|
SOMMAIRE
Recevoir
le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
|
|
|
|
|
|
|
***********
Recevoir
le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Chaque semaine, Agir
pour l'Environnement vous fait parvenir une synthèse de l'actualité
liée aux campagnes de mobilisation en cours (téléphonie
mobile, pesticides, nucléaire, 4x4, climat, déchets
ménagers, biodiversité, antipublicité, ogm...)
> Vous
inscrire au Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
> Accéder
à la dernière campagne d'Agir pour l'Environnement
: "Pesticides, les abeilles piquées au vif !"
> Lire
le dernier Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
> Effectuer
un don à Agir pour l'Environnement
> Devenir
bénévole de l'association
***********
Le
Monde - 18 juillet 2009 - Chronique - A vous de jouer, par Hervé
Kempf
Il paraît que le développement durable
est la nouvelle boussole des politiques. Il paraît que le
Grenelle de l'environnement a marqué une rupture dans la
façon de décider. Il paraît qu'il y a un ministre
de l'écologie. Il paraît que Parti socialiste et UMP
sont opposés. Il paraît...
Voici un jeu d'été. Au terme de cet article, choisissez
une réponse parmi les suivantes : 1 - Les décideurs
sont menteurs et hypocrites ; 2 - Il y a enfin une vraie politique
écologique dans ce pays ; 3 - Toutes vos histoires d'environnement,
on s'en bat l'oeil ; 4 - Les responsables sont irresponsables ;
5 - Le capitalisme continue de saccager l'environnement au nom de
la "croissance verte" ; 6 - Je cherchais où passer
mes vacances, j'ai trouvé.
Or,
donc, en la belle ville de Nantes, administrée par Jean-Marc
Ayrault, maire et député PS, il y a un aéroport.
Son trafic est réduit, mais la disposition de la piste fait
que les avions passent au-dessus de l'agglomération, générant
des nuisances sonores. Le remède à cet inconvénient
est connu de longue date : une piste perpendiculaire à l'existante
et-ou divers dispositifs techniques, comme de nouvelles procédures
d'atterrissage
Mais
cela n'est pas assez beau, pas assez grand, pas assez puissant pour
les édiles PS et UMP confondus dans le même enthousiasme
bétonneur. Leur rêve ? Un nouvel aéroport dévorant
2 000 hectares de terres agricoles. La rationalité de ce
projet s'éclaire quand on sait que, par exemple, l'aéroport
de Genève, avec une seule piste et 340 hectares, accueille
chaque année 10 millions de passagers. L'aéroport
de Nantes actuel a un trafic de 2,8 millions de passagers.
L'aérodrome
projeté sur le site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)
expulserait cinquante exploitations agricoles, bétonnerait
des centaines d'hectares et stimulerait l'étalement urbain.
Son coût global, présenté à 560 millions
d'euros, est manifestement sous-évalué.
Ce
projet contredit incontestablement une politique de prévention
du changement climatique, de préservation de l'agriculture,
de recherche d'autres modes de vie et de transport. Qu'il soit porté
par un hiérarque du Parti socialiste confirme l'état
de déliquescence de ce parti. Mais l'UMP est tout aussi enthousiaste.
Les observateurs s'interrogent : M. Borloo va-t-il sortir de son
prudent mutisme ? "Allô, le Grenelle de l'environnement
?"
C'est
la mobilisation des citoyens qui fera pencher la balance. Depuis
des années, les associations locales se battent, de plus
en plus nombreuses et avec un écho grandissant. Elles sont
rejointes par un collectif de plus de 200 élus de terrain.
Elles organisent du 2 au 9 août la Semaine de la résistance,
à Notre-Dame-des-Landes, ainsi qu'un camp "Action climat",
pour la première fois en France. On pourra planter sa tente.
Pour l'instant, il y a de l'herbe, pas du béton.
***********
Le
Parisien - 18 juillet 2009 - Quand EDF combat les économies
d’énergie
Voltalis, un fabricant de boîtiers destinés à
économiser l’électricité, vient d’être
condamné à verser une taxe à EDF, qui s’estime
lésée par cette technologie. Au grand dam des usagers.
Une
décision « injuste et partiale ». Voilà
comment Pierre Bivas, PDG de Voltalis, opérateur énergétique
spécialisé dans la gestion de l’énergie
pour les entreprises et les particuliers, qualifie la décision
de la Commission de régulation de l’énergie
(CRE). Selon nos informations, celle-ci vient de donner raison à
EDF qui réclamait une « taxe » pour compenser
le manque à gagner résultant des économies
d’énergie réalisées par les clients de
Voltalis.
Cette entreprise, créée en 2007, a en effet mis au
point un boîtier qui se fixe entre le compteur EDF et le tableau
électrique et permet de réaliser des économies
d’énergie, déclenchées en temps réel
par Internet, en stoppant par exemple le chauffage ou la climatisation.
Des économies d’énergie qui allègent
la facture des clients, au détriment d’EDF.
Le fournisseur d’électricité demandait ainsi
« une rémunération de l’énergie
effacée » par Voltalis. « Ceci signifie que,
si un ensemble de clients d’EDF acceptent de réduire
leur consommation, EDF exige d’être payé comme
s’ils avaient consommé ! » précise Pierre
Bivas. Cette taxe serait de l’ordre de 70 à 80 % des
revenus de Voltalis, autant dire une ponction qui pourrait se révéler
fatale pour l’entreprise. Les autres fournisseurs d’énergie
(Poweo, Direct Energie…) se sont joints à EDF tout
en réclamant une taxe d’un montant bien inférieur.
Une
décision surprenante
Pierre
Bivas estime qu’EDF cherche à freiner la généralisation
de ce système car elle ne possède pas encore la technologie
pour la développer elle-même. S’il ne s’étonne
pas du lobbying effectué par l’opérateur historique,
il regrette que la CRE s’en soit fait l’intermédiaire.
« C’est une décision contraire à la mission
de la CRE de servir les intérêts du consommateur, contraire
au Grenelle de l’environnement et contraire aux lois du marché
car elle constitue une entrave à la concurrence »,
s’indigne Pierre Bivas.
Une décision d’autant plus surprenante que le 18 juin,
la Ferc, l’équivalent américain de la CRE, encourageait
au développement d’un système analogue qui permettrait
d’économiser 20 % de l’énergie électrique
consommée aux heures de pointe. Pierre Bivas ne compte toutefois
pas en rester là : « Voltalis se réserve la
possibilité de recourir à toutes les voies de droit
pour faire rétablir la prééminence des consommateurs
sur l’intérêt des fournisseurs, et au-delà
de l’intérêt général comme de la
protection de notre planète, tous menacés par cette
décision. » Contactée hier, EDF n’a pas
souhaité faire de commentaire.
Maxime Goldbaum
*************
Actu-Environnement.com
- 16 juillet 2009 - ''Jour de la Nuit'' : un évènement
pour dénoncer la pollution lumineuse
Un collectif de treize structures*
appelle les collectivités locales, associations et citoyens
à participer au premier « Jour de la Nuit ».
Cet événement, organisé le samedi 24 octobre
prochain, vise à attirer l'attention du grand public sur
une nuisance environnementale : la pollution lumineuse.
Evènement participatif, toutes
les structures susceptibles de proposer une activité au grand
public lors du Jour de la Nuit pourront l'inscrire en ligne sur
Internet, explique l'Association Nationale pour la Protection du
Ciel et de l'Environnement Nocturne, qui fait partie des organisateurs.
Pour découvrir les animations organisées près
de chez soi, chacun pourra consulter la carte de France interactive
fin septembre, précise l'association. De nombreuses animations
et activités peuvent êtres proposés au public
: sorties nature, observations des étoiles, expositions,
balades nocturnes…
Pour (re)découvrir la biodiversité
nocturne, les collectivités locales sont appelées,
en parallèle, à éteindre symboliquement une
partie de leur éclairage public en soirée.
Si l'augmentation des éclairages
nocturnes a un coût énergétique certain, elle
a également des effets sur les populations animales, végétales
et humaines. Ce phénomène mal connu jusqu'alors est
désormais reconnu dans le Code de l'Environnement via un
article du projet de loi Grenelle 1. Le texte vise à réglementer
l'excès d'éclairage artificiel la nuit par la mise
en œuvre de mesures de prévention, de suppression ou
de limitation. Le Grenelle 2 devrait en préciser les détails.
La pollution lumineuse est le résultat
d'un facteur naturel conjugué à un phénomène
artificiel : la lumière émise par l'éclairage
artificiel est réfléchie par le sol et les bâtiments
et diffusée par les gouttes d'eau, les particules de poussières
et les aérosols en suspension dans l'atmosphère. Si
l'on ne peut pas dans l'absolu, supprimer toutes les sources d'éclairage
artificiel, opter pour des équipements mieux adaptés
permettrait de réduire la pollution lumineuse. En effet,
la plupart des systèmes d'éclairage actuels envoient
une partie de leur lumière vers le ciel au lieu d'être
orientés vers le sol. Une surpuissance des installations
et une utilisation mal adaptée sont également en cause.
C.SEGHIER
*************
LeMonde.fr
avec AFP - 16 juillet 2009 - Cancer des glandes salivaires, le portable
mis en cause
La très
forte augmentation du nombre de cancers des glandes salivaires en
Israël constatée ces dernières années
pourrait être liée à l'utilisation de téléphones
portables, selon une étude réalisée par des
chercheurs israéliens. Cette étude, réalisée
entre 1970 et 2006 par l'Association dentaire israélienne
et citée jeudi par le quotidien Haaretz, fait apparaître
une hausse très importante de tumeurs malignes affectant
les glandes parotides situées sous l'oreille, près
de l'endroit utilisé pour téléphoner. "Entre
1980 et 2002, le nombre de cancers de la parotide est resté
stables à 25 par an, alors que ce chiffre est passé
à 75 durant les cinq années suivantes", a indiqué
Avi Zini, de l'école dentaire Hadassah. En revanche, les
cancers des glandes situées dans la bouche inférieure
sont restés stables.
En
outre, le nombre de cancers soupçonnés d'être
liés à l'usage du portable était proportionnellement
plus important chez des patients jeunes, qui utilisent le plus ce
genre d'appareil. Une cinquième d'entre eux avait moins de
20 ans. "Nous n'avons pas collecté des données
sur l'usage du téléphone portable de la part de ces
patients. Mais l'augmentation des cas peut parfaitement indiquer
qu'une plus forte exposition aux téléphones cellulaires
peut provoquer des dégâts par radiation", a ajouté
Avi Zini.
Les chercheurs vont tenter d'établir dans un deuxième
temps un lien statistique entre ces cancers et l'usage de téléphones
portables. En 2007, une autre étude israélienne avait
déjà conclu que les irradiations des radiofréquences
micro-ondes émises par les téléphones cellulaires
augmentent nettement les risques de cancer des glandes salivaires.
Les risques de développer une tumeur cancéreuse de
ces glandes sont près de 50 % plus élevés auprès
d'utilisateurs fréquents de téléphones cellulaires
(22 heures par mois), avait indiqué cette étude publiée
dans American Journal of Epidemiology. Le risque est encore plus
grand si les utilisateurs placent l'appareil sur la même oreille
ou s'ils ne disposent pas d'un écouteur, ou s'il se trouvent
dans des zones rurales.
*************
NouvelObs.com
- 09 juillet 2009 - Une ville australienne interdit les bouteilles
d'eau
Les habitants de la petite ville de Bundanoon ont décidé
d'interdire la vente de bouteilles dans leur commune afin de limiter
le coût environnemental que représentent l'extraction,
l'embouteillage et la distribution.
Les
habitants de la ville Bundanoon en Australie ont décidé,
mercredi 8 juillet, d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans
leur commune, une première mondiale dans la lutte pour la
protection de l'environnement.
Cette
décision a été votée à la quasi-unanimité
lors d'une réunion publique à laquelle participaient
350 résidents des 2.500 habitants de cette petite ville située
dans l'Etat du New South Wales. Seules deux personnes ont voté
contre, un habitant et le représentant de l'industrie de
l'eau minérale.
"Bundy
on Tap"
L'interdiction
de vente de bouteilles d'eau fait partie d'une campagne de sensibilisation
à l'environnement lancée par la municipalité
et baptisée "Bundy on Tap" (de "Bundy",
surnom de la ville et "Tap" signifiant robinet).
C'est
un projet d'une société de boissons qui a sensibilisé
les habitants au coût environnemental que représentent
l'extraction, la mise en bouteille et la distribution de l'eau minérale.
Celle-ci envisageait en effet d'exploiter une réserve d'eau
située sous la ville. "La société voulait
extraire l'eau localement, la mettre en bouteille à Sydney
et la ramener ici pour la vendre", explique à la BBC
l'un des responsable de la campagne.
Si
les habitants de Bundanoon devront maintenant se contenter de l'eau
du robinet, les visiteurs, eux, se verront remettre une bouteille
réutilisable, marqué du slogan "Bundy on Tap".
*************
[CommPresse
UICN - 02 juillet 2009] - La crise que traverse la vie sauvage pire
que la crise économique
La vie sur la planète est
gravement menacée, malgré l’engagement d’inverser
la tendance pris par les dirigeants mondiaux, selon une analyse
détaillée de la Liste rouge UICN des espèces
menacées™.
Publiée tous les quatre ans,
l’étude de l’UICN paraît aujourd’hui
juste avant la date fixée par les gouvernements pour évaluer
le degré de réalisation de l’objectif 2010 de
réduction de la perte de biodiversité. Le rapport
de l’UICN, Wildlife in a Changing World (La vie sauvage dans
un monde en mutation) montre que l’objectif 2010 ne sera pas
atteint.
« Lorsque les Etats prennent
des mesures pour réduire la perte de biodiversité,
il y a quelques avancées, mais nous sommes encore loin d’avoir
inversé la tendance », dit Jean-Christophe Vié,
Directeur adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces
et rédacteur principal de la publication. « Il est
temps de reconnaître que la nature est la plus grande entreprise
du monde et qu’elle oeuvre – gratuitement – au
profit de 100% de l’humanité. Les Gouvernements devraient
faire des efforts aussi importants, sinon plus, pour sauver la nature
que pour sauver les secteurs économiques et financiers. »
L’étude analyse la
situation de 44 838 espèces de la Liste rouge de l’UICN
et présente les résultats par groupes d’espèces,
régions géographiques et habitats (marins, eau douce,
terrestres).
869 espèces sont éteintes
ou éteintes à l’état sauvage; ce chiffre
atteint 1159 si on y ajoute les 290 espèces en danger critique
d’extinction classées comme étant « probablement
éteintes ». Dans l’ensemble, au moins 16 928
espèces sont menacées d’extinction. Etant donné
que l’analyse ne porte que sur 2,7% des 1,8 millions d’espèces
décrites, ce chiffre est considérablement sous-estimé,
mais il représente un instantané utile de ce qui arrive
à l’ensemble des formes de vie sur la terre.
Un nombre plus élevé
d’espèces d’eau douce a été évalué,
ce qui donne une meilleure idée de leur situation critique.
Ainsi, en Europe, 38% des poissons sont menacés ; en Afrique
de l’Est, 28%. La forte connectivité des systèmes
d’eau douce, qui permet aux espèces envahissantes et
à la pollution de se propager rapidement, et une exploitation
des ressources en eau tenant peu compte des espèces qui y
vivent sont à l’origine de ces chiffres.
Dans les océans, le panorama
est également sombre. Le rapport montre qu’une grande
variété d’espèces marines subit des pertes
potentiellement irréversibles en raison de la surpêche,
le changement climatique, les espèces envahissantes, l’urbanisation
du littoral et la pollution. Au moins 17% des 1045 espèces
de requins et de raies, 12,4 % des mérous et six sur les
sept espèces de tortues marines sont menacés d’extinction.
Particulièrement préoccupant, le fait que 27% des
845 espèces de coraux formant des récifs sont menacées,
20% sont quasi menacées et 17% ne sont pas suffisamment connues
pour être évaluées. Les oiseaux marins sont
beaucoup plus menacés (27,5% en danger d’extinction)
que les oiseaux terrestres (11,8%)
« Imaginez la pêche
sans poissons, l’exploitation forestière sans arbres,
le tourisme sans récifs coralliens ni autres espèces
sauvages, les cultures sans pollinisateurs », explique J.C.
Vié. « Imaginez les dommages pour nos économies
et nos sociétés si tout cela était perdu. Tous
les animaux et les plantes qui constituent la trame extraordinaire
de la vie sur la planète ont un rôle spécifique
et assurent des biens essentiels : nourriture, médicaments,
oxygène, eau salubre, pollinisation des cultures, stockage
du carbone et fertilisation des sols. L’économie dépend
complètement de la diversité des espèces. Nous
avons besoin de toutes les espèces, et de populations nombreuses.
C’est simple : nous ne pouvons littéralement pas nous
permettre de les perdre. »
Le rapport montre que près
d’un tiers des amphibiens, plus d’un oiseau sur huit
et près d’un quart des mammifères sont menacés
d’extinction. Pour certaines catégories de plantes,
comme les conifères et les cycadacées, la situation
est encore plus préoccupante, avec 28% et 52% d’espèces
menacées respectivement. Dans tous ces cas, la principale
menace est la destruction des habitats, en raison de l’agriculture,
des aménagements ou encore de l’exploitation forestière.
Chez les amphibiens, la chytridiomycose,
une maladie infectieuse provoquée par un champignon, touche
un nombre croissant d’espèces et complique les actions
de conservation. Chez les oiseaux, le plus grand nombre d’espèces
menacées se trouve au Brésil et en Indonésie,
mais la plus forte proportion d’oiseaux menacés ou
éteints correspond aux îles océaniques. Les
espèces envahissantes et la chasse sont les menaces principales.
Pour les mammifères, la chasse non durable est le danger
le plus important, après la destruction des habitats. L’impact
est fort en Asie, où la déforestation avance aussi
rapidement.
« La lecture du rapport peut
paraître déprimante », dit Craig Hilton Taylor,
responsable de l’Unité de l’UICN en charge de
la Liste rouge et co-rédacteur de l’ouvrage. «
Il nous indique que la crise de l’extinction est aussi mauvaise
que nous le craignions ou même pire. Mais il montre aussi
les tendances suivies par les espèces, ce qui est essentiel
pour prendre les bonnes décisions. D’ici 2010, la communauté
internationale devrait utiliser ce rapport à bon escient
pour répondre à la situation ».
Le changement climatique n’est
pas la principale menace pour les espèces sauvages à
l’heure actuelle, mais il pourrait bientôt le devenir,
d’après l’étude. Ayant examiné
les caractéristiques biologiques de 17 000 espèces
d’oiseaux, d’amphibiens et de coraux formant des récifs,
le rapport conclut qu’une part importante des espèces
actuellement non menacées d’extinction sont sensibles
au changement climatique. C’est le cas pour 30% des oiseaux
non menacés, 51% des coraux non menacés et 41% des
amphibiens non menacés, qui ont tous des caractéristiques
les rendant vulnérables au changement climatique.
Les indices de la Liste rouge permettent
de suivre les tendances du risque d’extinction chez différents
groupes d’espèces. De nouveaux indices ont été
définis, avec des résultats intéressants. La
détérioration se poursuit pour les oiseaux, les mammifères,
les amphibiens et les coraux, avec un déclin particulièrement
rapide pour ces derniers. Des indices ont aussi été
calculés pour des espèces d’amphibiens, de mammifères
et d’oiseaux utilisées pour la nourriture et la médecine.
Les résultats montrent que les espèces d’oiseaux
et de mammifères utilisées à ces fins sont
beaucoup plus menacées. La diminution de ces ressources a
des effets sur la santé et le bien-être des populations
qui en dépendent directement.
« La Liste rouge de l’UICN
ouvre une fenêtre sur un grand nombre de grands enjeux de
notre temps, y compris le changement climatique, la destruction
des systèmes d’eau douce et la surpêche »,
explique Simon Stuart, Président de la Commission de la sauvegarde
des espèces de l’UICN et co-rédacteur. «
Si nous ne traitons pas les causes essentielles de la non durabilité
de la planète, les idéaux élevés des
Etats en matière de réduction des taux d’extinction
ne compteront pour rien. » Pour lire le texte complet du rapport,
Wildlife in a Changing World – an analysis of the 2008 IUCN
Red List of Threatened Species™ (Les espèces sauvages
dans un monde en mutation : une analyse de la
Liste
rouge UICN des espèces menacées 2008) :
http://data.iucn.org/dbtw-wpd/edocs/RL-2009-001.pdf
**************
5310
personnes ou associations sont destinataires du Courriel-hebdo d'Agir
pour l'Environnement |