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SOMMAIRE
- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- www.liberez-jose.org : Opération "14 juillet
: Pas de José... pas de
défilé !", horaires et lieux de l'action
- Le 14 juillet - Champ-de-Mars à Paris de 12h à
17h : Pique-nique d'Attac,
pour la liberté immédiate de José Bové
!
- Le Monde - 03 juillet 2003 : Le Parlement européen
ouvre la voie à la
levée du moratoire sur les OGM
- Pétition / Planète en danger : Stop à
l'AGCS
- Solagral - Juin 2002 : Les volatiles du commerce et de l'environnement
- Pétition Nationale / Loi sur l'énergie : Changeons
de cap !
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- Recevoir le Mail-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir
une synthèse de
l'actualité liée aux campagnes de mobilisation
en cours (Téléphonie mobile,
agriculture durable, énergies renouvelables, Agenda
21...)
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- www.liberez-jose.org : Opération "14 juillet
: Pas de José... pas de
défilé !", horaires et lieux de l'action
Les horaires et lieux précis de l'opération
"14 juillet : Pas de José... pas
de défilé !" qui se déroulera lors
du passage du Chef de l'Etat sur les
Champs Elysées seront mis en ligne jeudi matin sur
le site
www.liberez-jose.org .
Vous pouvez d'ors et déjà télécharger
l'affiche à photocopier et brandir
pour réclamer la libération de José Bové
à l'adresse suivante :
http://www.liberez-jose.org/operation14juillet.pdf
Contact :
contact@liberez-jose.org
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- Le 14 juillet - Champ-de-Mars à Paris de 12h à
17h : Pique-nique d'Attac,
pour la liberté immédiate de José Bové
!
Comme en Argentine, amenez vos casseroles pour réveiller
les consciences.
Amenez de quoi manger, boire et partager ce moment avec toutes
les personnes
que vous inviterez à participer à ce déjeuner
joyeusement militant.
José Bové, porte-parole de la Confédération
paysanne, est incarcéré 10 mois
ferme, pour avoir mené des actions contre les OGM,
dans le cadre d'actions
syndicales.
Pour exiger sa libération, Attac vous propose un pique-nique
sur le
Champ-de-Mars, le 14 juillet de 12h à 17h, (point de
rendez-vous : avenue
Charles Risler, M° Ecole Militaire ou La Motte-Picquet
Grenelle, 7ème arr.)
Attac, 6, rue Pinel - 75013 Paris
Tél. : 01 53 60 92 40 - Fax : 01 53 60 40 72
Courriel : attac@attac.org -Internet : www.france.attac.org
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- Inf'OGM n°43 - Juin 2003 : OGM/OMC : la plainte des
Etats-Unis contre l'
Europe pourrait renforcer le moratoire par Thierry RAFFIN,
sociologue
www.infogm.org
Après moultes hésitations, le 13 mai 2003,
les Etats-Unis, entourés
notamment du Canada et de l'Argentine, ont finalement porté
plainte à l'OMC
contre le moratoire européen sur les OGM. La guerre
en Irak «terminée», ils
pouvaient se relancer dans la guerre économique avec
l'Europe.
Au début de l'année, les analystes américains
les plus au fait de la
problématique des OGM en Europe conseillaient au Président
Bush et à son
administration de jouer encore la carte de la patience, dans
l'attente que
le moratoire européen alors vacillant soit «enfin»
levé. La Commission
européenne avait en effet, dès le second semestre
2002, mis tout en ouvre
pour préparer une sortie du moratoire en 2003.
Bien sûr le moratoire européen est jugé
responsable par les Etats-Unis de
leurs pertes à l'exportation dans le secteur de l'agriculture
; mais plus
fondamentalement, en s'attaquant au moratoire, les Etats-Unis
ne
cherchent-ils pas un levier pour faire invalider le dispositif
réglementaire
européen sur le commerce européen par l'OMC
? Car au final, la mise au point
d'un dispositif réglementaire sur les OGM comme celui
de l'Europe constitue
une menace considérable et durable pour l'exportation
des semences et
produits agro-alimentaires américains. Plus encore,
le danger est que ce
soit ce modèle réglementaire qui puisse être
«exporté» et inspirer d'autres
pays au monde (en Afrique et en Asie). La rétractation
in fine de l'Egypte
(cf. page 2) qui devait faire partie des co-plaignants, dit
bien que le
souci de la protection des consommateurs et de l'environnement
constitue une
force importante de résistance au libéralisme
économique.
En mêlant arguments économiques et moraux, le
plaidoyer américain contre l'
Europe risque fort d'avoir l'effet contraire de celui recherché
en
renforçant en Europe le camp de ceux qui conditionnent
le moratoire à la
mise en place de réglementation sur la responsabilité
et la coexistence des
filières (transgéniques et traditionnelles).
Cette plainte pousse la
Commission à se contredire : d'une part, elle affirme
dans l'argumentaire de
réponse à la plainte des Etats-Unis, que les
questions «moratoire» et
«filières» ne sont pas liées et,
d'autre part, elle estime que les
Etats-Unis sont victimes, non pas de la réglementation
européenne, mais de
la non séparation de leurs productions en filières
distinctes... De tels
propos fragilisent l'argumentaire même de la Commission
européenne. Pour
contrer les Etats-Unis, l'Europe devra être cohérente
jusqu'au bout sur le
dossier et parfaire tous les éléments de sa
réglementation avant d'envisager
la fin du moratoire.
Christophe NOISETTE
Inf'OGM
Journal d'information sur les OGM
2B, rue Jules Ferry - 93100 montreuil - France
Tél : +33 (0)1 48 51 65 40
Fax : +33 (0)1 48 51 95 12
www.infogm.org
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Sommaire
Point de vue 2
OGM/OMC : la plainte des Etats-Unis contre l'Europe pourrait
renforcer le
moratoire par Thierry RAFFIN, sociologue 2
Economie et consommation 3
Filières non OGM 4
Législation 5
Plaintes des Etats-Unis à l'OMC : Quelques réactions
6
Questions éthiques 8
Recherche et environnement 9
Actions citoyennes 11
Consultation publique 11
Lire et écrire 13
Bulletin de l'association Inf'OGM
Veille citoyenne sur les OGM
Directeur de publication : Robert Ali Brac de la Perrière
Rédacteur en chef : Christophe Noisette
Comité de rédaction : Arnaud Apoteker, Béatrice
Brassart, Anne Chetaille,
Jean-Pierre Leroy, Anne Liebskind, Eric Meunier, Jean-Michel
Panoff,
Frédéric Prat, Thierry Raffin, Jacques Testart
MENSUEL GRATUIT - Abonnement de soutien libre
Coût annuel environ 20 euros
Inf'OGM - 2B, rue Jules Ferry - F-93100 Montreuil
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12
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- Le Monde - 03 juillet 2003 : Le Parlement européen
ouvre la voie à la
levée du moratoire sur les OGM
Les députés de Strasbourg ont adopté,
mercredi 2 juillet, des règles sur la
traçabilité et l'étiquetage des produits
transgéniques, permettant ainsi de
mettre fin prochainement aux restrictions adoptées
par l'Union. Mais le
débat sur la "coexistence" avec les autres
types d'agriculture n'est pas
clos.
Le verrou posé sur les produits transgéniques
en Europe a sauté
partiellement, mercredi 2 juillet : le Parlement européen
a adopté, à
Strasbourg, deux règlements sur l'étiquetage
et la traçabilité des OGM. Dès
lors, une levée du moratoire sur les OGM est envisageable
à l'automne. Le
compromis intervenu conclut plus de deux ans de tractations
entre le
Parlement, la Commission européenne et le Conseil des
ministres des Quinze.
Conscient de l'enjeu, le Parlement a consacré, mardi
1er juillet, une grande
partie de ses débats aux textes proposés. Même
les représentants écologistes
ont soutenu ceux-ci, sur lesquels ils ont beaucoup pesé.
"Cette législation
européenne sera extrêmement ambitieuse par rapport
à ce qui se fait dans le
reste du monde", a observé Paul Lannoye, un député
Vert belge. Les partisans
des OGM sont aussi satisfaits : "Le génie génétique
est une excellente
opportunité. Nous n'avons pas de preuve que les OGM
constituent une menace",
a expliqué la conservatrice britannique Caroline Jackson
(PPE). Le
commissaire européen en charge de la protection des
consommateurs,
l'Irlandais David Byrne, s'est pour sa part réjoui
de propositions destinées
"à garantir un haut niveau de protection pour
la santé humaine et animale".
Il sera désormais obligatoire de mentionner sur les
étiquettes la présence
d'OGM dans les produits alimentaires quand les ingrédients
seront
transgéniques à plus de 0,9 %. Cette disposition
vaut également pour les
aliments destinés aux animaux. En revanche, il ne sera
pas nécessaire
d'indiquer que les animaux eux-mêmes ont été
nourris aux céréales
transgéniques. Par ailleurs, l'étiquetage sera
nécessaire au-delà du seuil
de 0,5 % concernant des composants OGM non autorisés
au sein de l'Union,
mais présents de manière fortuite sur des produits
vendus en Europe, après
contamination, par exemple, dans les soutes des cargos utilisés
pour
transporter des organismes génétiquement modifiés.
Cette tolérance est
valable dans un premier temps pour trois ans ; après
ce délai, les OGM non
autorisés seront définitivement proscrits. Par
ailleurs, la traçabilité des
OGM devra être totale, des semis au produit fini, afin
de pouvoir retrouver
le responsable d'une éventuelle contamination.
La sévérité de ces règles fait
dire à Hiltrud Breyer, députée des Grünen
(Verts) allemands, que "le moratoire politique, au niveau
des principes,
sera ainsi remplacé par une sorte de moratoire économique
: dans la
pratique, ce sont les consommateurs, globalement opposés
aux OGM, qui vont
pouvoir choisir en fonction des étiquettes".
NOUVELLES DISCUSSIONS
Le moratoire sur les nouvelles autorisations d'OGM, adopté
en juin 1999 par
le Conseil des ministres européens à travers
deux déclarations (seuls le
Royaume-Uni, l'Irlande et la Finlande s'étaient abstenus),
est en effet de
nature politique. Juridiquement, rien n'interdit la culture
et le commerce
des OGM en Europe. Mais le choix opéré en 1999
soumettait la fin du
moratoire à des règles claires sur la traçabilité
et l'étiquetage des OGM,
qui sont maintenant posées. Les ministres devraient
entériner ces règlements
dès septembre, et ils entreront aussitôt en vigueur
dans chacun des Etats
membres. Par ailleurs, les procédures d'autorisation
des OGM ont été revues
et renforcées par la directive 2001/18. Il n'y a ainsi,
en principe, plus
d'obstacle politique à une réouverture des portes
de l'Europe aux produits
transgéniques, ce qui pourrait intervenir à
la fin de l'année.
Cette évolution permettra-t-elle de réduire
le contentieux apparu avec les
Etats-Unis ? Washington a déposé, en mai, un
recours devant l'Organisation
mondiale du commerce contre le blocage des OGM par les Quinze.
Le vote du
Parlement et sa confirmation par les ministres élimineront
le principal
motif du courroux américain. Mais, derrière
le moratoire, c'est bien
l'identification même des OGM que vise Washington :
un porte-parole
américain, Richard Millis, a ainsi déclaré
que "l'étiquetage des aliments ne
devrait pas être dissuasif. Nous pensons que la nouvelle
loi européenne ne
respectera pas cette règle." Il n'est ainsi pas
exclu que la plainte
américaine à l'OMC évolue pour mettre
en cause la réglementation européenne
sur les OGM, et pas seulement le moratoire.
La porte européenne sera ouverte avec d'autant plus
de prudence que les
députés de Strasbourg ont posé une nouvelle
mine sur le parcours d'obstacles
que tentent de franchir les partisans des OGM : du fait que
ceux-ci, par la
diffusion du pollen qui leur est naturellement associée,
peuvent contaminer
les champs non transgéniques, leur coexistence avec
les autres types
d'agriculture, notamment l'agriculture biologique, est problématique.
Les
députés ont, pour cette raison, adopté
un amendement incitant chaque Etat
membre à prendre des mesures afin de limiter ces risques
de contamination.
Une nouveauté qui ne va pas assez loin aux yeux des
détracteurs des OGM, car
aucune obligation ni aucune contrainte chiffrée ne
sont fixées aux Etats
membres. Mais il est clair qu'un espace est ici ouvert dans
les différents
pays pour de nouvelles discussions et blocages des OGM : leur
culture serait
ainsi interdite jusqu'à ce qu'une législation
nationale sur la coexistence
soit adoptée. Tout dépendra maintenant de l'attitude
des gouvernements et du
poids de l'opinion publique.
Hervé Kempf et Philippe Ricard (à Strasbourg)
--------------------------------------------------------------------------
Les Européens ne mangent aujourd'hui quasiment pas
d'OGM
La question est récurrente : "Alors, on en mange,
des OGM, ou pas ?" Pour
l'essentiel, l'alimentation en France est indemne de produits
transgéniques.
Quels sont les produits pouvant contenir des OGM ?
En Europe, seules dix variétés de maïs,
de colza et de soja transgéniques
sont autorisées à la culture. Tous les aliments
qui en contiennent peuvent
donc comprendre des OGM. En revanche, le colza transgénique
n'est pas
autorisé en France et les produits, tels que l'huile
de colza, sont libres
d'OGM.
Les aliments à base de maïs et de soja contiennent-ils
beaucoup d'OGM ?
En France comme en Europe, l'industrie alimentaire et les
distributeurs ont
renoncé volontairement à utiliser des céréales
transgéniques dans leurs
produits. Non parce que la loi le leur prescrit, mais en raison
des
réticences des consommateurs. Ainsi, selon Véronique
Papon, de Greenpeace,
"on ne trouve dans les aliments que des traces infimes
d'OGM, dues à la
contamination". Pour l'essentiel, la farine, l'amidon
ou les flocons de
maïs, la farine et l'huile de soja, ainsi que les additifs
alimentaires tels
que la lécithine de soja ou la maltodextrine sont jugés
sans présence
significative d'OGM.
L'étiquetage actuel indique-t-il la présence
d'OGM ?
Depuis un règlement entré en vigueur en avril
2000, les fabricants doivent
indiquer dans la composition de leurs produits si les ingrédients
ou les
additifs sont "génétiquement modifiés".
Mais les produits dérivés de plantes
transgéniques - c'est-à-dire dans lesquelles
la transformation alimentaire a
dénaturé la construction génétique
- ne doivent pas être étiquetés comme
tels. De même, le consommateur ne peut pas savoir si
l'animal dont il mange
la viande a été nourri avec des céréales
transgéniques à plus de 0,9 %.
Que va changer le nouveau règlement européen
sur l'étiquetage ?
Il introduit un seuil : dès lors qu'ils seront transgéniques
dans une
proportion dépassant 0,9 %, les ingrédients
devront être signalés comme
"génétiquement modifiés". De
surcroît, les produits dérivés devront
aussi
être étiquetés comme transgéniques
dès lors qu'ils le seront en partie. En
revanche, le consommateur restera ignorant de la nature transgénique
des
aliments de son porc, de son poulet ou de son steak.
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Un accord sur une méthode d'évaluation
Le Codex Alimentarius a approuvé, mardi 1er juillet
à Rome, une méthode
d'évaluation de la sûreté des aliments
transgéniques. Le Codex est une
instance commune à l'Organisation mondiale de la santé
(OMS) et à
l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO).
Il est l'organe de référence scientifique de
l'Organisation mondiale du
commerce (OMC). Les délégués des gouvernements
au Codex ont entériné le
principe de la traçabilité comme outil de gestion
du risque. Ils ont aussi
défini des procédures pour déterminer
si un aliment transgénique contient
des allergènes ou des produits toxiques. Plusieurs
associations de
consommateurs se sont félicitées des décisions
prises à Rome : "Ces règles
sont une victoire pour les consommateurs, pour la science,
pour une bonne
réglementation et pour le bon sens", a déclaré
Julian Edwards, directeur
général de Consumers International. - (AP.)
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Des permis d'émission de CO2 à partir de 2005
Le Parlement européen a définitivement approuvé
mercredi l'instauration, le
1er janvier 2005, d'un marché européen des droits
d'émission de gaz
carbonique (CO2), qui vise à faciliter le respect par
l'Union européenne
(UE) du protocole de Kyoto. Le texte adopté instaure
en 2005 un système de
quotas d'émission de CO2 pour les producteurs européens
d'électricité et de
chauffage, d'acier, de ciment, de verre, de briques, de papier
et de carton.
La directive vise à permettre à l'Union européenne
de respecter le protocole
de Kyoto, accord international qui lui impose d'abaisser de
8 % en 2008-2012
par rapport à 1990 ses rejets de CO2 et de cinq autres
gaz à effet de serre.
Quelque 12 000 "installations" (atelier, générateur,
centrale thermique,
etc) de près de trente pays européens recevront
un objectif de réduction de
CO2 et un quota correspondant de permis échangeables.
Deux autres branches
industrielles, chimie et aluminium, ainsi que les transports,
pourront être
inclus dans le dispositif à partir de 2008. Ce marché
européen anticipera de
trois ans l'entrée en vigueur d'un système international
d'échanges de
permis d'émissions prévu par le protocole de
Kyoto. Les Etats membres
devront en outre présenter pour le 31 mars 2004 à
Bruxelles un premier plan
national d'allocation de permis pour la période 2005-2007.
5 % du plafond
d'émission de la période pourront être
vendus aux enchères aux entreprises
concernées. Les autres permis seront distribués
gratuitement. L'exploitant
qui n'aura pas réduit les émissions de ses installations
ou acheté les
permis nécessaires sur le marché devra payer
une amende de 40 euros par
tonne de pollution excédentaire (100 euros à
partir de 2008). - (AFP.)
************
- Pétition / Planète en danger : Stop à
l'AGCS
Pétition disponible en ligne sur les sites : www.ecologiste.org
et
www.natureetprogres.org
La Terre parle. Cyclones meurtriers suivis de sécheresses
catastrophiques,
perte de fertilité des sols, fonte des calottes polaires.
Ces signaux d'
alarme lancés par la planète sont autant de
messages à l'espèce humaine. À
moins de profonds changements dans le système économique
global, la Terre,
en proie à l'effet de serre, deviendra bientôt
inhabitable. Or la
compétition internationale exacerbée par les
accords de « libre-échange » ne
tolère plus de frein à la pollution et au pillage
des ressources. Au
lendemain de son élection, en porte-parole des compagnies
pétrolières, G.W.
Bush dénonçait le protocole de Kyoto sur la
réduction des gaz à effet de
serre. Pour accaparer les ressources du globe, les pays puissants
n'hésitent
pas à recourir à des guerres meurtrières,
comme en Irak.
Mais cette guerre du pétrole en cache une autre, juridico-commerciale
cette
fois. L'Organisation mondiale du commerce (OMC), en guise
de réglementation
du commerce international, programme la privatisation des
biens communs de l
'humanité : l'eau, y compris des nappes phréatiques,
les ressources
naturelles, l'énergie et la biodiversité. Ce
scénario avance masqué à
travers le plus complexe des accords de l'OMC, l'Accord général
sur le
commerce des services (AGCS). Accord sans précédent,
l'AGCS fonctionne comme
une bombe juridique à fragmentation. En révision
à Genève depuis février
2000, il concerne tous les services, privés ET publics,
à l'exception des
services dits régaliens à savoir police, justice,
armée, diplomatie. Les
négociations qui se déroulent à huis
clos entrent dans une phase critique en
vue de les boucler d'ici fin 2004. Un grand marchandage s'organise,
sous
forme de « demandes » et d'« offres »
de libéralisation de services. Depuis
plusieurs années l'Union européenne fait pression
pour obtenir, via l'AGCS,
l'ouverture à la concurrence de tous les secteurs dits
d'environnement : les
déchets solides/dangereux, la protection du climat,
des paysages et de la
biodiversité, la gestion durable des forêts,
la recherche-développement, la
distribution, la purification et même le « captage
» de l'eau.
Soif de profits
L'eau, qui nous relie tous, est un don de la nature. Sans
elle il ne peut y
avoir de vie sur Terre. La crise de l'eau - de plus en plus
polluée dans le
Nord et manquant cruellement dans nombre de pays du Sud -
constitue un drame
écologique et humain incommensurable. Mais pour les
transnationales du
secteur (Vivendi et Suez-Lyonnaise en tête), cette crise
de l'eau est avant
tout une opportunité d'affaires. Fer de lance de l'offensive
juridique pour
la privatisation de l'eau, l'Union européenne a formulé
des demandes d'
engagements » à 72 pays. Or, selon les règles
draconiennes de l'AGCS, les
engagements sont irréversibles, sauf à payer
des compensations financières
aux opérateurs « lésés »
(art. 21). De plus, pour les secteurs engagés, le
cahier des charges (obligations de desserte, prix accessibles,
critères de
qualité/potabilité) échappera aux autorités
nationales ou régionales
(art.6-4). Avec la libéralisation du « captage
de l'eau » une ultime étape
serait franchie. Les pays n'auraient plus le droit de fixer
de limites aux
volumes que les firmes pourraient extraire de leurs nappes
phréatiques. Les
grands travaux de détournement qui pompent les réserves
en eau de pays non
solvables, comme celles du Lesotho, pour les vendre à
la « clientèle » d'
Afrique du Sud, se multiplieraient. Déjà, des
banques privées de l'eau
vendent au plus offrant des réserves souterraines dont
la valeur augmentera
à mesure que la ressource se raréfie.
Dans ce marchandage planétaire, les Etats-Unis, de
leur côté, exigent la
libéralisation de toute la filière de l'énergie
: prospection, extraction,
production, transfert, consommation et gestion pour tous les
combustibles et
produits énergétiques. Ils réclament
la mise sur le marché des données
géologiques des sous-sols des pays, et prônent
l'application du principe de
« neutralité
technologique » qui interdirait de « discriminer
» entre les sources
énergétiques, nucléaire ou solaire par
exemple.
Services de l'environnement contre services de l'énergie,
à travers le grand
troc de l'AGCS, à l'insu des parlements et des populations,
se joue la
privatisation même des entrailles de la terre. Si les
lobbies d'affaires
remportaient la partie, les biens indispensables à
la survie passeraient
sous la juridiction de l'OMC. Alors, les politiques de préservation
des
ressources et des écosystèmes, les mesures pour
enrayer les pollutions ou
pour combattre l'effet de serre pourraient être condamnées
comme autant d'
obstacles au commerce par des panels du tribunal de l'OMC.
Les vrais services d'environnement nous sont rendus par la
biosphère. Cycle
de l'eau, stabilité du climat, écosystèmes
qui se régénèrent, sont et
doivent rester des biens communs. En tant qu'êtres humains
solidaires avec
les autres membres de notre espèce et vis-à-vis
des générations futures, il
nous incombe d'exiger et d'obtenir la suspension des négociations
de l'AGCS.
Nous soussignés, considérons que l'Accord général
sur le commerce des
services (AGCS), en négociation à l'Organisation
mondiale du commerce (OMC),
constitue une menace pour les biens communs inaliénables
de l'humanité -
eau, nappes phréatiques, ressources naturelles, biodiversité,
énergie sous
toutes ses formes, etc. - Nous dénonçons ses
règles irréversibles qui
hypothèquent la protection de l'environnement, attentent
aux droits
essentiels et à la vie-même de milliards d'humains
et prennent en otage les
générations futures.
En conséquence, nous exigeons la suspension immédiate
des tractations de l'
AGCS et la remise en cause du mandat de négociation
du commissaire européen
au commerce extérieur, Pascal Lamy. Nous demandons
solennellement au
Président de la République d'entreprendre toutes
les démarches nécessaires à
la réalisation de cet objectif primordial.
Enfin, nous appelons énergiquement à la tenue
dans les plus brefs délais d'
une Assemblée Extraordinaire des Nations Unies. La
priorité sera de déclarer
les biens communs indispensables à la vie définitivement
en dehors de la
juridiction de l'Organisation Mondiale du Commerce. Enfin,
l'OMC devra être
subordonnée au système des Nations Unies et
à ses grands textes
fondamentaux.
--------------
La campagne « Planète en danger : Stop à
l'AGCS » est lancée par l'Institut
pour la Relocalisation de l'Économie, Nature et progrès
et la revue L'
Écologiste. Elle est l'affaire de tous. Chacun peut
y participer, non
seulement en signant, mais en photocopiant et diffusant ce
texte le plus
largement possible. N'hésitez
pas à le reproduire, à l'encarter dans des bulletins
associatifs, sur les
sites web.
Retournez s.v.p vos pétitions par courrier à
: Campagne Planète en Danger :
stop à l'AGCS - IRE, 14, Grand'Rue - 30610 Sauve. Cette
campagne entraînant
des frais importants, vos dons (ordre : Planète en
Danger : Stop à l'AGCS)
ou timbres sont bienvenus. Pour tout courrier, merci de joindre
une
enveloppe-timbrée-retour.
Pétition disponible en ligne sur les sites : www.ecologiste.org
et
www.natureetprogres.org
************
- Solagral - Juin 2002 : Les volatiles du commerce et de
l'environnement
Les Volatiles de l'Environnement font peau neuve. Après
une longue période
de pause, vous aurez la possibilité de lire cette publication
disposant
d'une nouvelle mise en page. Deux nouvaux numéros sont
programmés jusqu'à
la fin de l'année.
En attendant, voici l'édito et le sommaire de ce premier
numéro remanié :
La conférence ministérielle de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC) qui
s'est tenue à Doha en novembre 2001, a marqué
une nouvelle étape dans le
débat sur le commerce et l'environnement. Pour la première
fois dans l'
histoire des relations commerciales, l'environnement a été
intégré dans l'
agenda de négociation en tant que thème spécifique
de négociation. Les
négociations doivent porter sur trois points définis
au paragraphe 31 de la
déclaration ministérielle : i) les relations
entre les règles de l'OMC et
les mesures commerciales liées aux accords multilatéraux
sur l'environnement
(AME) ; ii) l'octroi d'un statut d'observateur au secrétariat
des AME et
iii) la libéralisation des biens et services environnementaux.
Le Comité sur
le commerce et l'environnement est chargé de mener
à bien ces négociations
qui devront être clôturées au 1er janvier
2005 mais aussi d'avancer sur d'
autres sujets conflictuels tels que l'accès aux marchés,
l'éco-étiquetage ou
les droits de propriété intellectuelle.
Pour les pays qui défendaient l'inclusion d'un volet
environnement à Doha,
notamment l'Union européenne et la Suisse, la déclaration
ministérielle de
Doha est considérée comme un succès :
elle offre la possibilité de
stabiliser d'un point de vue juridique les relations entre
le système
commercial multilatéral et le droit de l'environnement.
D'autres pays moins
favorables à l'inclusion d'un volet environnement tels
que les Etats-Unis ou
l'Australie estiment qu'ils ont finalement bien tiré
leur épingle du jeu
puisqu' ils ont obtenu le lancement de négociations
sur la libéralisation
des biens et services environnementaux. Les pays en développement
pour qui l
'environnement est souvent synonyme de protectionnisme déguisé,
ont
accueilli la déclaration de façon mitigée.
Quant aux acteurs de la société
civile, ONG et secteur privé, ils estiment que le mandat
de Doha ne permet
pas de traiter des questions les plus sensibles entre les
systèmes de
gouvernance environnemental et commercial.
En septembre prochain, lors de la 5e conférence ministérielle
de l'OMC qui
aura lieu à Cancun (Mexique), le Comité sur
le commerce et l'environnement
devra faire un rapport sur l'avancée des discussions
ainsi que des
recommandations pour de futures actions sur les autres points
de son agenda
(accès aux marchés, éco-étiquetage,
etc.). Compte tenu des enjeux que
comportent les autres sujets de négociation de Cancun,
notamment la
libéralisation des échanges agricoles et des
services, les questions
environnementales risquent fort de passer inaperçues
et de mobiliser peu d'
énergie, simple reflet du statu quo des discussions
menées à Genève.
Le mandat limité de Doha ne permet guère d'envisager
de solutions durables
pour résoudre les conflits entre les deux systèmes
de droit. Même sur la
question de l'octroi du statut d'observateur aux secrétariats
des AME,
question simple en apparence, le consensus paraît difficile
à atteindre. Si
bien que la conférence de Cancun risque d'être
un nouveau rendez-vous
manqué. Certes la gouvernance environnementale internationale
progresse
lentement avec l'entrée en vigueur du Protocole sur
la biosécurité en
septembre, ainsi que celle, très probable du Protocole
de Kyoto sur le
changement climatique avant la fin de l'année 2003.
Mais à l'inverse, les
Etats-Unis portent plainte à l'OMC contre le moratoire
européen sur les
organismes génétiquement modifiés (OGM)
: il y a plus que jamais besoin d'
une clarification juridique des relations entre les deux systèmes
de
régulation commercial et environnemental.
Anne Chetaille
Au sommaire
###########
Dossier : AME/OMC : peut-on sortir de l'impasse ?
Autres nouvelles de l'OMC
- A quand un statut délibératif ou consultatif
pour les Secrétariats des
AME ?
- Biens et services environnementaux: le retour des PMP sur
la table des
discussions
- Brèves internationales
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Bonne lecture et à bientôt.
N'hésitez pas à faire suivre ce message à
vos ami(e)s et collègues
succeptibles d'être intéressé et, proposez
leur de s'inscrire en cliquant
écrivant un email à l'adresse :
join-envirodev-infos@www.solagral.org
************
- Pétition Nationale / Loi sur l'énergie :
Changeons de cap !
Soutenue par Les Amis de la Terre, Agir pour l'Environnement,
France
Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Action
Climat France, le Réseau
Sortir
du Nucléaire et le WWF
http://www.petition-energie.org/index.html
Ni nucléaire, ni dérèglement catastrophique
du climat : une autre politique
énergétique est possible !
Le gouvernement fera voter fin 2003 une Loi d'orientation
sur l'énergie
pour les trente ans à venir. Un prétendu débat
national a précédé ses
travaux.
Qui est au courant ? L'avis des Français a-t-il été
vraiment sollicité
sur cette question essentielle ?
La politique énergétique actuelle n'est pas
soutenable. Notre production
et consommation d'énergies entraîne des conséquences
graves sur la planète,
sur notre santé et sur l'avenir : dépendance
pétrolière, risques nucléaires,
dérèglement du climat, pollutions... Une approche
nouvelle est
indispensable et possible !
Cette pétition vous permet d'exprimer un message fort
à nos gouvernants :
la politique énergétique française doit
changer de cap pour préserver
l'environnement et les générations futures.
Cette pétition portera votre voix. Elle sera remise
aux parlementaires.
Nos trois priorités fondamentales pour la Loi d'orientation
sur l'énergie :
1. Consommer moins et mieux l'énergie
Les pays développés font preuve de boulimie
énergétique, au détriment du
reste du monde et de l'avenir. Des mesures fortes de sobriété
énergétique, d'efficacité et d'économies
d'énergie doivent être engagées.
Notamment : un plan national d'isolation des bâtiments
anciens, une
réglementation plus stricte sur la consommation des
appareils, une
limitation des puissances des véhicules mis sur le
marché, plus de
crédits pour les transports en commun...
2. Eliminer les risques industriels et environnementaux
Les énergies employées aujourd'hui sont polluantes
et dangereuses : le
pétrole dérègle le climat, le nucléaire
produit des déchets à vie longue
et entraîne des risques majeurs. Nous souhaitons autant
la préservation du
climat qu'une sortie du nucléaire. Il faut pour cela
un programme urgent
et ambitieux sur les énergies nouvelles, renouvelables
et décentralisées.
Notamment : une politique de la chaleur renouvelable, le renforcement
des
tarifs d'achat de l'électricité verte, des moyens
sur le solaire, des
parcs éoliens, un basculement des crédits de
recherche vers la maîtrise de
>>l'énergie
3. Soumettre les marchés à des règles
sociales et environnementales
Face à l'ouverture prévue des marchés
du gaz et de l'électricité, il
convient de prendre des mesures de respect du service public
et des
contraintes écologiques. Un libéralisme débridé,
faisant fi du social et
de l'environnement, est à proscrire !
Notamment : une transparence totale vis-à-vis des clients
dans leurs
factures, une prise en compte juste des coûts sociaux
et environnementaux
dans les prix (taxes et subventions), un accès prioritaire
aux énergies
renouvelables...
Signer tout de suite la pétition :
http://www.petition-energie.org/petition.html
*************
2441 personnes sont destinataires du Mail-hébdo d'Agir
pour l'Environnement

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