le 19 février 08 : Après avoir adopté un moratoire sur l’utilisation du WiFi dans quatre bibliothèques parisiennes, la Mairie de Paris diffuse actuellement les résultats d’une étude métrologique laissant apparaître des niveaux de champs électromagnétiques dus au WiFi relativement faibles.

Ces mesures semblent inciter la Mairie à envisager une suspension du moratoire adopté. Le Supap-FSU, Agir pour l'Environnement et Priartém dénoncent la confusion entretenue par la Mairie de Paris entre simples relevés de champs et preuves scientifiques. Les études métrologiques ne peuvent se substituer à de véritables études scientifiques et épidémiologiques. Tant la répétitivité du signal que l’accumulation d’expositions multiples et chroniques doivent conduire les autorités publiques à la plus grande prudence.

Par ailleurs, alors que le protocole utilisé pour mesurer les champs électromagnétiques émanant du WiFi ne semble pas encore faire l’objet d’un consensus et que les études métrologiques actuelles peinent à mesurer le niveau maximum auquel les utilisateurs et personnels des bibliothèques sont exposés, la Mairie de Paris semble tentée de passer en force plutôt que d’adopter la seule stratégie acceptable pour les personnels et usagers des bibliothèques qui consiste à attendre les résultats des études scientifiques en cours. Une fois encore, au nom de l’idéologie du sans-fil, une technologie tend à s’imposer sans le recul nécessaire à la bonne compréhension de son impact potentiel sur la santé.

Le Supap-FSU, Agir pour l'Environnement et Priartém interpellent l’ensemble des candidats à l’élection municipale parisienne afin que ces derniers s’engagent à maintenir le moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques et écoles tant que les scientifiques n’auront pas levé tout doute quant à l’impact éventuel sur la santé de cette nouvelle technologie. Le Supap-FSU, Agir pour l'Environnement et Priartém appellent les candidats à s’engager en faveur de liaisons câblées, seul moyen d’éviter les expositions inutiles.

Le Maire de Paris, qui envisagerait de rebrancher les bornes WiFi déconnectées, est-il prêt à s’engager par la signature d’un document officiel, à assumer l’entière responsabilité civile et pénale d’une exposition chronique aux champs électromagnétiques WiFi ? Le Supap-FSU, Agir pour l'Environnement et Priartém en doutent et appellent donc la Mairie de Paris à maintenir le moratoire sur l’utilisation du WiFi dans les bibliothèques parisiennes.

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- Le Figaro - 09 février 2008 : Le téléphone portable est-il dangereux pour la santé ?
V.F. (lefigaro.fr) avec Le Parisien.

Une étude scientifique réalisée sur des plants de tomates montre que les ondes des téléphones mobiles ont un effet néfaste.

Certes, l'expérience a été menée sur des tomates. Mais ses conclusions ont de quoi réveiller les inquiétudes liées à l'usage du téléphone portable par les êtres humains. Cette étude réalisée par une équipe de chercheurs de l'université de Clermont-Ferrand montre qu'après seulement dix minutes d'exposition aux ondes électromagnétiques d'un téléphone portable, les tomates sécrètent une molécule du stress bien connue des biologistes, et qui n'apparaît que lorsque les végétaux sont abîmés.

D'après Le Parisien <http://www.leparisien.fr/home/info/vivremieux/articles.htm?articleid=296041185> qui révèle l'information samedi matin, ces conclusions négatives s'ajoutent à une série de publications, parues ces six derniers mois, qui épinglent l'impact néfaste du portable sur la santé : cancers du cerveau, des glandes salivaires, du nerf auditif, risque d'infertilité.

Si cette expérience a été réalisée sur des végétaux, les conclusions de la première étude internationale de grande ampleur menée sur l'homme devraient voir le jour d'ici à quelques semaines. Baptisée « Interphone », cette recherche regroupe les données de treize pays et vise à établir les relations qui existent entre l'usage du téléphone mobile et les tumeurs de la tête.

La France compte pas moins de 48 millions d'abonnés à un opérateur de téléphonie mobile. Pour la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, des règles de bonne utilisation s'imposent, en particulier pour les enfants. « Il faut utiliser le mobile d'une manière raisonnable », a-t-elle jugé. Et de préciser : « Mon but n'est pas d'interdire ou de diaboliser le mobile qui constitue, par ailleurs, un véritable progrès technologique ».

« L'expérience sur les tomates, menée par une équipe très sérieuse, ne permet pas de conclure que le mobile est dangereux pour la santé, mais simplement qu'il n'est pas neutre. Et qu'en attendant de plus amples études, notamment sur l'homme, le principe de précaution s'impose », ajoute Françoise Boudin, directrice de la Fondation Santé et Radiofréquences, une association reconnue d'utilité publique.

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- Le Monde - 14 février 2008 : Le chauffage électrique est moins vertueux qu'on ne croyait

La France est-elle le bon élève climatique de l'Europe ? Au vu des chiffres d'Eurostat, aucun doute : pour ce qui concerne le seul secteur de l'énergie, chaque Français émet 2,63 tonnes de gaz carbonique contre 6,4 pour un Allemand. Cette bonne performance est due au parc nucléaire, qui fournit près de 80 % de son électricité contre 26 % en Allemagne.

Mais la production d'électricité en France n'en émet pas moins du CO2 en quantité non négligeable. En effet, le parc nucléaire n'est pas adapté aux pointes de consommation qui se produisent en hiver, lors des vagues de froid intense. Dans ces moments, le chauffage électrique crée une demande d'autant plus importante que ce mode de chauffage est beaucoup plus répandu en France que dans les autres pays. Du coup, il faut alors recourir aux centrales à charbon, au fioul ou au gaz, qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre.

Une note élaborée par Réseau de transport d'électricité (RTE) vient souligner l'importance de ce phénomène. Elle n'a pas été publiée officiellement, mais l'association Agir pour l'environnement, qui se l'est procurée, l'a publiée sur son site Internet.
La note conclut, au terme de calculs complexes, que, lors des pointes de consommation, le chauffage génère l'émission de près de 600 g de CO2 par kilowattheure (kWh), quand EDF comptait jusqu'à présent 160 g.

Dans les milieux énergétiques, cette méthode de calcul provoque des remous. Une réunion d'experts à son sujet, à la mi-janvier, a provoqué de vifs débats. En effet, ce calcul conduit à remettre en cause la politique de construction de centrales thermiques justifiée pour assurer des pointes toujours plus accentuées. Du point de vue de la lutte contre le changement climatique, mieux vaudrait, écrit le texte dans sa version résumée, économiser l'électricité : "Des programmes d'économie d'électricité de 5 % éviteraient, selon cette méthode, plus de 33 % des émissions du système électrique français."

RTE évite de commenter son étude. Mais un travail plus approfondi est en cours. La prise en compte du changement climatique n'a pas fini d'ébranler le secteur énergétique.

Hervé Kempf

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