Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°63] Libérons José Bové !


SOMMAIRE
- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- www.liberez-jose.org : Le 14 juillet, participez à l'opération "Pas de José... pas de défilé !"
- Productions spéciales présente Ogm= Planète en danger, 17 artistes soutiennent José Bové et répondent à l'appel de la Confédération paysanne
- Le Monde - 26 juin 2003 : Point de vue, La grâce de Bové grandirait Chirac, par Frédéric Prat
- Agrisalon.com - 26 juin 2003 : Les OGM, sujet brûlant du sommet euro-américain sans signe d'apaisement
- AFP - 24 juin 2003 : Bruxelles dément les accusations de Bush sur les biotechnologies
- Nouvelle subvention pour des chauffe-eaux solaires à Villiers les Nancy
- Libération - 25 juin 2003 : Effet de serre, un rapport alerte les automobilistes par Laure Noualhat
- AFP - 24 juin 2003 : Charte: les écologistes dénoncent les "contradictions" du gouvernement

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- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse de
l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (Téléphonie mobile,
agriculture durable, énergies renouvelables, Agenda 21...)

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- www.liberez-jose.org : Le 14 juillet, participez à l'opération "Pas de
José... pas de défilé !"

Parce que l'embastillement de José Bové, militant non violent, est
innacceptable et que chaque jour qui passe est un affront à notre
démocratie, un nouveau site Internet www.liberez-jose.org réclame une
libération immédiate.

Alors que les militants altermondialistes réclament cette libération, le
Président de la République paradera au milieu des militaires le 14 juillet
sur les Champs Elysées. Il est inacceptable qu'un simple militant anti-OGM
connaisse une telle répression pour des actions de résistance non violentes
aux OGM.

Pour refuser que notre lutte contre la malbouffe soit criminalisée au nom de
la primauté de l'OMC sur toutes autres règles internationales privilégiant
la précaution, les générations futures et le droit des peuples à se nourrir
eux-mêmes, les animateurs de ce site appellent toutes celles et ceux qui se
sentent révoltés à télécharger l'affiche du site et la brandir
ostentiblement lors du passage du Chef de l'Etat sur les Champs Elysées le
lundi 14 juillet 2003.

Cette action non violente initulée "Pas de José... pas de défilé !" vise à
obtenir enfin la libération de José Bové et la reconnaissance de la
pertinence de son combat !

Pour télécharger l'affiche :
http://www.liberez-jose.org/operation14juillet.pdf
Contact :
mailto:contact@liberez-jose.org

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- Productions spéciales présente Ogm= Planète en danger, 17 artistes
soutiennent José Bové et répondent à l'appel de la Confédération paysanne

Le syndicat paysan reçoit le soutien de 17 artistes dans son combat contre
les OGM. Avec l'édition de la compilation « OGM= PLANETE EN DANGER», la
CONFÉDÉRATION PAYSANNE poursuit son action de sensibilisation de l'opinion
publique contre les Organismes Génétiquement Modifiés (O.G.M.), sur le
terrain de la culture et non de l'agriculture. Les artistes, dont la liste
suit, ont répondu à l'appel de José BOVÉ pour une mobilisation contre les
OGM, « ces technologies mal maîtrisées (qui) si elles se généralisent
renforceront la dépendance des paysans vis-à-vis d'une poignée de
multinationales qui contrôleront, depuis les semences, toute notre
alimentation ».

On se souvient que le syndicat paysan est victime d'une répression très
forte après de spectaculaires opérations de neutralisations d'essais de
plantes transgéniques en plein air. José BOVÉ, porte-parole emblématique,
est lui-même sur le coup d'une peine d'emprisonnement très lourde. La
CONFÉDÉRATION PAYSANNE s'est donc tournée vers des artistes « qui, de plus
en plus nombreux, dénoncent la dérive totalitaire d'un système économique
productiviste ». Rappelons que 100 000 personnes sont attendues les 8, 9 et
10 août prochains à Millau pour le grand rassemblement anti-mondialiste
LARZAC 2003 : concerts, débats et manifestation au programme.

La CONFÉDÉRATION PAYSANNE profite de cette occasion pour éditer un CD-ROM,
véritable outil pratique, pédagogique et informatif destiné à fournir au
publics les clefs d'un débat dont il est privé et les armes pour lutter
civiquement contre la privatisation du vivant. Au programme : glossaire,
diaporama, matériel d'Agit' Prop', Ce CD-ROM est offert en bonus aux
acheteurs de la compilation.

Précisons que le disque est proposé au prix public conseillé de 15 ? et qu'
il est vendu au profit de la CONFÉDÉRATION PAYSANNE, c'est-à-dire que l'
organisation syndicale percevra un pourcentage sur chaque exemplaire vendu,
dès le premier. Les investissements publicitaires seront supportés par
PRODUCTIONS SPECIALES.

Contact CONFÉDÉRATION PAYSANNE :
81 avenue de la République - 93 170 BAGNOLET
contact@confederationpaysanne.fr
www.confederationpaysanne.fr
Jean-Marc DESFILHES - TÉl. : 01 43 62 04 04

Contact PRODUCTIONS SPECIALES :
BP 12 94363 BRY SUR MARNE CEDEX - prodspec@wanadoo.fr
Valérie SUDER (Distribution) - TÉl. : 01 49 32 18 38
Virginie RICHE (Presse) - Mob. : 06 64 39 46 13 virginie.r@cactusandco.com


PS : toutes les citations sont extraites de la lettre de José BOVÉ « À tous
les artistes concernés ».


OGM= PLANETE EN DANGER
Sortie nationale le 8 juillet 2003

GUSTAVE PARKING J'osais Bové
DIEUDONNÉ J'm'en cure le zen
HUBERT-FELIX THIEFAINE Exil sur Planete Fantome
LA TORDUE Cap'tain Naimo
LES WAMPAS J'ai avalé une mouche
MANU CHAO Minha Galera <Live>
MASSILIA SOUND SYSTEM Pauvre de Nous
MICKEY 3D La Vallée
NOIR DÉSIR A l'envers à l'endroit
RENAUD Le Déserteur
SANSÉVERINO Le Tango des Gens
SERGENT GARCIA
SINSEMILIA J'préfère cent fois <Live>
SKA-P Mac Dollar
TRYO G8
ZEBDA L'erreur est humaine
KANA La nature <Live>

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- Le Monde - 26 juin 2003 : Point de vue, La grâce de Bové grandirait
Chirac, par Frédéric Prat
http://www.lemonde.fr/imprimer_article_ref/0,5987,3209--325452,00.html

C'est banal : la loi a toujours un train de retard sur les pratiques
sociales. Les OGM ? Ils seraient arrivés en catimini sur le territoire
européen si en 1996 Greenpeace n'avait pas arraisonné, de façon tout à fait
illégale, plusieurs bateaux chargés de soja transgénique. En catimini, mais
surtout, plus grave, dans un environnement législatif totalement déficient.

Certes, une directive européenne sur la dissémination d'OGM dans
l'environnement existait, mais tellement imparfaite que les grandes
mobilisations citoyennes, dont les arrachages d'OGM, ont réussi en quelques
années à l'abroger pour la remplacer par une autre, plus sévère bien
qu'elle-même encore imparfaite. Le 2 juillet, les parlementaires européens
doivent se prononcer sur la traçabilité et l'étiquetage des OGM, preuve s'il
en est que l'environnement législatif, toujours sous la pression des
citoyens (et contre l'avis des multinationales et des pays producteurs), est
en constante évolution.

Au cours d'un récent colloque organisé par la revue L'Ecologiste, Paul
Lannoye, député du groupe des Verts européen, confirmait que la fameuse
démocratie, rempart supposé de toutes les injustices, reposait en fait, au
moment des votes, sur les rapports de force des différents lobbies. Quel
député peut maîtriser tous les épais dossiers de propositions de
réglementation sur lesquels il doit se prononcer ? C'est ainsi que l'on en
arrive, comme pour la directive sur la brevetabilité du vivant, à une
situation où les députés européens ont approuvé cette directive, mais où la
plupart des gouvernements n'ont pas voulu la transposer, ayant pris
conscience seulement après coup des enjeux.

Le 2 juillet, les parlementaires auront-ils perçu qu'ils sont en train de se
prononcer sur un règlement inapplicable ? Dans ce projet de réglementation,
la présence accidentelle d'OGM non autorisés serait tolérée en dessous de
0,5 % sans étiquetage. Mais la détection des OGM non autorisés est
impossible : les laboratoires ne disposent pas des amorces spécifiques pour
les repérer. En l'absence d'une base de données mondiale identifiant tous
les OGM commercialisés et en expérimentation (prévue par le protocole de
Carthagène, mais pas encore opérationnelle), l'application de ce règlement
serait impossible.

Mais, là encore, les lobbies sont en action. Et la plainte des Etats- Unis
contre l'UE à l'OMC pour faire lever le moratoire est une arme
supplémentaire qui embarrasse la Commission. Face aux millions de dollars
des multinationales probiotec, que reste-t-il aux citoyens pour se faire
entendre, pour rééquilibrer ces rapports de force présents avant les votes
des différentes assemblées, qu'elles soient nationales ou européenne ?

L'action, si possible médiatique, à visage découvert, sans violence aux
personnes, mais radicale dans ses cibles. Les arrachages de parcelles d'OGM,
dont personne aujourd'hui ne peut garantir l'innocuité sur la santé, et dont
on sait déjà qu'ils ont des répercussions sur l'environnement, en font
partie. Je suis fier d'y avoir participé.

Cette marge de manouvre laissée aux syndicalistes et aux citoyens est en
train de disparaître. Si l'action ouvertement revendiquée n'est plus
possible, que nous restera-t-il ? Les destructions de nuit, les sabotages
anonymes ? La non-violence pourrait paraître bien désuète aux plus
radicaux...

Pour un gouvernement, il n'y a pas de honte à reconnaître écouter la rue. Si
elle ne gouverne pas, c'est bien elle qui contrôle (ou devrait contrôler)
les gouvernants. Jacques Chirac en sortirait grandi s'il accordait
immédiatement la grâce présidentielle à José, et à tous les militants
syndicalistes non violents qui se battent pour une société plus juste. Au
nom d'une cohérence avec tous ses récents discours environnementalistes, il
doit le faire.

Frédéric Prat est ingénieur agronome, membre d'Inf'OGM

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- Agrisalon.com - 26 juin 2003 : Les OGM, sujet brûlant du sommet
euro-américain sans signe d'apaisement

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) constituent l'une des
principales pommes de discorde transatlantique et le sommet UE-USA, qui
s'est tenu mercredi à la Maison Blanche, n'a aucunement permis de minimiser
les divergences.

Les participants européens à cette rencontre et un responsable américain
ont publiquement exprimé leurs récriminations respectives, indiquant
qu'aucun progrès n'a été enregistré sur ce dossier épineux entre les deux
superpuissances commerciales mondiales.

Le Commissaire européen au commerce extérieur, le français Pascal Lamy, a
reconnu après une série d'entretiens, dont une brève conversation avec le
président George W. Bush, que les discussions sur les OGM "ne paraissaient
pas s'acheminer dans la bonne direction."

"Nous avons des divergences et nous n'avons pas encore trouvé un juste
milieu pour vivre avec", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse
conjointe avec son homologue américain Robert Zoellick.

Auparavant, le président en exercice du Conseil des ministres de l'UE, le
Grec Costas Simitis, et le président de la Commission européenne, l'Italien
Romano Prodi, avaient clairement laissé entendre que le désaccord restait
entier avec Washington sur les OGM.

M. Prodi a notamment vivement réfuté les arguments de M. Bush selon
lesquels la politique européenne dans ce domaine aggraverait la situation
alimentaire des pays les plus pauvres, affirmant que ce sujet "n'a rien à
voir avec l'Afrique".

Lui faisant écho, Pascal Lamy, a jugé ensuite lors de la conférence de
presse citée précédemment, "inacceptables" les accusations américaines selon
lesquelles l'UE affame le Tiers-Monde en interdisant les OGM sur son marché,
cherchant ainsi, selon lui, à influencer le débat sur ce sujet.

"C'est une chose de ne pas être d'accord avec les processus d'autorisation
des produits alimentaires européens ou américains mais nous ne pouvons pas
accepter qu'on utilise la famine en Afrique pour chercher à influencer
l'opinion", a-t-il lancé aux côtés de Robert Zoellick.

"Nous sommes très sensibles à l'intérêt montré par les Etats-Unis pour la
faim en Afrique et pour les bienfaits qu'apporteront sans aucun doute un
jour les miracles de la biotechnologie", a poursuivi Pascal Lamy.

"Mais nous disons seulement que d'un point de vue européen ceci apparaît
(surtout) comme une offensive des groupes agroalimentaires américains pour
écouler des excédents accumulés avec les anciens programmes d'assistance
alimentaire", a-t-il dit.

"Et cela n'aide pas ceux en Europe qui cherchent à dépassionner le débat
sur les OGM", a insisté le commissaire européen, expliquant qu'il serait
préférable que les Etats-Unis adoptent "'une diplomatie du téléphone et non
pas du mégaphone" en cette matière.

Robert Zoellick a pour sa part expliqué que les Etats-Unis devaient
adopter une approche globale sur ce sujet.

"Certaines choses que fait l'Europe sont utilisées par d'autres dans le
monde pour bloquer les produits OGM (...) qui sont très importants pour le
développement et aussi pour l'environnement en permettant de réduire
l'utilisation de pesticides", a-t-il expliqué en réclamant "un débat public
sur ce sujet".

"Nombre d'Africains ont dit publiquement redouter de produire des produits
OGM car ils ne peuvent pas les vendre dans l'Union Européenne et cela est un
vrai problème", a-t-il poursuivi.

"Si le public européen peut prendre conscience de certaines de ces questions
qui se posent pour le reste du monde, leur opinion évoluera", a-t-il
estimé.

Washington a engagé une action en mai à l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) contre l'UE pour son moratoire sur l'importation de produits
transgéniques. Ce moratoire pourrait toutefois être levé après l'adoption
définitive début juillet par le Parlement européen d'une législation sur
leur étiquetage et leur traçabilité.

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- AFP - 24 juin 2003 : Bruxelles dément les accusations de Bush sur les
biotechnologies

BRUXELLES, 24 juin (AFP) - La Commission européenne a rejeté mardi les
accusations du président américain George W. Bush selon lesquelles l'Europe
serait opposée aux biotechnologies.

"Il n'est pas vrai" que "nous soyons opposés aux biotechnologies", a indiqué
un porte-parole de la Commission européenne. Les insinuations américaines
sur ce sujet "ne sont tout simplement pas vraies", a-t-il ajouté.

Le président américain George W. Bush avait exhorté lundi les gouvernements
européens à renoncer au moratoire sur les importations de produits agricoles
transgéniques, arguant que leurs réticences font obstacle à la lutte contre
la famine en Afrique. Il avait demandé aux gouvernements européens de cesser
de s'opposer à la biotechnologie.

"Nous sommes très actifs pour promouvoir la biotechnologie" et quant "à la
petite partie qui concerne les OGM, il est faux de dire que nous les
interdisons", a souligné le porte-parole de l'exécutif européen.

"L'Europe accorde sept fois plus d'aide à l'Afrique que les Etats-Unis",
a-t-il argué, en rejetant les arguments du président américain.

"Notre aide à court terme à l'Afrique se fait sous forme de subventions,
dont "40%" sont des "achats de la production locale", a-t-il ajouté. "Nous
avons un dossier plus en ordre" sur ce sujet que les Etats-Unis, dont l'aide
à l'Afrique est sous forme de produits américains exportés comportant des
OGM.

"Aucun pays de l'UE n'a essayé d'imposer son point de vue à l'Afrique ou à
d'autres pays en développement", a ajouté le porte-parole.

"Il y a certainement des malentendus sur ces sujets", a-t-il souligné en
espérant que le sommet UE-USA mercredi à Washington permettra à l'UE de
"préciser" sa position.

Les Etats Unis ont porté plainte à l'OMC contre l'UE pour son moratoire sur
l'importation de produits transgéniques. Ce moratoire pourrait toutefois
être levé après l'adoption définitive début juillet par le Parlement
européen d'une législation sur leur étiquetage et leur traçabilité.

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- Nouvelle subvention pour des chauffe-eaux solaires à Villiers les Nancy

Par délibération du conseil municipal en date du 23/06/03, la commune de
VILLERS les NANCY a décidé de subventionner l'installation de chauffe-eaux
solaires à hauteur de 150 euros, en complément des subventions de l'ADEME et
du Conseil Régional de Lorraine. A cette occasion, nous sommes aperçu (info
ADEME) que nous étions la première commune de Lorraine (qui compte 4
départements: Meuse, Meurthe et Moselle, Moselle et Vosges) à proposer ce
type d'aide.
Il n'y a finalement pas de quoi en être fier, en Lorraine, il n'y a eu que
83 installations de CESI en 2002.

A l'heure où tout le monde parle de développement durable, il est urgent que
des actions concrètes se réalisent au niveau des collectivités locales, dans
ce domaine comme dans d'autres.

Cyrille PERROT, Adjoint au maire.

Pour plus d'infos: Pierre SALACHAS Directeur de cabinet 03 83 92 12 05 ou
www.villers-les-nancy.fr

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- Libération - 25 juin 2003 : Effet de serre, un rapport alerte les
automobilistes par Laure Noualhat
Pollution : des climatiseurs qui font froid dans le dos Libération
http://www.liberation.fr/page.php?Article=120136

Si la climatisation des voitures rafraîchit sans conteste, le hic, c'est
qu'elle contribue au réchauffement de la planète. Voici le constat affligé
de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) rendu
hier matin.

La climatisation à bord est dommageable à différents points de vue. Même si
on l'utilise un quart du temps seulement (en tout cas, sous nos latitudes),
elle entraîne une surconsommation non négligeable de carburant. En ville,
sur un véhicule essence, le système engloutit 31 % de carburant en plus,
soit 3 litres sur 100 kilomètres, presque 3 euros en moins dans le
porte-monnaie ! Sur autoroute, avec un diesel, c'est 20 % de carburant
supplémentaire qu'il faut aller chercher à la pompe. Evidemment, consommer
plus de carburant entraîne un plus grand rejet de polluants comme le dioxyde
de carbone ou les particules. «Avec de tels chiffres, force est de constater
que l'essor de la climatisation annule une partie des efforts réalisés sur
la motori sation», regrette Patrick Coroller, qui a mené l'étude pour
l'Ademe.

Fuites. La climatisation coûte cher à la pompe, elle pollue et, plus grave
encore, elle fuit. Un système de climatisation est un circuit fermé de
fluides frigorigènes, les HFC (hydrofluorocarbones). Or ces gaz ont un
impact très fort sur le réchauffement climatique. On sait même que 1 kg de
HFC équivaut à 1,3 tonne de CO2 relâché dans l'atmosphère. Les dispositifs
actuels utilisent des circuits flexibles avec des jointures qui s'avèrent
peu étanches. Résultat, le fluide frigorigène s'échappe. «Pour un véhicule,
on a observé une fuite annuelle de 15 %», précise Patrick Coroller. Si une
boucle de clim perd entre 10 et 70 grammes de HFC par an, cela représente
entre 13 et 91 kg de CO2. Et, pour 12 millions de véhicules climatisés qui
parcourent 12 000 kilomètres en un an, ce sont 5 millions de tonnes de CO2
relâchés dans l'atmosphère.

Que préconise l'Ademe ? «Il est clair qu'un usage intelligent de la clim a
un impact direct sur les émissions de gaz à effet de serre», assure Patrick
Coroller. Par «usage intelligent», comprendre qu'il faut impérativement
remonter ses vitres quand la clim fonctionne, aérer sa voiture avant de
lancer le froid ou la garer à l'ombre pour éviter les trop gros écarts de
température ! En fait, l'agence avoue à demi-mots son impuissance pour
accélérer les travaux des équipementiers, lesquels planchent sur des
systèmes plus performants, ou pour infléchir les politiques.

Un must-have. Que faire, en effet, des charges de gaz fluorés quand le
véhicule arrive en fin de vie ? Celles-ci représentant moins de 2 kg, il
n'existe aucune obligation légale de recycler les produits. «C'est un no
man's land», dénonce le Réseau action climat (RAC). Il n'existe pas non plus
d'obligation de contrôle technique, ou de maintenance, sur cet équipement.
Par ailleurs, les ONG déplorent l'essor d'un équipement devenu un must-have
par non-choix. Distribuée en quasi-série, la clim est devenue inévitable. Un
véhicule sur quatre est aujourd'hui équipé, avec des dispositifs plutôt bas
de gamme (les fameux systèmes à 1 euro). A l'horizon 2020, neuf voitures sur
dix seront pourvues en système fraîcheur. «La question du besoin ne se pose
plus et celle du choix, encore moins», peste Raphaëlle Gautier, juriste au
RAC.

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- AFP - 24 juin 2003 : Charte: les écologistes dénoncent les
"contradictions" du gouvernement

PARIS, 24 juin (AFP) - A la veille de la présentation en conseil des
ministres de la Charte de l'environnement, les associations écologistes ont
dénoncé mardi avec une rare virulence une "contradiction totale" entre les
intentions affichées par le gouvernement et ses actes.

En rognant ses subventions aux acteurs de la protection de la nature sur le
terrain, "le gouvernement est en totale contradiction entre les intentions
exprimées au travers de la Charte de l'environnement (...) et
l'affaiblissement des associations", écrit France nature environnementdans
un communiqué.

La plus grande confédération écologiste française demande "en urgence un
plan national de soutien à la vie associative, commençant par le respect des
engagements budgétaires pour 2003 et 2004".

"La contradiction" entre une Charte visant "une meilleure prise en compte de
l'environnement" et "la volonté de restriction des moyens de sa mise en
oeuvre n'est ni compréhensible ni acceptable", jugent dans un texte séparé
six associations emmenées par les Réserves naturelles de France et la Ligue
pour la protection des oiseaux.

Les six associations annoncent pour mercredi une dizaine de manifestations
devant les préfectures de région et les administrations régionales de
l'environnement (DIREN). Elles ont déjà obtenu de rencontrer à cette
occasion le préfet de la région Bretagne et plusieurs directeurs de DIREN.

Connue pour sa modération, FNE monte au créneau contre l'Etat qui "non
seulement n'affirme plus le renforcement de la vie associative comme une
priorité (...) mais remet gravement en cause ses engagements financiers
antérieurs".

L'Etat, accuse-t-elle, "réduit drastiquement" les budgets de fonctionnement
des associations, "désorganisant leur organisation permanente", faisant
régresser le travail bénévole et "mettant directement en péril" leurs
salariés.

Il leur "retire progressivement" la gestion des milieux naturels sur le
terrain pour la "confier à des organismes techniques nationaux ou
territoriaux, voire à des organismes utilisateurs" comme les chasseurs et
les sportifs.

Il conduit des "pseudo-débats publics qui s'adressent directement aux
citoyens en ignorant ou en tentant d'empêcher les associations de remplir
leur fonction d'expertise et de relais citoyen", ajoute FNE dans une
allusion aux débats sur le développement durable et les énergies organisés
récemment par le gouvernement.

"La question posée, ajoute sévèrement FNE, est donc de savoir si l'on veut
promouvoir une démocratie citoyenne sans associations indépendantes et ayant
les moyens d'assurer leur rôle, comme d'autres voudraient des négociations
sociales sans syndicats ou un débat politique sans partis".

Greenpeace-France a relevé pour sa part l'attitude de la France à
l'international, citant la dernière négociation pour une directive (loi)
européenne sur la responsabilité environnementale des entreprises.

"La Charte de l'environnement, on s'en moque", résume pour l'AFP son
directeur, Bruno Rebelle. "Ce qu'on voit concrètement, c'est que Paris a
poussé pour une directive peau de chagrin".

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2408 personnes sont destinataires du Mail-hébdo d'Agir pour l'Environnement

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