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SOMMAIRE
- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- www.liberez-jose.org : Le 14 juillet, participez à
l'opération "Pas de José... pas de défilé
!"
- Productions spéciales présente Ogm= Planète
en danger, 17 artistes soutiennent José Bové
et répondent à l'appel de la Confédération
paysanne
- Le Monde - 26 juin 2003 : Point de vue, La grâce de
Bové grandirait Chirac, par Frédéric
Prat
- Agrisalon.com - 26 juin 2003 : Les OGM, sujet brûlant
du sommet euro-américain sans signe d'apaisement
- AFP - 24 juin 2003 : Bruxelles dément les accusations
de Bush sur les biotechnologies
- Nouvelle subvention pour des chauffe-eaux solaires à
Villiers les Nancy
- Libération - 25 juin 2003 : Effet de serre, un rapport
alerte les automobilistes par Laure Noualhat
- AFP - 24 juin 2003 : Charte: les écologistes dénoncent
les "contradictions" du gouvernement
*************
- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir
une synthèse de
l'actualité liée aux campagnes de mobilisation
en cours (Téléphonie mobile,
agriculture durable, énergies renouvelables, Agenda
21...)
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- www.liberez-jose.org : Le 14 juillet, participez à
l'opération "Pas de
José... pas de défilé !"
Parce que l'embastillement de José Bové, militant
non violent, est
innacceptable et que chaque jour qui passe est un affront
à notre
démocratie, un nouveau site Internet www.liberez-jose.org
réclame une
libération immédiate.
Alors que les militants altermondialistes réclament
cette libération, le
Président de la République paradera au milieu
des militaires le 14 juillet
sur les Champs Elysées. Il est inacceptable qu'un simple
militant anti-OGM
connaisse une telle répression pour des actions de
résistance non violentes
aux OGM.
Pour refuser que notre lutte contre la malbouffe soit criminalisée
au nom de
la primauté de l'OMC sur toutes autres règles
internationales privilégiant
la précaution, les générations futures
et le droit des peuples à se nourrir
eux-mêmes, les animateurs de ce site appellent toutes
celles et ceux qui se
sentent révoltés à télécharger
l'affiche du site et la brandir
ostentiblement lors du passage du Chef de l'Etat sur les Champs
Elysées le
lundi 14 juillet 2003.
Cette action non violente initulée "Pas de José...
pas de défilé !" vise à
obtenir enfin la libération de José Bové
et la reconnaissance de la
pertinence de son combat !
Pour télécharger l'affiche :
http://www.liberez-jose.org/operation14juillet.pdf
Contact :
mailto:contact@liberez-jose.org
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- Productions spéciales présente Ogm= Planète
en danger, 17 artistes
soutiennent José Bové et répondent à
l'appel de la Confédération paysanne
Le syndicat paysan reçoit le soutien de 17 artistes
dans son combat contre
les OGM. Avec l'édition de la compilation « OGM=
PLANETE EN DANGER», la
CONFÉDÉRATION PAYSANNE poursuit son action de
sensibilisation de l'opinion
publique contre les Organismes Génétiquement
Modifiés (O.G.M.), sur le
terrain de la culture et non de l'agriculture. Les artistes,
dont la liste
suit, ont répondu à l'appel de José BOVÉ
pour une mobilisation contre les
OGM, « ces technologies mal maîtrisées
(qui) si elles se généralisent
renforceront la dépendance des paysans vis-à-vis
d'une poignée de
multinationales qui contrôleront, depuis les semences,
toute notre
alimentation ».
On se souvient que le syndicat paysan est victime d'une répression
très
forte après de spectaculaires opérations de
neutralisations d'essais de
plantes transgéniques en plein air. José BOVÉ,
porte-parole emblématique,
est lui-même sur le coup d'une peine d'emprisonnement
très lourde. La
CONFÉDÉRATION PAYSANNE s'est donc tournée
vers des artistes « qui, de plus
en plus nombreux, dénoncent la dérive totalitaire
d'un système économique
productiviste ». Rappelons que 100 000 personnes sont
attendues les 8, 9 et
10 août prochains à Millau pour le grand rassemblement
anti-mondialiste
LARZAC 2003 : concerts, débats et manifestation au
programme.
La CONFÉDÉRATION PAYSANNE profite de cette
occasion pour éditer un CD-ROM,
véritable outil pratique, pédagogique et informatif
destiné à fournir au
publics les clefs d'un débat dont il est privé
et les armes pour lutter
civiquement contre la privatisation du vivant. Au programme
: glossaire,
diaporama, matériel d'Agit' Prop', Ce CD-ROM est offert
en bonus aux
acheteurs de la compilation.
Précisons que le disque est proposé au prix
public conseillé de 15 ? et qu'
il est vendu au profit de la CONFÉDÉRATION PAYSANNE,
c'est-à-dire que l'
organisation syndicale percevra un pourcentage sur chaque
exemplaire vendu,
dès le premier. Les investissements publicitaires seront
supportés par
PRODUCTIONS SPECIALES.
Contact CONFÉDÉRATION PAYSANNE :
81 avenue de la République - 93 170 BAGNOLET
contact@confederationpaysanne.fr
www.confederationpaysanne.fr
Jean-Marc DESFILHES - TÉl. : 01 43 62 04 04
Contact PRODUCTIONS SPECIALES :
BP 12 94363 BRY SUR MARNE CEDEX - prodspec@wanadoo.fr
Valérie SUDER (Distribution) - TÉl. : 01 49
32 18 38
Virginie RICHE (Presse) - Mob. : 06 64 39 46 13 virginie.r@cactusandco.com
PS : toutes les citations sont extraites de la lettre de José
BOVÉ « À tous
les artistes concernés ».
OGM= PLANETE EN DANGER
Sortie nationale le 8 juillet 2003
GUSTAVE PARKING J'osais Bové
DIEUDONNÉ J'm'en cure le zen
HUBERT-FELIX THIEFAINE Exil sur Planete Fantome
LA TORDUE Cap'tain Naimo
LES WAMPAS J'ai avalé une mouche
MANU CHAO Minha Galera <Live>
MASSILIA SOUND SYSTEM Pauvre de Nous
MICKEY 3D La Vallée
NOIR DÉSIR A l'envers à l'endroit
RENAUD Le Déserteur
SANSÉVERINO Le Tango des Gens
SERGENT GARCIA
SINSEMILIA J'préfère cent fois <Live>
SKA-P Mac Dollar
TRYO G8
ZEBDA L'erreur est humaine
KANA La nature <Live>
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- Le Monde - 26 juin 2003 : Point de vue, La grâce
de Bové grandirait
Chirac, par Frédéric Prat
http://www.lemonde.fr/imprimer_article_ref/0,5987,3209--325452,00.html
C'est banal : la loi a toujours un train de retard sur les
pratiques
sociales. Les OGM ? Ils seraient arrivés en catimini
sur le territoire
européen si en 1996 Greenpeace n'avait pas arraisonné,
de façon tout à fait
illégale, plusieurs bateaux chargés de soja
transgénique. En catimini, mais
surtout, plus grave, dans un environnement législatif
totalement déficient.
Certes, une directive européenne sur la dissémination
d'OGM dans
l'environnement existait, mais tellement imparfaite que les
grandes
mobilisations citoyennes, dont les arrachages d'OGM, ont réussi
en quelques
années à l'abroger pour la remplacer par une
autre, plus sévère bien
qu'elle-même encore imparfaite. Le 2 juillet, les parlementaires
européens
doivent se prononcer sur la traçabilité et l'étiquetage
des OGM, preuve s'il
en est que l'environnement législatif, toujours sous
la pression des
citoyens (et contre l'avis des multinationales et des pays
producteurs), est
en constante évolution.
Au cours d'un récent colloque organisé par
la revue L'Ecologiste, Paul
Lannoye, député du groupe des Verts européen,
confirmait que la fameuse
démocratie, rempart supposé de toutes les injustices,
reposait en fait, au
moment des votes, sur les rapports de force des différents
lobbies. Quel
député peut maîtriser tous les épais
dossiers de propositions de
réglementation sur lesquels il doit se prononcer ?
C'est ainsi que l'on en
arrive, comme pour la directive sur la brevetabilité
du vivant, à une
situation où les députés européens
ont approuvé cette directive, mais où la
plupart des gouvernements n'ont pas voulu la transposer, ayant
pris
conscience seulement après coup des enjeux.
Le 2 juillet, les parlementaires auront-ils perçu
qu'ils sont en train de se
prononcer sur un règlement inapplicable ? Dans ce projet
de réglementation,
la présence accidentelle d'OGM non autorisés
serait tolérée en dessous de
0,5 % sans étiquetage. Mais la détection des
OGM non autorisés est
impossible : les laboratoires ne disposent pas des amorces
spécifiques pour
les repérer. En l'absence d'une base de données
mondiale identifiant tous
les OGM commercialisés et en expérimentation
(prévue par le protocole de
Carthagène, mais pas encore opérationnelle),
l'application de ce règlement
serait impossible.
Mais, là encore, les lobbies sont en action. Et la
plainte des Etats- Unis
contre l'UE à l'OMC pour faire lever le moratoire est
une arme
supplémentaire qui embarrasse la Commission. Face aux
millions de dollars
des multinationales probiotec, que reste-t-il aux citoyens
pour se faire
entendre, pour rééquilibrer ces rapports de
force présents avant les votes
des différentes assemblées, qu'elles soient
nationales ou européenne ?
L'action, si possible médiatique, à visage
découvert, sans violence aux
personnes, mais radicale dans ses cibles. Les arrachages de
parcelles d'OGM,
dont personne aujourd'hui ne peut garantir l'innocuité
sur la santé, et dont
on sait déjà qu'ils ont des répercussions
sur l'environnement, en font
partie. Je suis fier d'y avoir participé.
Cette marge de manouvre laissée aux syndicalistes
et aux citoyens est en
train de disparaître. Si l'action ouvertement revendiquée
n'est plus
possible, que nous restera-t-il ? Les destructions de nuit,
les sabotages
anonymes ? La non-violence pourrait paraître bien désuète
aux plus
radicaux...
Pour un gouvernement, il n'y a pas de honte à reconnaître
écouter la rue. Si
elle ne gouverne pas, c'est bien elle qui contrôle (ou
devrait contrôler)
les gouvernants. Jacques Chirac en sortirait grandi s'il accordait
immédiatement la grâce présidentielle
à José, et à tous les militants
syndicalistes non violents qui se battent pour une société
plus juste. Au
nom d'une cohérence avec tous ses récents discours
environnementalistes, il
doit le faire.
Frédéric Prat est ingénieur agronome,
membre d'Inf'OGM
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- Agrisalon.com - 26 juin 2003 : Les OGM, sujet brûlant
du sommet
euro-américain sans signe d'apaisement
Les organismes génétiquement modifiés
(OGM) constituent l'une des
principales pommes de discorde transatlantique et le sommet
UE-USA, qui
s'est tenu mercredi à la Maison Blanche, n'a aucunement
permis de minimiser
les divergences.
Les participants européens à cette rencontre
et un responsable américain
ont publiquement exprimé leurs récriminations
respectives, indiquant
qu'aucun progrès n'a été enregistré
sur ce dossier épineux entre les deux
superpuissances commerciales mondiales.
Le Commissaire européen au commerce extérieur,
le français Pascal Lamy, a
reconnu après une série d'entretiens, dont une
brève conversation avec le
président George W. Bush, que les discussions sur les
OGM "ne paraissaient
pas s'acheminer dans la bonne direction."
"Nous avons des divergences et nous n'avons pas encore
trouvé un juste
milieu pour vivre avec", a-t-il déclaré
lors d'une conférence de presse
conjointe avec son homologue américain Robert Zoellick.
Auparavant, le président en exercice du Conseil des
ministres de l'UE, le
Grec Costas Simitis, et le président de la Commission
européenne, l'Italien
Romano Prodi, avaient clairement laissé entendre que
le désaccord restait
entier avec Washington sur les OGM.
M. Prodi a notamment vivement réfuté les arguments
de M. Bush selon
lesquels la politique européenne dans ce domaine aggraverait
la situation
alimentaire des pays les plus pauvres, affirmant que ce sujet
"n'a rien à
voir avec l'Afrique".
Lui faisant écho, Pascal Lamy, a jugé ensuite
lors de la conférence de
presse citée précédemment, "inacceptables"
les accusations américaines selon
lesquelles l'UE affame le Tiers-Monde en interdisant les OGM
sur son marché,
cherchant ainsi, selon lui, à influencer le débat
sur ce sujet.
"C'est une chose de ne pas être d'accord avec
les processus d'autorisation
des produits alimentaires européens ou américains
mais nous ne pouvons pas
accepter qu'on utilise la famine en Afrique pour chercher
à influencer
l'opinion", a-t-il lancé aux côtés
de Robert Zoellick.
"Nous sommes très sensibles à l'intérêt
montré par les Etats-Unis pour la
faim en Afrique et pour les bienfaits qu'apporteront sans
aucun doute un
jour les miracles de la biotechnologie", a poursuivi
Pascal Lamy.
"Mais nous disons seulement que d'un point de vue européen
ceci apparaît
(surtout) comme une offensive des groupes agroalimentaires
américains pour
écouler des excédents accumulés avec
les anciens programmes d'assistance
alimentaire", a-t-il dit.
"Et cela n'aide pas ceux en Europe qui cherchent à
dépassionner le débat
sur les OGM", a insisté le commissaire européen,
expliquant qu'il serait
préférable que les Etats-Unis adoptent "'une
diplomatie du téléphone et non
pas du mégaphone" en cette matière.
Robert Zoellick a pour sa part expliqué que les Etats-Unis
devaient
adopter une approche globale sur ce sujet.
"Certaines choses que fait l'Europe sont utilisées
par d'autres dans le
monde pour bloquer les produits OGM (...) qui sont très
importants pour le
développement et aussi pour l'environnement en permettant
de réduire
l'utilisation de pesticides", a-t-il expliqué
en réclamant "un débat public
sur ce sujet".
"Nombre d'Africains ont dit publiquement redouter de
produire des produits
OGM car ils ne peuvent pas les vendre dans l'Union Européenne
et cela est un
vrai problème", a-t-il poursuivi.
"Si le public européen peut prendre conscience
de certaines de ces questions
qui se posent pour le reste du monde, leur opinion évoluera",
a-t-il
estimé.
Washington a engagé une action en mai à l'Organisation
mondiale du commerce
(OMC) contre l'UE pour son moratoire sur l'importation de
produits
transgéniques. Ce moratoire pourrait toutefois être
levé après l'adoption
définitive début juillet par le Parlement européen
d'une législation sur
leur étiquetage et leur traçabilité.
*************
- AFP - 24 juin 2003 : Bruxelles dément les accusations
de Bush sur les
biotechnologies
BRUXELLES, 24 juin (AFP) - La Commission européenne
a rejeté mardi les
accusations du président américain George W.
Bush selon lesquelles l'Europe
serait opposée aux biotechnologies.
"Il n'est pas vrai" que "nous soyons opposés
aux biotechnologies", a indiqué
un porte-parole de la Commission européenne. Les insinuations
américaines
sur ce sujet "ne sont tout simplement pas vraies",
a-t-il ajouté.
Le président américain George W. Bush avait
exhorté lundi les gouvernements
européens à renoncer au moratoire sur les importations
de produits agricoles
transgéniques, arguant que leurs réticences
font obstacle à la lutte contre
la famine en Afrique. Il avait demandé aux gouvernements
européens de cesser
de s'opposer à la biotechnologie.
"Nous sommes très actifs pour promouvoir la biotechnologie"
et quant "à la
petite partie qui concerne les OGM, il est faux de dire que
nous les
interdisons", a souligné le porte-parole de l'exécutif
européen.
"L'Europe accorde sept fois plus d'aide à l'Afrique
que les Etats-Unis",
a-t-il argué, en rejetant les arguments du président
américain.
"Notre aide à court terme à l'Afrique
se fait sous forme de subventions,
dont "40%" sont des "achats de la production
locale", a-t-il ajouté. "Nous
avons un dossier plus en ordre" sur ce sujet que les
Etats-Unis, dont l'aide
à l'Afrique est sous forme de produits américains
exportés comportant des
OGM.
"Aucun pays de l'UE n'a essayé d'imposer son
point de vue à l'Afrique ou à
d'autres pays en développement", a ajouté
le porte-parole.
"Il y a certainement des malentendus sur ces sujets",
a-t-il souligné en
espérant que le sommet UE-USA mercredi à Washington
permettra à l'UE de
"préciser" sa position.
Les Etats Unis ont porté plainte à l'OMC contre
l'UE pour son moratoire sur
l'importation de produits transgéniques. Ce moratoire
pourrait toutefois
être levé après l'adoption définitive
début juillet par le Parlement
européen d'une législation sur leur étiquetage
et leur traçabilité.
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- Nouvelle subvention pour des chauffe-eaux solaires à
Villiers les Nancy
Par délibération du conseil municipal en date
du 23/06/03, la commune de
VILLERS les NANCY a décidé de subventionner
l'installation de chauffe-eaux
solaires à hauteur de 150 euros, en complément
des subventions de l'ADEME et
du Conseil Régional de Lorraine. A cette occasion,
nous sommes aperçu (info
ADEME) que nous étions la première commune de
Lorraine (qui compte 4
départements: Meuse, Meurthe et Moselle, Moselle et
Vosges) à proposer ce
type d'aide.
Il n'y a finalement pas de quoi en être fier, en Lorraine,
il n'y a eu que
83 installations de CESI en 2002.
A l'heure où tout le monde parle de développement
durable, il est urgent que
des actions concrètes se réalisent au niveau
des collectivités locales, dans
ce domaine comme dans d'autres.
Cyrille PERROT, Adjoint au maire.
Pour plus d'infos: Pierre SALACHAS Directeur de cabinet 03
83 92 12 05 ou
www.villers-les-nancy.fr
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- Libération - 25 juin 2003 : Effet de serre, un rapport
alerte les
automobilistes par Laure Noualhat
Pollution : des climatiseurs qui font froid dans le dos Libération
http://www.liberation.fr/page.php?Article=120136
Si la climatisation des voitures rafraîchit sans conteste,
le hic, c'est
qu'elle contribue au réchauffement de la planète.
Voici le constat affligé
de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de
l'énergie (Ademe) rendu
hier matin.
La climatisation à bord est dommageable à différents
points de vue. Même si
on l'utilise un quart du temps seulement (en tout cas, sous
nos latitudes),
elle entraîne une surconsommation non négligeable
de carburant. En ville,
sur un véhicule essence, le système engloutit
31 % de carburant en plus,
soit 3 litres sur 100 kilomètres, presque 3 euros en
moins dans le
porte-monnaie ! Sur autoroute, avec un diesel, c'est 20 %
de carburant
supplémentaire qu'il faut aller chercher à la
pompe. Evidemment, consommer
plus de carburant entraîne un plus grand rejet de polluants
comme le dioxyde
de carbone ou les particules. «Avec de tels chiffres,
force est de constater
que l'essor de la climatisation annule une partie des efforts
réalisés sur
la motori sation», regrette Patrick Coroller, qui a
mené l'étude pour
l'Ademe.
Fuites. La climatisation coûte cher à la pompe,
elle pollue et, plus grave
encore, elle fuit. Un système de climatisation est
un circuit fermé de
fluides frigorigènes, les HFC (hydrofluorocarbones).
Or ces gaz ont un
impact très fort sur le réchauffement climatique.
On sait même que 1 kg de
HFC équivaut à 1,3 tonne de CO2 relâché
dans l'atmosphère. Les dispositifs
actuels utilisent des circuits flexibles avec des jointures
qui s'avèrent
peu étanches. Résultat, le fluide frigorigène
s'échappe. «Pour un véhicule,
on a observé une fuite annuelle de 15 %», précise
Patrick Coroller. Si une
boucle de clim perd entre 10 et 70 grammes de HFC par an,
cela représente
entre 13 et 91 kg de CO2. Et, pour 12 millions de véhicules
climatisés qui
parcourent 12 000 kilomètres en un an, ce sont 5 millions
de tonnes de CO2
relâchés dans l'atmosphère.
Que préconise l'Ademe ? «Il est clair qu'un
usage intelligent de la clim a
un impact direct sur les émissions de gaz à
effet de serre», assure Patrick
Coroller. Par «usage intelligent», comprendre
qu'il faut impérativement
remonter ses vitres quand la clim fonctionne, aérer
sa voiture avant de
lancer le froid ou la garer à l'ombre pour éviter
les trop gros écarts de
température ! En fait, l'agence avoue à demi-mots
son impuissance pour
accélérer les travaux des équipementiers,
lesquels planchent sur des
systèmes plus performants, ou pour infléchir
les politiques.
Un must-have. Que faire, en effet, des charges de gaz fluorés
quand le
véhicule arrive en fin de vie ? Celles-ci représentant
moins de 2 kg, il
n'existe aucune obligation légale de recycler les produits.
«C'est un no
man's land», dénonce le Réseau action
climat (RAC). Il n'existe pas non plus
d'obligation de contrôle technique, ou de maintenance,
sur cet équipement.
Par ailleurs, les ONG déplorent l'essor d'un équipement
devenu un must-have
par non-choix. Distribuée en quasi-série, la
clim est devenue inévitable. Un
véhicule sur quatre est aujourd'hui équipé,
avec des dispositifs plutôt bas
de gamme (les fameux systèmes à 1 euro). A l'horizon
2020, neuf voitures sur
dix seront pourvues en système fraîcheur. «La
question du besoin ne se pose
plus et celle du choix, encore moins», peste Raphaëlle
Gautier, juriste au
RAC.
**************
- AFP - 24 juin 2003 : Charte: les écologistes dénoncent
les
"contradictions" du gouvernement
PARIS, 24 juin (AFP) - A la veille de la présentation
en conseil des
ministres de la Charte de l'environnement, les associations
écologistes ont
dénoncé mardi avec une rare virulence une "contradiction
totale" entre les
intentions affichées par le gouvernement et ses actes.
En rognant ses subventions aux acteurs de la protection de
la nature sur le
terrain, "le gouvernement est en totale contradiction
entre les intentions
exprimées au travers de la Charte de l'environnement
(...) et
l'affaiblissement des associations", écrit France
nature environnementdans
un communiqué.
La plus grande confédération écologiste
française demande "en urgence un
plan national de soutien à la vie associative, commençant
par le respect des
engagements budgétaires pour 2003 et 2004".
"La contradiction" entre une Charte visant "une
meilleure prise en compte de
l'environnement" et "la volonté de restriction
des moyens de sa mise en
oeuvre n'est ni compréhensible ni acceptable",
jugent dans un texte séparé
six associations emmenées par les Réserves naturelles
de France et la Ligue
pour la protection des oiseaux.
Les six associations annoncent pour mercredi une dizaine
de manifestations
devant les préfectures de région et les administrations
régionales de
l'environnement (DIREN). Elles ont déjà obtenu
de rencontrer à cette
occasion le préfet de la région Bretagne et
plusieurs directeurs de DIREN.
Connue pour sa modération, FNE monte au créneau
contre l'Etat qui "non
seulement n'affirme plus le renforcement de la vie associative
comme une
priorité (...) mais remet gravement en cause ses engagements
financiers
antérieurs".
L'Etat, accuse-t-elle, "réduit drastiquement"
les budgets de fonctionnement
des associations, "désorganisant leur organisation
permanente", faisant
régresser le travail bénévole et "mettant
directement en péril" leurs
salariés.
Il leur "retire progressivement" la gestion des
milieux naturels sur le
terrain pour la "confier à des organismes techniques
nationaux ou
territoriaux, voire à des organismes utilisateurs"
comme les chasseurs et
les sportifs.
Il conduit des "pseudo-débats publics qui s'adressent
directement aux
citoyens en ignorant ou en tentant d'empêcher les associations
de remplir
leur fonction d'expertise et de relais citoyen", ajoute
FNE dans une
allusion aux débats sur le développement durable
et les énergies organisés
récemment par le gouvernement.
"La question posée, ajoute sévèrement
FNE, est donc de savoir si l'on veut
promouvoir une démocratie citoyenne sans associations
indépendantes et ayant
les moyens d'assurer leur rôle, comme d'autres voudraient
des négociations
sociales sans syndicats ou un débat politique sans
partis".
Greenpeace-France a relevé pour sa part l'attitude
de la France à
l'international, citant la dernière négociation
pour une directive (loi)
européenne sur la responsabilité environnementale
des entreprises.
"La Charte de l'environnement, on s'en moque",
résume pour l'AFP son
directeur, Bruno Rebelle. "Ce qu'on voit concrètement,
c'est que Paris a
poussé pour une directive peau de chagrin".
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2408 personnes sont destinataires du Mail-hébdo d'Agir
pour l'Environnement

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