Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°297]
> Le 24 octobre prochain, participez au Premier jour de la Nuit : http://ww.jourdelanuit.fr
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SOMMAIRE

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Le Monde - 18 juillet 2009
Chronique - A vous de jouer, par Hervé Kempf

Le Parisien - 18 juillet 2009
Quand EDF combat les économies d’énergie
Actu-Environnement.com - 16 juillet 2009
''Jour de la Nuit'' : un évènement pour dénoncer la pollution lumineuse
LeMonde.fr avec AFP - 16 juillet 2009
Cancer des glandes salivaires, le portable mis en cause
NouvelObs.com - 09 juillet 2009
Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau
[CommPresse UICN - 02 juillet 2009]
La crise que traverse la vie sauvage pire que la crise économique

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Le Monde - 18 juillet 2009 - Chronique - A vous de jouer, par Hervé Kempf

Il paraît que le développement durable est la nouvelle boussole des politiques. Il paraît que le Grenelle de l'environnement a marqué une rupture dans la façon de décider. Il paraît qu'il y a un ministre de l'écologie. Il paraît que Parti socialiste et UMP sont opposés. Il paraît...
Voici un jeu d'été. Au terme de cet article, choisissez une réponse parmi les suivantes : 1 - Les décideurs sont menteurs et hypocrites ; 2 - Il y a enfin une vraie politique écologique dans ce pays ; 3 - Toutes vos histoires d'environnement, on s'en bat l'oeil ; 4 - Les responsables sont irresponsables ; 5 - Le capitalisme continue de saccager l'environnement au nom de la "croissance verte" ; 6 - Je cherchais où passer mes vacances, j'ai trouvé.

Or, donc, en la belle ville de Nantes, administrée par Jean-Marc Ayrault, maire et député PS, il y a un aéroport. Son trafic est réduit, mais la disposition de la piste fait que les avions passent au-dessus de l'agglomération, générant des nuisances sonores. Le remède à cet inconvénient est connu de longue date : une piste perpendiculaire à l'existante et-ou divers dispositifs techniques, comme de nouvelles procédures d'atterrissage

Mais cela n'est pas assez beau, pas assez grand, pas assez puissant pour les édiles PS et UMP confondus dans le même enthousiasme bétonneur. Leur rêve ? Un nouvel aéroport dévorant 2 000 hectares de terres agricoles. La rationalité de ce projet s'éclaire quand on sait que, par exemple, l'aéroport de Genève, avec une seule piste et 340 hectares, accueille chaque année 10 millions de passagers. L'aéroport de Nantes actuel a un trafic de 2,8 millions de passagers.

L'aérodrome projeté sur le site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) expulserait cinquante exploitations agricoles, bétonnerait des centaines d'hectares et stimulerait l'étalement urbain. Son coût global, présenté à 560 millions d'euros, est manifestement sous-évalué.

Ce projet contredit incontestablement une politique de prévention du changement climatique, de préservation de l'agriculture, de recherche d'autres modes de vie et de transport. Qu'il soit porté par un hiérarque du Parti socialiste confirme l'état de déliquescence de ce parti. Mais l'UMP est tout aussi enthousiaste. Les observateurs s'interrogent : M. Borloo va-t-il sortir de son prudent mutisme ? "Allô, le Grenelle de l'environnement ?"

C'est la mobilisation des citoyens qui fera pencher la balance. Depuis des années, les associations locales se battent, de plus en plus nombreuses et avec un écho grandissant. Elles sont rejointes par un collectif de plus de 200 élus de terrain. Elles organisent du 2 au 9 août la Semaine de la résistance, à Notre-Dame-des-Landes, ainsi qu'un camp "Action climat", pour la première fois en France. On pourra planter sa tente. Pour l'instant, il y a de l'herbe, pas du béton.

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Le Parisien - 18 juillet 2009 - Quand EDF combat les économies d’énergie

Voltalis, un fabricant de boîtiers destinés à économiser l’électricité, vient d’être condamné à verser une taxe à EDF, qui s’estime lésée par cette technologie. Au grand dam des usagers.

Une décision « injuste et partiale ». Voilà comment Pierre Bivas, PDG de Voltalis, opérateur énergétique spécialisé dans la gestion de l’énergie pour les entreprises et les particuliers, qualifie la décision de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Selon nos informations, celle-ci vient de donner raison à EDF qui réclamait une « taxe » pour compenser le manque à gagner résultant des économies d’énergie réalisées par les clients de Voltalis.

Cette entreprise, créée en 2007, a en effet mis au point un boîtier qui se fixe entre le compteur EDF et le tableau électrique et permet de réaliser des économies d’énergie, déclenchées en temps réel par Internet, en stoppant par exemple le chauffage ou la climatisation. Des économies d’énergie qui allègent la facture des clients, au détriment d’EDF.

Le fournisseur d’électricité demandait ainsi « une rémunération de l’énergie effacée » par Voltalis. « Ceci signifie que, si un ensemble de clients d’EDF acceptent de réduire leur consommation, EDF exige d’être payé comme s’ils avaient consommé ! » précise Pierre Bivas. Cette taxe serait de l’ordre de 70 à 80 % des revenus de Voltalis, autant dire une ponction qui pourrait se révéler fatale pour l’entreprise. Les autres fournisseurs d’énergie (Poweo, Direct Energie…) se sont joints à EDF tout en réclamant une taxe d’un montant bien inférieur.

Une décision surprenante

Pierre Bivas estime qu’EDF cherche à freiner la généralisation de ce système car elle ne possède pas encore la technologie pour la développer elle-même. S’il ne s’étonne pas du lobbying effectué par l’opérateur historique, il regrette que la CRE s’en soit fait l’intermédiaire. « C’est une décision contraire à la mission de la CRE de servir les intérêts du consommateur, contraire au Grenelle de l’environnement et contraire aux lois du marché car elle constitue une entrave à la concurrence », s’indigne Pierre Bivas.

Une décision d’autant plus surprenante que le 18 juin, la Ferc, l’équivalent américain de la CRE, encourageait au développement d’un système analogue qui permettrait d’économiser 20 % de l’énergie électrique consommée aux heures de pointe. Pierre Bivas ne compte toutefois pas en rester là : « Voltalis se réserve la possibilité de recourir à toutes les voies de droit pour faire rétablir la prééminence des consommateurs sur l’intérêt des fournisseurs, et au-delà de l’intérêt général comme de la protection de notre planète, tous menacés par cette décision. » Contactée hier, EDF n’a pas souhaité faire de commentaire.

Maxime Goldbaum

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Actu-Environnement.com - 16 juillet 2009 - ''Jour de la Nuit'' : un évènement pour dénoncer la pollution lumineuse

Un collectif de treize structures* appelle les collectivités locales, associations et citoyens à participer au premier « Jour de la Nuit ». Cet événement, organisé le samedi 24 octobre prochain, vise à attirer l'attention du grand public sur une nuisance environnementale : la pollution lumineuse.

Evènement participatif, toutes les structures susceptibles de proposer une activité au grand public lors du Jour de la Nuit pourront l'inscrire en ligne sur Internet, explique l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturne, qui fait partie des organisateurs. Pour découvrir les animations organisées près de chez soi, chacun pourra consulter la carte de France interactive fin septembre, précise l'association. De nombreuses animations et activités peuvent êtres proposés au public : sorties nature, observations des étoiles, expositions, balades nocturnes…

Pour (re)découvrir la biodiversité nocturne, les collectivités locales sont appelées, en parallèle, à éteindre symboliquement une partie de leur éclairage public en soirée.

Si l'augmentation des éclairages nocturnes a un coût énergétique certain, elle a également des effets sur les populations animales, végétales et humaines. Ce phénomène mal connu jusqu'alors est désormais reconnu dans le Code de l'Environnement via un article du projet de loi Grenelle 1. Le texte vise à réglementer l'excès d'éclairage artificiel la nuit par la mise en œuvre de mesures de prévention, de suppression ou de limitation. Le Grenelle 2 devrait en préciser les détails.

La pollution lumineuse est le résultat d'un facteur naturel conjugué à un phénomène artificiel : la lumière émise par l'éclairage artificiel est réfléchie par le sol et les bâtiments et diffusée par les gouttes d'eau, les particules de poussières et les aérosols en suspension dans l'atmosphère. Si l'on ne peut pas dans l'absolu, supprimer toutes les sources d'éclairage artificiel, opter pour des équipements mieux adaptés permettrait de réduire la pollution lumineuse. En effet, la plupart des systèmes d'éclairage actuels envoient une partie de leur lumière vers le ciel au lieu d'être orientés vers le sol. Une surpuissance des installations et une utilisation mal adaptée sont également en cause.

C.SEGHIER

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LeMonde.fr avec AFP - 16 juillet 2009 - Cancer des glandes salivaires, le portable mis en cause

La très forte augmentation du nombre de cancers des glandes salivaires en Israël constatée ces dernières années pourrait être liée à l'utilisation de téléphones portables, selon une étude réalisée par des chercheurs israéliens. Cette étude, réalisée entre 1970 et 2006 par l'Association dentaire israélienne et citée jeudi par le quotidien Haaretz, fait apparaître une hausse très importante de tumeurs malignes affectant les glandes parotides situées sous l'oreille, près de l'endroit utilisé pour téléphoner. "Entre 1980 et 2002, le nombre de cancers de la parotide est resté stables à 25 par an, alors que ce chiffre est passé à 75 durant les cinq années suivantes", a indiqué Avi Zini, de l'école dentaire Hadassah. En revanche, les cancers des glandes situées dans la bouche inférieure sont restés stables.

En outre, le nombre de cancers soupçonnés d'être liés à l'usage du portable était proportionnellement plus important chez des patients jeunes, qui utilisent le plus ce genre d'appareil. Une cinquième d'entre eux avait moins de 20 ans. "Nous n'avons pas collecté des données sur l'usage du téléphone portable de la part de ces patients. Mais l'augmentation des cas peut parfaitement indiquer qu'une plus forte exposition aux téléphones cellulaires peut provoquer des dégâts par radiation", a ajouté Avi Zini.

Les chercheurs vont tenter d'établir dans un deuxième temps un lien statistique entre ces cancers et l'usage de téléphones portables. En 2007, une autre étude israélienne avait déjà conclu que les irradiations des radiofréquences micro-ondes émises par les téléphones cellulaires augmentent nettement les risques de cancer des glandes salivaires. Les risques de développer une tumeur cancéreuse de ces glandes sont près de 50 % plus élevés auprès d'utilisateurs fréquents de téléphones cellulaires (22 heures par mois), avait indiqué cette étude publiée dans American Journal of Epidemiology. Le risque est encore plus grand si les utilisateurs placent l'appareil sur la même oreille ou s'ils ne disposent pas d'un écouteur, ou s'il se trouvent dans des zones rurales.

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NouvelObs.com - 09 juillet 2009 - Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau

Les habitants de la petite ville de Bundanoon ont décidé d'interdire la vente de bouteilles dans leur commune afin de limiter le coût environnemental que représentent l'extraction, l'embouteillage et la distribution.

Les habitants de la ville Bundanoon en Australie ont décidé, mercredi 8 juillet, d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans leur commune, une première mondiale dans la lutte pour la protection de l'environnement.

Cette décision a été votée à la quasi-unanimité lors d'une réunion publique à laquelle participaient 350 résidents des 2.500 habitants de cette petite ville située dans l'Etat du New South Wales. Seules deux personnes ont voté contre, un habitant et le représentant de l'industrie de l'eau minérale.

"Bundy on Tap"

L'interdiction de vente de bouteilles d'eau fait partie d'une campagne de sensibilisation à l'environnement lancée par la municipalité et baptisée "Bundy on Tap" (de "Bundy", surnom de la ville et "Tap" signifiant robinet).

C'est un projet d'une société de boissons qui a sensibilisé les habitants au coût environnemental que représentent l'extraction, la mise en bouteille et la distribution de l'eau minérale. Celle-ci envisageait en effet d'exploiter une réserve d'eau située sous la ville. "La société voulait extraire l'eau localement, la mettre en bouteille à Sydney et la ramener ici pour la vendre", explique à la BBC l'un des responsable de la campagne.

Si les habitants de Bundanoon devront maintenant se contenter de l'eau du robinet, les visiteurs, eux, se verront remettre une bouteille réutilisable, marqué du slogan "Bundy on Tap".

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[CommPresse UICN - 02 juillet 2009] - La crise que traverse la vie sauvage pire que la crise économique

La vie sur la planète est gravement menacée, malgré l’engagement d’inverser la tendance pris par les dirigeants mondiaux, selon une analyse détaillée de la Liste rouge UICN des espèces menacées™.

Publiée tous les quatre ans, l’étude de l’UICN paraît aujourd’hui juste avant la date fixée par les gouvernements pour évaluer le degré de réalisation de l’objectif 2010 de réduction de la perte de biodiversité. Le rapport de l’UICN, Wildlife in a Changing World (La vie sauvage dans un monde en mutation) montre que l’objectif 2010 ne sera pas atteint.

« Lorsque les Etats prennent des mesures pour réduire la perte de biodiversité, il y a quelques avancées, mais nous sommes encore loin d’avoir inversé la tendance », dit Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces et rédacteur principal de la publication. « Il est temps de reconnaître que la nature est la plus grande entreprise du monde et qu’elle oeuvre – gratuitement – au profit de 100% de l’humanité. Les Gouvernements devraient faire des efforts aussi importants, sinon plus, pour sauver la nature que pour sauver les secteurs économiques et financiers. »

L’étude analyse la situation de 44 838 espèces de la Liste rouge de l’UICN et présente les résultats par groupes d’espèces, régions géographiques et habitats (marins, eau douce, terrestres).

869 espèces sont éteintes ou éteintes à l’état sauvage; ce chiffre atteint 1159 si on y ajoute les 290 espèces en danger critique d’extinction classées comme étant « probablement éteintes ». Dans l’ensemble, au moins 16 928 espèces sont menacées d’extinction. Etant donné que l’analyse ne porte que sur 2,7% des 1,8 millions d’espèces décrites, ce chiffre est considérablement sous-estimé, mais il représente un instantané utile de ce qui arrive à l’ensemble des formes de vie sur la terre.

Un nombre plus élevé d’espèces d’eau douce a été évalué, ce qui donne une meilleure idée de leur situation critique. Ainsi, en Europe, 38% des poissons sont menacés ; en Afrique de l’Est, 28%. La forte connectivité des systèmes d’eau douce, qui permet aux espèces envahissantes et à la pollution de se propager rapidement, et une exploitation des ressources en eau tenant peu compte des espèces qui y vivent sont à l’origine de ces chiffres.

Dans les océans, le panorama est également sombre. Le rapport montre qu’une grande variété d’espèces marines subit des pertes potentiellement irréversibles en raison de la surpêche, le changement climatique, les espèces envahissantes, l’urbanisation du littoral et la pollution. Au moins 17% des 1045 espèces de requins et de raies, 12,4 % des mérous et six sur les sept espèces de tortues marines sont menacés d’extinction. Particulièrement préoccupant, le fait que 27% des 845 espèces de coraux formant des récifs sont menacées, 20% sont quasi menacées et 17% ne sont pas suffisamment connues pour être évaluées. Les oiseaux marins sont beaucoup plus menacés (27,5% en danger d’extinction) que les oiseaux terrestres (11,8%)

« Imaginez la pêche sans poissons, l’exploitation forestière sans arbres, le tourisme sans récifs coralliens ni autres espèces sauvages, les cultures sans pollinisateurs », explique J.C. Vié. « Imaginez les dommages pour nos économies et nos sociétés si tout cela était perdu. Tous les animaux et les plantes qui constituent la trame extraordinaire de la vie sur la planète ont un rôle spécifique et assurent des biens essentiels : nourriture, médicaments, oxygène, eau salubre, pollinisation des cultures, stockage du carbone et fertilisation des sols. L’économie dépend complètement de la diversité des espèces. Nous avons besoin de toutes les espèces, et de populations nombreuses. C’est simple : nous ne pouvons littéralement pas nous permettre de les perdre. »

Le rapport montre que près d’un tiers des amphibiens, plus d’un oiseau sur huit et près d’un quart des mammifères sont menacés d’extinction. Pour certaines catégories de plantes, comme les conifères et les cycadacées, la situation est encore plus préoccupante, avec 28% et 52% d’espèces menacées respectivement. Dans tous ces cas, la principale menace est la destruction des habitats, en raison de l’agriculture, des aménagements ou encore de l’exploitation forestière.

Chez les amphibiens, la chytridiomycose, une maladie infectieuse provoquée par un champignon, touche un nombre croissant d’espèces et complique les actions de conservation. Chez les oiseaux, le plus grand nombre d’espèces menacées se trouve au Brésil et en Indonésie, mais la plus forte proportion d’oiseaux menacés ou éteints correspond aux îles océaniques. Les espèces envahissantes et la chasse sont les menaces principales. Pour les mammifères, la chasse non durable est le danger le plus important, après la destruction des habitats. L’impact est fort en Asie, où la déforestation avance aussi rapidement.

« La lecture du rapport peut paraître déprimante », dit Craig Hilton Taylor, responsable de l’Unité de l’UICN en charge de la Liste rouge et co-rédacteur de l’ouvrage. « Il nous indique que la crise de l’extinction est aussi mauvaise que nous le craignions ou même pire. Mais il montre aussi les tendances suivies par les espèces, ce qui est essentiel pour prendre les bonnes décisions. D’ici 2010, la communauté internationale devrait utiliser ce rapport à bon escient pour répondre à la situation ».

Le changement climatique n’est pas la principale menace pour les espèces sauvages à l’heure actuelle, mais il pourrait bientôt le devenir, d’après l’étude. Ayant examiné les caractéristiques biologiques de 17 000 espèces d’oiseaux, d’amphibiens et de coraux formant des récifs, le rapport conclut qu’une part importante des espèces actuellement non menacées d’extinction sont sensibles au changement climatique. C’est le cas pour 30% des oiseaux non menacés, 51% des coraux non menacés et 41% des amphibiens non menacés, qui ont tous des caractéristiques les rendant vulnérables au changement climatique.

Les indices de la Liste rouge permettent de suivre les tendances du risque d’extinction chez différents groupes d’espèces. De nouveaux indices ont été définis, avec des résultats intéressants. La détérioration se poursuit pour les oiseaux, les mammifères, les amphibiens et les coraux, avec un déclin particulièrement rapide pour ces derniers. Des indices ont aussi été calculés pour des espèces d’amphibiens, de mammifères et d’oiseaux utilisées pour la nourriture et la médecine. Les résultats montrent que les espèces d’oiseaux et de mammifères utilisées à ces fins sont beaucoup plus menacées. La diminution de ces ressources a des effets sur la santé et le bien-être des populations qui en dépendent directement.

« La Liste rouge de l’UICN ouvre une fenêtre sur un grand nombre de grands enjeux de notre temps, y compris le changement climatique, la destruction des systèmes d’eau douce et la surpêche », explique Simon Stuart, Président de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN et co-rédacteur. « Si nous ne traitons pas les causes essentielles de la non durabilité de la planète, les idéaux élevés des Etats en matière de réduction des taux d’extinction ne compteront pour rien. » Pour lire le texte complet du rapport, Wildlife in a Changing World – an analysis of the 2008 IUCN Red List of Threatened Species™ (Les espèces sauvages dans un monde en mutation : une analyse de la

Liste rouge UICN des espèces menacées 2008) :
http://data.iucn.org/dbtw-wpd/edocs/RL-2009-001.pdf

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