Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°292]
www.agirpourlenvironnement.org


SOMMAIRE

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Vente flash de 4x4
Vidéo de la grande braderie climatique + France Inter - CO2 mon amour

Tribune libre datée du 28 mai 2009
Grande braderie climatique chez Peugeot
[CommPresse - 26 mai 2009]
Formule 1 : Le gouvernement fonce dans le mur écologique !
Le Canard Enchaîné - 27 mai 2009
Premier ministre autodidacte
[CommPresse - 28 mai 2009]
Lancement du comité de soutien des élus à l'abeille et à l'apiculture
[Lettre ouverte aux Maires de France]
Moratoire antennes relais
www.journaldelenvironnement.net - 01 juin 2009
Antennes : des ONG appellent à des moratoires locaux

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Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fait parvenir une synthèse de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (téléphonie mobile, pesticides, nucléaire, 4x4, climat, déchets ménagers, biodiversité, antipublicité, ogm...)

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Vente flash de 4x4 : Vidéo de la grande braderie climatique
http://www.dailymotion.com/video/x9enhm_action-anti-4x4-peugeot-mai-2009_news

+ France Inter - CO2 mon amour par Denis Cheissoux le samedi de 14h05 à 15h
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/CO2/CO220090530.ram (cinquantième minute)
Site de l'émission : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/

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Tribune libre datée du 28 mai 2009 - Grande braderie climatique chez Peugeot
Par Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement et Yannick Vicaire, chargé de campagne Climat/Energie d’Agir pour l’Environnement

Fin d’un monde ou dernière tentative pour sauver un système qui bat de l’aile, l’opération promotionnelle visant à brader un millier de 4x4 initiée par Peugeot peut légitimement interroger.

Alors que l’Etat français a versé plus de trois milliards d’euros aux constructeurs automobiles dans le cadre d’un plan de relance sectoriel, quel usage en font les constructeurs automobiles hexagonaux ? Etonnamment, il semble que cette aide financière n’ait pas été conditionnée à la réalisation d’efforts en matière énergétique et climatique.

C’est ainsi que Peugeot organise du 25 au 30 mai une « vente flash » en commercialisant un millier de 4x4 à prix cassés. Le 4007, dont la commercialisation est intervenue il y a maintenant deux ans, subit frontalement la crise qui secoue le monde automobile.
Huit mille euros, soit 25 à 30% de remise sur l’achat immédiat d’un 4x4, voilà à quoi semble servir l’argent versé par l’Etat dans le cadre du plan de relance. Il était donc inévitable que les associations se mobilisent afin d’obtenir l’arrêt de ce dumping écologique et social. Mardi 26 mai, un petit groupe d’écologistes est ainsi venu rendre visite aux responsables du show-room de Peugeot situé sur les Champs-Elysées. A l’époque de son lancement commercial, les mêmes avaient déjà attiré l’attention du constructeur sur l’ineptie qui consistait à mettre en vente un produit climaticide et énergivore et dont l’échec commercial était annoncé de toute part.

A l’approche du sommet de Copenhague sur le climat, alors que l’Europe vient d’adopter un règlement européen imposant une baisse des rejets de CO2 d’ici à 2012, cette « vente flash » illustre bien l’incurie des constructeurs automobiles. Les considérations écologiques ne sont pour eux qu’une contingence de communication, qu’on peut même complètement écarter, le temps d’une opération publicitaire comme celle de Nissan, partenaire de Renault, qui vient de rendre, dans tous les quotidiens français, un faux hommage à Peugeot pour mieux revendiquer la paternité de la déferlante du 4*4 urbain (ou cross-over). Il y a de quoi être fier, en effet. Comble du comble, dans les salons auto ou pseudo-écolo, Peugeot, à l’instar d’autres marques, prétend donner des cours d’« éco-conduite » au citoyen en le culpabilisant de ne pas savoir utiliser à bon escient les machines mortifères et surpuissantes que le constructeur s’évertue à commercialiser et promouvoir.
Errare humanum est, persevare diabolicum

Non contant d’avoir adopté un mimétisme industriel incompréhensible en vendant un simili-camion rejetant plus de 190 grammes de CO2 par kilomètre parcouru dont l’utilisation demeure confinée principalement aux aires urbaines, Peugeot persévère donc dans l’erreur en tentant de vendre aux forceps un 4x4 que personne ne veut en organisant ce qui s’apparente déjà à la première grande braderie climatique.

Avec cette vente flash, Peugeot met en lumière l’incohérence de la politique gouvernementale qui, d’une main, impose un malus de 750 euros au 4007 de Peugeot et, de l’autre, secourt ce constructeur qui grâce à cette aide peut baisser le prix de son 4x4 de 8000 euros … Si cette opération malmène les réalisations modestes du ministère Borloo, elle s’assoit également sur les prétentions libérales du gouvernement et l’orthodoxie économique exigée par Bruxelles. Le marché a clairement sanctionné le 4007 ; les consommateurs n’en veulent pas. Et voilà le contribuable français forcé de panser la plaie d’un désastre commercial annoncé.

Chaque euro versé à une entreprise privé doit être conditionnée. La commercialisation de 4x4 est la preuve par l’absurde que le marché seul n’a pas la lucidité nécessaire à l’adoption de stratégies murement réfléchies prenant en considération les contraintes environnementales. A ce titre, nous appelons l’Etat français ainsi que l’Union européenne a leurs responsabilités. Il est, pour nous, grand temps, que la puissance publique cesse de réduire son rôle à celui de simple payeur général.

La main invisible du marché, chère à Adam Smith, a fini par étrangler l’environnement, notre climat et même l’économie qu’elle prétend servir ! Pour desserrer l’étau, l’Etat doit reprendre la main. A défaut, les errements du passé risquent de n’être qu’une simple introduction aux crises écologiques, économiques et sociales que nous subissons toutes et tous aujourd’hui.

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Agir pour l'Environnement

Communiqué de presse du 26 mai 2009

Formule 1 : Le gouvernement fonce dans le mur écologique !

A l’issue d’une réunion interministérielle consacrée à l’éventuelle construction d’un nouveau circuit de Formule1, le Premier ministre semble avoir tranché en faveur de l’emplacement le plus dévastateur pour l’environnement, le circuit de Flin dans les Yvelines… tout en indiquant que ce circuit devait respecter l’environnement. Jamais le grand écart entre une volonté affichée et l’action réelle n’aura été aussi grande. Agir pour l’Environnement constate une fois encore que le Premier ministre n’en n’est plus à une incohérence prête et semble décider à passer en force, quel qu’en soit le coût écologique.

Sur tous les sujets, le Gouvernement de François Fillion semble opter pour des arbitrages anti-écologiques, démontrant jusqu’à la caricature le peu de cas qu’il fait du Grenelle de l’environnement. Nous avons désormais la preuve irréfutable que le Grenelle de l’environnement s’apparente à une véritable campagne de blanchiment écologique d’une politique conservatrice et anti-écologique.

A quelques jours de l’adoption de la loi Grenelle1, cette décision de construire un nouveau circuit de F1, malgré l’opposition virulente de son ministre de l’écologie, est un nouveau camouflet pour Jean-Louis Borloo et pour toutes celles et ceux qui œuvrent en faveur du climat. Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, « François Fillion a sans doute voulu préservé les apparences mais ce pas de deux ne dupe personne. Avec l’arrivée probable de Claude Allègre, tous les signaux climatiques sont au rouge ! ».

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Le Canard Enchaîné - 27 mai 2009 - Premier ministre autodidacte

A peine devenu du Nigéria, François Fillon s’est envolé pour la Principauté pour assister discrètement au grand Prix de Monaco, dimanche dernier.

Avant le départ de la course, accompagné d’un de ses fils âgé de 8 ans et d’un escouade de gardes du corps, il a fait le tour des stands puis a demandé à effectuer un tour de piste. Pas en Formule 1 quand même, mais en safety car (voiture de sécurité).

Les organisateurs lui ont alors proposé de monter dans une voiture conduite par l’ancien pilote de rallye Jean Ragnotti. Pas question, leur a répondu le Premier ministre, qui fait régulièrement vroum-vroum sur les circuits : il a exigé de « tourner seul » avec son fils à ses côtés. Panique chez les organisateurs, qui craignaient l’accident. Il n’y en a pas eu. Fillon et son rejeton ont rejoint sains et saufs les stands.

Plus prudent, le député-maire de Nice, Christian Estrosi, alias « le Motodidacte », qui accompagnait Fillon à Monaco, est resté sagement dans les tribunes.

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Agir pour l'environnement - LPO - MDRGF - Union nationale de l'Apiculture Française

Communique de presse du jeudi 28 mai 2009

Lancement du comité de soutien des élus à l'abeille et à l'apiculture

Paris, le 28 mai 2009 : Hier, à l'occasion d'un petit-déjeuner débat organisé à l'Assemblée nationale en présence de nombreux parlementaires, Agir pour l'environnement, la LPO, le MDRGF et le syndicat UNAF ont lancé le Comité de soutien des élus à l'abeille et à l'apiculture.

Afin de sensibiliser les élus aux menaces pesant sur les abeilles, les associations ont reçu plus de 50 personnalités politiques autour d'un petit-déjeuner et débat à l'Assemblée nationale. Elles ont lancé à cette occasion et en présence des Députés Yves Cochet (Député de Paris), Jean-Jack Queyranne (Député du Rhône) et Martial Saddier (Député de Haute Savoie) le Comité de soutien des élus à l'abeille et à l'apiculture.

Plus d'une quinzaine de députés ont signé la charte « Abeille, sentinelle de l'environnement », s'engageant notamment à ne plus utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les espaces verts de leurs collectivités, à ne pas favoriser la mise en culture de plantes génétiquement modifiées, à favoriser l'implantation et la mise en culture de végétaux à vocation pollinifère et nectarifère et à promouvoir une agriculture réellement respectueuse de l'environnement.

Agir pour l'environnement, la LPO, le MDRGF et l'Union nationale de l'Apiculture Française invitent l'ensemble des parlementaires et élus à s'engager dans le Comité de soutien des élus à l'abeille et à l'apiculture.

Premiers députés signataires de la Charte « Abeille, sentinelle de l'environnement » et membres du Comité de soutien des élus à l'abeille et à l'apiculture : Yves Cochet (Député de Paris), Jean-Jack Queyranne (Député du Rhône), Martial Saddier (Député de Haute Savoie), Jacques Remiller (Député d'Isère), Pascale Crozon (Députée du Rhône), Christophe Bouillon (Député de Seine-Maritime), Pascal Deguilhem (Député de la Dordogne), Geneviève Gaillard (Députée des Deux-Sèvres), Francis Hillmeyer (Député du Haut-Rhin), François de Rugy (Député de Loire-Atlantique), Bertrand Pancher (Député de la Meuse) et Philippe Folliot (Député du Tarn).

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Agir pour l'Environnement - Priartém

-Lettre ouverte datée du 29 mai 2009 à l’attention des Maires de France-

Les associations appellent les élus locaux à adopter des moratoires sur toutes nouvelles installations d’antennes-relais et à imposer une réduction des valeurs d’exposition

Madame la Maire, Monsieur le Maire,

Le Grenelle des ondes n’a malheureusement pas produit les effets que nous escomptions, tout particulièrement en ce qui concerne l’encadrement réglementaire de l’implantation des antennes-relais. La seule chose annoncée concerne une modélisation et, le cas échéant, des expérimentations afin de voir « les conséquences d’une modification des différents référentiels de seuils… sur la couverture du territoire, la qualité du service, le nombre d’antennes. » Vous êtes un certain nombre à avoir saisi la maigre opportunité qui vous était ainsi offerte pour porter votre commune candidate à cette expérimentation. Cet acte de candidature a pour grand mérite d’apporter la preuve du malaise d’un grand nombre d’élus et de leur volonté de voir le problème pris en compte et traité au niveau national. Nous invitons donc celles et ceux qui ne l’ont encore fait à adresser leur candidature au Ministère de la santé et au Ministère de l’écologie.

Cependant, le caractère vague des mesures annoncées fait craindre que nous soyons loin encore de la phase réelle d’expérimentation et encore plus loin de celle de son évaluation. C’est pourquoi nous vous invitons à adopter immédiatement, sur le territoire de votre commune, dans l’attente des résultats de cette opération, deux mesures de précaution :

- un moratoire sur toute nouvelle installation d’antennes-relais, moratoire limité bien évidemment dans le temps et dans l’espace et qui pourrait être levé sitôt l’expérimentation terminée, reprenant ainsi l’idée évoquée par la Ministre de l’Ecologie lors de la conférence de presse du 23 avril.

- la recherche, en mobilisant tous les moyens dont vous disposez, d’une réduction immédiate de l’exposition de vos administrés et la fixation d’une valeur-cible à ne pas dépasser que nous proposons d’établir à 0,6 V/m. En effet, les moyens budgétaires qui pourraient être dédiés à cette campagne de modélisation et d’expérimentation ne dépassant pas, selon le ministère de l’Ecologie, un million d’euros, il apparaît évident qu’en tout état de cause, il y aura peu de villes élues. Or, il n’y a aucune raison pour que vos administrés ne bénéficient pas de la même amélioration des conditions d’exposition que ceux des villes-tests qui auraient été retenues. Il est donc urgent que vous puissiez agir en ce sens.

Comptant sur votre écoute et dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer, madame la Maire, Monsieur le Maire, l’expression de nos courtoises salutations.

Janine Le Calvez, Présidente de Priartém
Stéphen Kerckhove, Délégué général d’Agir pour l’Environnement

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www.journaldelenvironnement.net - 01 juin 2009 - Antennes: des ONG appellent à des moratoires locaux par Sabine Casalonga

Dans une lettre ouverte datée de vendredi adressée aux maires de France, Agir pour l’environnement et Priartem appellent les élus locaux à adopter des moratoires sur toutes nouvelles installations d’antennes-relais et à imposer une réduction des valeurs d’exposition.

Les associations qui n’ont pas obtenu l’encadrement réglementaire de l’implantation des antennes-relais qu’elles souhaitaient, à l’issue de la table ronde «Radiofréquences, santé, environnement», ont suspendu leur participation au comité de suivi.
Elles invitent les communes à se porter candidates à l’expérimentation sur la réduction du seuil d’exposition lancée par le gouvernement (1). Constatant que le budget prévu d’un million d’euros ne permettra pas à un grand nombre de villes d’y participer, elles invitent les élus à rechercher une «réduction immédiate» de l’exposition de leurs administrés «en mobilisant tous les moyens à disposition» et à fixer une valeur-cible maximale, qu’elles proposent d’établir à 0,6 V/m.

Enfin les ONG invitent les élus à adopter «immédiatement» un moratoire temporaire sur toute nouvelle installation d’antennes-relais, «qui pourrait être levé sitôt l’expérimentation terminée».

L’idée d’un moratoire, soutenue par la fédération d’associations France nature environnement (FNE) et évoquée par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie lors de l’ouverture du «Grenelle des ondes» n’a pourtant pas été retenue dans les pistes d’action du gouvernement.

(1) Dans le JDLE «’Grenelle des ondes’: une cérémonie de clôture sans lauréat»

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5219 personnes ou associations sont destinataires du Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement

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