Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°60]


SOMMAIRE
- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- ARTE / Mardi 10 juin 2003 à partir de 20h45 : THEMA - Climat : on nous cache tout, on nous dit rien !
- Pétition Nationale / Loi sur l'énergie : Changeons de cap !
- Info-Energie - Lettre d'information mensuelle du Réseau Energie Climat de France Nature Environnement juin 2003 n°33 : EDITORIAL / Energies renouvelables : entre discours et réalités
- Enjeux-Energie n°12 - 4 juin 2003 : L'éolien pourrait représenter 12 % du marché mondial de l'électricité d'ici 2020
- Inf'OGM, numéro 42 : OGM, entre affirmations gratuites et persuasions onéreuses, des consultations. par Gilles-Eric Séralini, CGB et CRII GEN
- AFP - 3 juin 2003 : Développement durable, cri de colère des associations écologistes
- Festival régional d'éducation à l'environnement "l'environnement en jeu" du 25 au 29 juin 2003 sur le site de la Prévalaye à Rennes
- Le dernier numéro de LaRevueDurable est dans les kiosques : "Rendre les villes durables grâce à leurs habitants"
- Ifen - 22 mai 2003 : Une nouvelle collection de données mises à disposition du public par l'Ifen, les dossiers Internet : http://www.ifen.fr

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- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse de
l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (Téléphonie mobile,
agriculture durable, énergies renouvelables, Agenda 21)

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- ARTE / Mardi 10 juin 2003 à partir de 20h45 : THEMA - Climat : on nous
cache tout, on nous dit rien !
http://www.arte-tv.com/dossier/dossier.jsp?refresh=false&node=274845&lang=fr

Thema, ARTE France Présente par Daniel Leconte
Inondations, catastrophes naturelles, glaciers qui fondent, étés pourris.

Le réchauffement de la planète est-il seul responsable de ces dérèglements ?
Les variations climatiques sont-elles vraiment nouvelles et exceptionnelles
? Le fameux protocole de Kyoto est-il la réponse la plus adaptée ? "De quoi
j'me mêle" enquête.

20h45
Climat : histoire d'une guerre secrète (45') Documentaire Réalisé par Ted
Anspach et Claire Denavarre
Signé par près de 180 pays en décembre 1997, le protocole de Kyoto n'a
toujours pas été ratifié par les principaux pays pollueurs - notamment les
États-Unis. Comment expliquer cet échec ? Coups bas, manipulations,
lobbying. récit d'une grande bataille climatique, politique et économique.
En décembre 1997, des milliers de personnes - journalistes, scientifiques,
diplomates, ministres. - se rendent à la conférence de Kyoto. L'objectif des
organisateurs : obtenir un engagement sur la réduction des émissions
humaines de CO2, responsable de l'effet de serre. Cinq ans après, Kyoto
apparaît comme un échec. Que s'est-il réellement passé pendant cette
conférence ? Quels étaient les enjeux ? Ce film raconte les "trois guerres"
qui se sont jouées à l'époque. La guerre politique tout d'abord : à Kyoto,
chacun est venu défendre ses propres intérêts, négligeant l'enjeu
climatique. Les Européens souhaitent alors parler d'une seule voix, mais la
réalité est bien différente : Dominique Voynet, ministre française de l'
Environnement, ne supporte pas son homologue anglais : "Pour lui, une femme
c'est faible, ça ne comprend rien aux négociations internationales." Elle s'
en prend également au ministre allemand Jürgen Trittin, qu'elle soupçonne de
coups bas : "Il tentait de négocier avec les Américains dans le dos des
Français !" L'ancienne ministre révèle également comment, alors qu'elle
était chargée par son gouvernement de défendre le nucléaire comme substitut
aux énergies fossiles, elle s'est entendue secrètement avec son homologue
britannique pour que le projet échoue.
La guerre économique est tout aussi virulente. L'enquête de Ted Anspach et
Claire Denavarre montre combien les enjeux sont complexes : l'industrie
nucléaire pèse lourd dans les positions françaises et des milliers d'emplois
sont en cause en Amérique.
Mais la partie la plus surprenante du film est celle qui décrit la guerre
des lobbies. Dans le bras de fer qui oppose organisations environnementales
et groupes industriels, tous les moyens sont bons : manifestations, jeux d'
influences, manipulations, bruits de couloirs, etc. Une enquête édifiante
qui montre comment, derrière les discours de façade, chacun fait primer ses
intérêts particuliers.

21h35
Le temps est-il devenu fou? Documentaire (45') Réalisé par Sophie Lepault
On dit que le temps est détraqué, que la banquise fond, que le niveau des
mers monte. Qu'en est-il vraiment ? Saviez-vous que le Groenland se
refroidit, que certains glaciers non seulement ne fondent pas mais
progressent ? Sophie Lepault bouscule quelques idées reçues.
Le film commence avec la troublante histoire du Danois Bjorn Lomborg. Cet
ancien membre de Greenpeace a publié en 2001 un livre explosif, l'Écologiste
sceptique, dans lequel il nie la gravité du réchauffement climatique. D'
abord accusé de malhonnêteté scientifique, Lomborg a finalement été
réhabilité avant de devenir directeur de l'Institut danois de l'
environnement. Indiscutablement, il a ouvert la voie à tout un mouvement de
"sceptiques". Leur message est clair : avant d'accuser de tous les maux l'
homme et ses émissions de gaz carbonique, il faut faire la part entre le
réchauffement constaté depuis quelques dizaines d'années et les variations
naturelles du climat. Pour l'Américain Richard Lintzen, chercheur au
prestigieux MIT de Boston, la machine climatique est bien plus complexe qu'
on ne le laisse entendre. Le scientifique danois John Capellen insiste pour
sa part sur les effets du soleil pour expliquer les changements climatiques.
Un autre chercheur danois, Henrik Svensmark, souligne qu'on ne peut pas
parler d'un réchauffement "global" dans la mesure où certaines régions de la
planète se réchauffent mais que d'autres, comme le Groenland, se
refroidissent. D'autres scientifiques, français et allemands, expliquent
pourquoi on ne peut pas parler uniformément de la fonte de la glace et de l'
élévation du niveau de la mer. Pour le professeur Miller, qui étudie les
carottes de glace prélevées dans l'Antarctique, nous sommes dans une phase
de dégel depuis 15 000 ans : pas étonnant que la planète se réchauffe.
Ainsi, sans nier le réchauffement, cette enquête propose de faire la part
des choses entre les maux que l'on impute à l'homme et les variations
naturelles du climat.

22h20
Débat (30mn.) Présenté par Daniel Leconte
L'ensemble de la "Thema" est rediffusé le 16 juin à partir de 14.30

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- Pétition Nationale / Loi sur l'énergie : Changeons de cap !
Soutenue par Les Amis de la Terre, Agir pour l'Environnement, France Nature
Environnement, Greenpeace, le Réseau Action Climat France, le Réseau Sortir
du Nucléaire et le WWF
http://www.petition-energie.org/index.html

Ni nucléaire, ni dérèglement catastrophique du climat : une autre politique
énergétique est possible !

Le gouvernement fera voter fin 2003 une Loi d'orientation sur l'énergie pour
les trente ans à venir. Un prétendu débat national a précédé ses travaux.
Qui est au courant ? L'avis des Français a-t-il été vraiment sollicité sur
cette question essentielle ?

La politique énergétique actuelle n'est pas soutenable. Notre production et
consommation d'énergies entraîne des conséquences graves sur la planète, sur
notre santé et sur l'avenir : dépendance pétrolière, risques nucléaires,
dérèglement du climat, pollutions... Une approche nouvelle est indispensable
et possible !

Cette pétition vous permet d'exprimer un message fort à nos gouvernants : la
politique énergétique française doit changer de cap pour préserver
l'environnement et les générations futures.

Cette pétition portera votre voix.
Elle sera remise aux parlementaires.

Nos trois priorités fondamentales pour la Loi d'orientation sur l'énergie :

1. Consommer moins et mieux l'énergie
Les pays développés font preuve de boulimie énergétique, au détriment du
reste du monde et de l'avenir. Des mesures fortes de sobriété énergétique,
d'efficacité et d'économies d'énergie doivent être engagées.
Notamment : un plan national d'isolation des bâtiments anciens, une
réglementation plus stricte sur la consommation des appareils, une
limitation des puissances des véhicules mis sur le marché, plus de crédits
pour les transports en commun...

2. Eliminer les risques industriels et environnementaux
Les énergies employées aujourd'hui sont polluantes et dangereuses : le
pétrole dérègle le climat, le nucléaire produit des déchets à vie longue et
entraîne des risques majeurs. Nous souhaitons autant la préservation du
climat qu'une sortie du nucléaire. Il faut pour cela un programme urgent et
ambitieux sur les énergies nouvelles, renouvelables et décentralisées.
Notamment : une politique de la chaleur renouvelable, le renforcement des
tarifs d'achat de l'électricité verte, des moyens sur le solaire, des parcs
éoliens, un basculement des crédits de recherche vers la maîtrise de
l'énergie et les renouvelables...

3. Soumettre les marchés à des règles sociales et environnementales
Face à l'ouverture prévue des marchés du gaz et de l'électricité, il
convient de prendre des mesures de respect du service public et des
contraintes écologiques. Un libéralisme débridé, faisant fi du social et de
l'environnement, est à proscrire !
Notamment : une transparence totale vis-à-vis des clients dans leurs
factures, une prise en compte juste des coûts sociaux et environnementaux
dans les prix (taxes et subventions), un accès prioritaire aux énergies
renouvelables...

Signer tout de suite la pétition :
http://www.petition-energie.org/petition.html

A imprimer, signer et faire signer [PDF - 226 ko] :
http://www.petition-energie.org/Petition.pdf

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- Info-Energie - Lettre d'information mensuelle du Réseau Energie Climat de
France Nature Environnement juin 2003 n°33 : EDITORIAL / Energies
renouvelables : entre discours et réalités

Avec le Débat national sur les énergies, les grands discours se sont
multipliés sur la nécessité de rattraper le retard de la France dans l'
éolien et le solaire. Nicole Fontaine, notre Ministre déléguée à l'industrie
en charge de l'énergie, fut en première ligne : à Rennes le 5 mai dans le
cadre du Débat, sur France Inter le 9 au « Téléphone Sonne », au colloque du
Syndicat des Energies Renouvelables le 15... C'est toujours le même topo :
il faut développer les renouvelables, mais en précisant qu'elles resteront
des « compléments » à l'énergie nucléaire.

Concrètement, on ne voit pourtant aucun véritable effort financier et humain
pour encourager la recherche et le développement sur ces technologies
émergentes ; au contraire, les crédits de l'ADEME ont été rabotés. Pire,
certains parlementaires multiplient les attaques contre les tarifs d'achat
garantis de l'électricité renouvelable (loi électricité du 20 février 2000).

De surcroît, la « fameuse » circulaire aux Préfets sur les procédures
relatives aux parcs éoliens, promise par le MEDD depuis des mois et des
mois, ne cesse d'être reportée. D'après les projets, elle comporterait
certains points positifs mais une annexe concoctée par la Direction de la
Nature et des Paysages du MEDD se révèlerait catastrophique : la
quasi-totalité du territoire y serait considérée comme « zone sensible »
(hors les paysages « protégés » et « très sensibles »), on y parlerait de
co-visibilité des parcs à 10 kilomètres, etc.

A cela s'ajoutent les divers tracas et atermoiements des administrations
hésitantes en l'absence de ligne politique claire : que ce soient les
Préfets maritimes pour l'offshore ou les Préfets de départements et de
régions pour les parcs terrestres, sans oublier les aviations civile et
militaire, l'équipement, les télécoms, RTE ou même la protection civile -
les éoliennes gêneraient les canadairs !

Prenons l'exemple du département de l'Aude. Ce 24 mai, la Compagnie du Vent,
le maire de Névian et le président de la cave coopérative inauguraient un
parc de 15,3 MW (18 machines Gamesa de 0,85 MW). Il y avait là beaucoup de
beau monde pour couper le ruban : Préfet, parlementaires, président du
Conseil Général... Mais plus prosaïquement, que font tous ces décideurs au
jour le jour ? Le Préfet refuse pratiquement tous les permis de construire
depuis un an (en s'abritant derrière la Commission des Sites), le sénateur
Courteau se félicite publiquement de la loi Legrand (dont Info-Energie a
déjà longuement parlé), le président du Conseil général n'a pas donné le
moindre coup de pouce à l'éolien et il n'a même pas été possible de
reconduire le chargé de mission installé en avril 2002 par l'ADEME auprès du
CAUE !

Et pourtant, il faut savoir qu'avec les 86,5 MW en service dans l'Aude -
dans la misère de l'énergie éolienne en France, l'Aude est le département le
plus équipé ! -, le Conseil général touche une part très importante de la
taxe professionnelle (plus que les communes) sans que la moindre part de cet
argent ne serve au soutien des énergies renouvelables.
On le voit, malgré tous les beaux discours, la France est encore très loin
de tenir ses engagements européens - 21% de son électricité produite par des
renouvelables à l'échéance 2010. Il faudrait pour cela 10 000 MW d'éolien,
alors qu'on en est laborieusement à quelques 200 MW (pour, rappelons-le, 12
000 en Allemagne, 4 100 en Espagne et 2 900 au Danemark).
Sans changement de cap, la politique énergétique nationale et locale
continuera à faire le jeu du nucléaire, ce qui signifie se lier les mains
pour des décennies, voir s'accumuler les déchets radioactifs et fleurir les
nouvelles lignes à très haute tension pour exporter notre trop plein.

Pitch BLOCH, Directoire du Réseau Energie

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Info-Energie est la lettre d'information électronique mensuelle conçue,
réalisée et diffusée par le Réseau Energie Climat de France Nature
Environnement. Info-Energie peut être téléchargée sur le site de FNE à l'
adresse suivante : www.fne.asso.fr. Pour recevoir Info-Energie : envoyez
votre adresse e-mail à energie@fne.asso.fr
Directeur de la publication : Bernard Rousseau
Rédacteur en chef : Pierre Delacroix Conception et réalisation : Edouard
Toulouse

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- Enjeux-Energie n°12 - 4 juin 2003 : L'éolien pourrait représenter 12 % du
marché mondial de l'électricité d'ici 2020

L'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA - European Wind Energy
Association) a lancé officiellement la semaine dernière Wind Force 12 à
Bruxelles, qui se veut un plan d'action indiquant comment l'industrie
éolienne pourrait répondre à 12 % de la demande globale en électricité d'ici
2020. Une telle part équivaudrait à une puissance installée de plus de 1200
GW. Selon ce scénario de croissance, on estime que le chiffre d'affaires de
l'industrie en 2020 sera environ 75MM euros, soit dix fois supérieur à celui
de 2002. Un tel développement entraînerait la création de 1,79 millions d'
emplois et permettrait aussi de diminuer les coûts de production à 2,34
cents ? / kWh en 2020. Ces coûts sont actuellement estimés à 3,88 cents /
kWh. Sur le plan environnemental, le rapport estime que près de 11 Mt d'
émissions de GES seraient évitées. Le scénario identifié est basé sur une
croissance annuelle de 25 % durant les cinq premières années, pour passer à
20 % pour la période 2008-2012, 15 % dans les années suivantes et finalement
10 % en 2016. Ces taux se comparent au taux de croissance moyen de 40 %
observé au cours des cinq dernières années.

L'atteinte du 12 % nécessiterait une volonté politique appuyant les
différentes mesures, notamment le transfert des subventions aux énergies
fossiles et nucléaires vers les énergies renouvelables. L'élément
déterminant dans la volonté des gouvernements à investir dans les énergies
renouvelables demeure les objectifs du Protocole de Kyoto. Selon Steve
Sawyer de Greenpeace, l'énergie éolienne est actuellement la technologie d'
énergie renouvelable la plus attirante sur le plan économique, et les pays
chefs de file dans ce secteur vont accumuler les bénéfices
au fur et à mesure que d'autres pays se joindront au mouvement. Le plan
démontre qu'il n'y a pas de barrière technologique ou de problème d'accès à
la ressource éolienne qui empêcheraient la
réalisation cet objectif d'ici 2020. Selon Christian Kjaer de l'EWEA, l'
industrie éolienne serait prête et disposée à rencontrer cet objectif, mais
ce qu'il manque est un signal politique plus fort.

> Pour en savoir plus : http://www.ewea.org/ - [communiqué et étude]

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- Inf'OGM, numéro 42 : OGM, entre affirmations gratuites et persuasions
onéreuses, des consultations. par Gilles-Eric Séralini, CGB et CRII GEN

Le gouvernement organise de manière quasi confidentielle une consultation
Internet des citoyens (tous connectés au Web comme on le sait !) afin d'
espérer amplifier les expérimentations aux champs des OGM. Les modalités
laissent pantois avec un site Internet fonctionnant mal, mais il y avait
urgence. Voilà longtemps que les consommateurs et les associations de
défense de l'environnement ne sont plus représentés à la Commission du Génie
Biomoléculaire évaluant ces expérimentations. Des experts alors s'y
persuadent, avec quelques Académiciens, d'affirmations gratuites espérant
les faire partager au gouvernement : les citoyens seraient mal informés,
victimes de peurs primaires fomentées par des irrationnels, tandis qu'
eux-mêmes jugeraient, par contre scientifiquement et en toute indépendance
de l'économie, que le moratoire européen sur les importations de tourteaux
de soja mal identifiés pour nos vaches retarde considérablement les
développements très onéreux des biotechnologies, les concernant de près. Que
tout cela nous paraîtra ridicule dans quelques années ! Le rapport du
CRII-GEN sur les documents ayant servi aux Académies à établir leurs avis
est consternant : aucune étude épidémiologique ou toxicologique n'a été
examinée, et pour cause, elles n'existent pas ou sont lacunaires.

En fait, le problème n'est pas de savoir s'il faut de la recherche. Comme l'
art, elle est inévitable dans une humanité qui se respecte. La question est
à quelles fins, pour quels risques et à quels prix, supporte-t-on
socialement la transformation des champs des agriculteurs en paillasses d'
industriels, ainsi que la contamination potentielle de l'alimentation et de
l'environnement ? Pour le savoir, il conviendrait d'abord de publier les
résultats des expériences en serres préalables et les objectifs précis des
expérimentations. On saurait qui s'intéresse aux ruches autour des champs d'
OGM, ou qui, dans nos instances officielles est susceptible de doser ces OGM
nouveaux et très particuliers dans la campagne avoisinante, s'ils s'
échappaient... Réellement, personne. Les tris d'OGM peu caractérisés et les
croisements avec de meilleures variétés commerciales constituent l'essentiel
des essais. Qui, parmi les industriels responsables, a réalisé les premiers
tests de toxicité sur mammifères au laboratoire avant d'aller aux champs ?
Encore personne. Le coût de revient des OGM serait trop élevé par rapport à
des techniques classiques. Mais les OGM permettent de breveter la base de l'
alimentation, et la pression économique est donc considérable. Le
gouvernement a-t-il consulté les citoyens sur ce dernier point ?

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Sommaire du numéro 42
Point de vue
Consommation et Economie
Relation UE et Etats Unis
Législation
Moratoire
Recherche et environnement
Questions éthiques
Actions citoyennes
France - Essais en champs controversés
Lire et écrire

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Inf'OGM
Journal d'information sur les OGM
2B, rue Jules Ferry - 93100 montreuil - France
Tél : +33 (0)1 48 51 65 40
Fax : +33 (0)1 48 51 95 12
www.infogm.org

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- AFP - 3 juin 2003 : Développement durable, cri de colère des associations
écologistes

PARIS (AFP) - Le gouvernement a adopté mardi une "stratégie nationale pour
le développement durable" sur cinq ans, déclenchant un véritable cri de
colère des associations écologistes et des gestionnaires des espaces
naturels, étranglés par le gel des crédits en faveur de l'environnement.
Mardi matin, un comité interministériel présidé par le Premier ministre
Jean-Pierre Raffarin a adopté la "stratégie nationale de développement
durable", un document d'une centaine de pages qui doit donner "un contenu
concret au concept de développement durable", selon la ministre de
l'Ecologie Roselyne Bachelot.

Au même moment, les grandes associations écologistes françaises et
l'ensemble des gestionnaires d'espaces naturels dénonçaient "l'écart entre
le discours et l'action", en appelant à "l'arbitrage présidentiel" dans un
communiqué commun.

"Le gel budgétaire gouvernemental massif menace purement et simplement la
survie des acteurs de l'environnement en France", relevaient les
signataires, parmi lesquels les Parcs naturels régionaux, les Réserves
naturelles de France, les Conservatoires d'espaces naturels, ainsi que
plusieurs grandes associations françaises (WWF, Ligue pour la protection des
oiseaux, Bretagne vivante).

"Au secours!", lance pour sa part France Nature Environnement qui fédère la
plupart des associations françaises. "Le gouvernement étant sourd, France
Nature Environnement et l'ensemble des acteurs associatifs de
l'environnement en appellent à l'aide présidentielle", selon le communiqué.

"Tous les crédits d'investissements sont gelés et l'Etat ne règle pas non
plus les factures des dépenses engagées avec son accord les années
précédentes, mettant les organismes les plus fragiles au bord de la
faillite", explique Olivier Lemaître, président de Réserves naturelles de
France. La disparition programmée des emplois jeunes prive les 300 Réserves
naturelles d'un quart de leurs effectifs, soit 150 postes, sans dispositif
de remplacement.

La stratégie adoptée mardi veut pourtant "sortir du catalogue de bonnes
intentions", selon la secrétaire d'Etat au développement durable Tokia
Saïfi.

L'Etat entend donner l'exemple : il s'engage à réduire de 20% les
consommations d'énergie et d'eau des administrations, de 10% les émissions
polluantes de leurs transports, à recycler 60% des papiers blancs.

Le développement durable entre dans les programmes scolaires. Dès 2004,
chaque classe d'âge bénéficiera de 30 heures d'éducation au développement
durable dans le primaire, 20 heures au collège et 10 heures au lycée.

Est annoncée la création d'un Office central pour poursuivre les auteurs
d'atteintes graves à l'environnement, comme il existe un office sur les
stupéfiants ou le trafic d'armes.

Sur des secteurs clés comme les transports - plus du quart des émissions de
CO2 responsables du changement climatique - le gouvernement repousse à
l'automne les grandes décisions.

Il faudra alors trancher, en période de vaches maigres, sur les projets
d'infrastructures les plus respectueux de l'environnement, rail, fret
ferroviaire, voies fluviales, et leur financement.

Le document adopté mardi évoque sans trancher l'éventualité d'une taxation
des poids lourds circulant sur les routes françaises, et d'un rattrapage de
l'écart de fiscalité de 20 centimes entre le gazole et l'essence. Chaque
centime apporterait 200 millions d'euros dans les caisses de l'Etat, soit 4
milliards d'euros au total, selon le cabinet de Mme Bachelot.

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- Festival régional d'éducation à l'environnement "l'environnement en jeu"
du 25 au 29 juin 2003 sur le site de la Prévalaye à Rennes

Entrée gratuite pour tous - Animations, Salon, Spectacles, Conférences,
Débats, ...
--
COMMUNIQUE DE PRESSE
Festival Régional de l'Education à l'Environnement
L'environnement en jeu ! 25 - 29 juin 2003 - La Prévalaye Rennes

Pour 94 % des français, la défense de l'environnement est prioritaire sinon
très importante !
Pour lutter contre la dégradation de l'environnement et du cadre de vie, 71
% des français proposent qu'il faut en premier éduquer et informer les
citoyens pour les inciter à se comporter autrement !*
Le REEB organise en juin 2003 le premier festival de l'Education à
l'Environnement (E.E.) en Bretagne intitulé
L'environnement en jeu !

De nombreux professionnels de l'éducation à l'environnement proposeront du
25 au 29 juin 2003, des animations, des sorties environnement ou découverte
de la nature, des conférences, des ateliers débat à un public varié :
- Enfants en temps de loisirs et en temps scolaire,
- Grand public,
- Professionnels et bénévoles de l'éducation, de l'environnement, S
Les animations se feront sur inscription**.

Programme :
Mercredi 25 : Animations** Centres de loisirs
Jeudi 26 : Animations* *Scolaires
Vendredi 27 :Journées Acteurs de l'éducation à l'environnement
(animateurs, éducateurs, enseignants, étudiants, ...)
Samedi 28 et Dimanche 29 : Animations** et Salon Grand public
Les samedi 28 et dimanche 29 juin, un salon ouvert à tous permettra au grand
public de rencontrer des professionnels de l'environnement. Chaque exposant
proposera une animation pour faire mieux découvrir son domaine d'activités.
L'entrée est gratuite. Le Festival "L'environnement en jeu" aura lieu sur le
site du centre de loisirs de la Prévalaye à Rennes.

Ce festival est organisé par le REEB, Réseau d'Education à l'Environnement
en Bretagne en partenariat avec les associations rennaises d'éducation à
l'environnement (Accueil paysan, Les petits débrouillards Bretagne, Bretagne
vivante SEPNB, Cémea, Ciele, Eau et Rivières de Bretagne, La Feuille
d'érable, La LPO, La Maison de la Consommation et de l'Environnement,
Planète Sciences Bretagne).

Le Festival est soutenu par l'ADEME, l'Agence de l'Eau Loire Bretagne, le
Conseil Régional Bretagne, la DIREN Bretagne, la Direction Régionale et
Départementale de la Jeunesse et des Sports, Rennes Métropole, le Ciné-TNB
(Théâtre National de Bretagne), France Bleu Armorique, TV Rennes, et la
Ville de Rennes.

Coordination et information :
REEB - Tél. : 02 96 48 97 99 - Mel : reeb@wanadoo.fr
** Pour les inscriptions : la MCE (Maison de la Consommation et de
l'Environnement) - Tél. : 02 99 30 35 50
*Résultats issus d'un sondage effectué par la Sofres pour la Fondation de
France auprès de 1000 personnes représentant l'ensemble de la population
âgées de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile en
novembre 2001. Le sondage complet est sur : www.fdf.org

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- Le dernier numéro de LaRevueDurable est dans les kiosques : "Rendre les
villes durables grâce à leurs habitants"

Les villes cristallisent les causes de la non-durabilité du développement
actuel. Lieux de concentration des richesses matérielles, elles ponctionnent
à bras raccourcis les ressources non renouvelables de la planète pour, après
les avoir métabolisées, les rejeter sous forme de rebuts non dégradables et
d'émanations polluantes - gaz à effet de serre en particulier - dans les
écosystèmes. Fondée sur une extension urbaine sans fin qui détruit les
restes de campagnes qui les entourent, leur dynamique ne cesse de faire
empirer ces effets. Et pour quel résultat social ? Une nouvelle forme d'
apartheid, où la ségrégation sociale se conjugue avec une inégalité
considérable de qualité de vie et d'accès à la nature.

Sur la base de ce constat cru, ce dossier cherche des pistes pour inverser
la vapeur. Comment mettre un frein à l'étalement urbain, optimaliser les
flux de matières et d'énergie et maintenir une mixité sociale qui fasse
honneur à la véritable richesse humaine, qui se fonde notamment sur la
diversité des classes sociales, des âges et des origines géographiques ?

Il semble bien qu'aucune inflexion ne sera possible sans la participation
des premiers intéressés au devenir des villes qu'ils habitent, c'est-à-dire
de tous les habitants des villes. Mais là encore, la démobilisation
politique actuelle semble contredire ce postulat. Eh pourtant, des voies
existent pour réintégrer les citoyens à la vie de leur cité. En la matière,
le Sud - comme à Porto Alegre et à Cuba - montre souvent la voie pour
associer les populations a priori les plus démunies à la résolution de très
graves problèmes que soulèvent les villes.

Le sommaire du dossier est disponible à l'adresse: www.cerin.ch
LaRevueDurable est disponible en kiosque en France, mais pas partout. Pour
avoir l'adresse du kiosque qui diffuse la revue le plus proche de chez vous,
n'hésitez pas à écrire à s.jourdan@cerin.

En espérant que cette information trouvera une place dans votre mail-hebdo,
je vous remercie de votre attention.

Bien cordialement,

Susana Jourdan
LaRevueDurable
CERIN - Centre d'études sur la recherche et l'innovation
Rue de Lausanne 91 - 1700 Fribourg - Suisse
Tél: 00 41 26 321 37 10
Fax: 00 41 26 321 37 12
www.cerin.ch

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- Ifen - 22 mai 2003 : Une nouvelle collection de données mises à
disposition du public par l'Ifen, les dossiers Internet : http://www.ifen.fr

L'Institut Français de l'Environnement (Ifen) inaugure un nouvel outil pour
mettre ses données à disposition du public : les dossiers Internet,
consultables dès aujourd'hui sur http://www.ifen.fr/nouveau.htm

Les deux premiers dossiers portent sur :

le rapportage (ou reporting) environnemental des entreprises : une analyse
de la présence d'informations chiffrées en matière d'environnement dans les
rapports d'activité 2001 de 150 grandes entreprises françaises :
http://www.ifen.fr/entreprises/
les marées noires : les impacts potentiels des pollutions sur le littoral
français: géographie du pétrole et transport pétrolier, cartographie de la
vulnérabilité du littoral français et principaux textes réglementaires qui
régissent le trafic maritime et les pollutions qu'il engendre :
http://www.ifen.fr/marees_noires/
Contact presse : Christel Leca : 01 40 20 44 05.

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