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La campagne Stop aux nanos !, éditée à 25000 exemplaires, a été initiée par Agir pour l'Environnement afin de faire pression sur les ministres de la Santé, de l'Ecologie et la secrétaire d'Etat à la consommation, afin d'obtenir un moratoire sur les nanoparticules dans les biens de consommation courants. Cette campagne a débuté le 15/06/2016 et devrait se clore le 31/12/2016.

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Trois questions @Novissen, association opposée au projet de ferme-usine dit des 1000 vaches

22/09/2013

Un industriel du BTP envisage de construire une ferme-usine de 1000 vaches dans la Somme; ferme-usine couplée à un méthaniseur. Ce grand projet inutile est contesté localement, notamment par l'association Novissen qui organise samedi 28 septembre 2013 à partir de 14h une grande manifestation à Drucat (80).

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Question n°1 // En quoi consiste le projet dit de la ferme des "mille" vaches et pourquoi le contestez-vous ?
Le projet est présenté sur le site Internet www.novissen.com . Pour faire court, il s’agit de transposer aux vaches laitières le principe de l’élevage en batterie, et d’utiliser, pour une installation de méthanisation en réalité industrielle, les subventions publiques accordées aux agriculteurs. M. Ramery, riche entrepreneur en BTP, envisage d’implanter une ferme où 1750  bovins seront enfermés à l’année. (En effet, on oublie souvent que les 1000 vaches laitières dont on parle sont obligatoirement accompagnées de veaux et de génisses). Chacun pourra calculer ce qu’il faut de nourriture, d’eau, et quel lisier découlera d’un pareil cheptel. Le lait sera vendu à plus bas prix que la moyenne actuelle. Mais la rentabilité sera assurée par un méthaniseur d’1,4 MW qui accueillera, en plus du lisier produit sur place, des déchets alimentaires récoltés, des boues des stations d’épuration, etc…Issue de ce méthaniseur déclaré « agricole », l’électricité produite sera vendue à un tarif avantageux. Le lait sert donc de paravent, et n’est plus qu’un sous-produit du lisier. Les déchets ultimes du méthaniseur, appelés digestats,  bien que de composition indéterminée, seront épandus dans les champs sur 2700 hectares.
Le dossier est particulièrement complexe. Les raisons de le refuser sont très nombreuses et très graves. Il y a déjà les multiples nuisances au cadre de vie (l’installation est à 600m des premières habitations), mais bien pires seront les pollutions catastrophiques des terres et de l’eau. Sur la santé publique pèsent les dangers de la « malbouffe » (lait et viande de très basse qualité), et les mutations virales ingérables qui sont, on le sait, favorisées par les concentrations animales. La sécurité a été bradée : peu importe fuites, explosion, incendies, le méthaniseur - déclaré agricole - n’est pas aux normes industrielles. Quant au bien-être animal, est-il besoin de préciser que, vu la mortalité attendue, une plate-forme de stockage des cadavres a été prévue ? Par ailleurs, est-il admissible que l’enrichissement personnel du promoteur se fasse à partir de subventions en argent public ? Et que dire de l’impact sur l’emploi lourdement négatif ? Pour une dizaine d’emplois promis, combien vont  disparaître par la concurrence ? Et il serait trop complexe d’aborder les multiples conséquences désastreuses sur notre économie en général, via l’agriculture. Enfin, ce projet comporte un bon nombre d’irrégularités que les avocats mettent en lumière, et que la Justice ne peut pas ne pas voir, sauf si diverses considérations l’aveuglent. Pour conclure, imposer de force ce projet à une population qui à 90% n’en veut pas, relève de procédés qui n’ont rien à voir avec la démocratie.
 
Question n°2 // Le projet de la ferme des 1000 vaches est-elle à l'élevage ce que le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes est aux infrastructures de transport ?
Bien entendu, sur le plan technique, les vaches et la méthanisation sont assez éloignées des transports aériens ! Mais un certain nombre de points communs existent entre l’aéroport de Notre-Dame-des Landes et les 1000 vaches : sur le plan social, politique et économique. De part et d’autre, il s’agit de projets visant le gigantisme, inutiles et imposés : l’intérêt général est absent, seuls sont pris en compte les intérêts d’une poignée de personnes. Il y a rejet massif de la population dans les deux cas avec « surdité » des pouvoirs publics, ou plus exactement tentatives de leur part de faire passer le projet grâce à des ruses. Bien entendu, le combat s’enlise dans la durée, et  l’exaspération créée par ce déni de démocratie mène à une révolte plus musclée. Dans les deux cas aussi, il ne s’agit pas d’un « NON » stérile. La population prend de plus en plus clairement conscience de ce qu’elle veut, à la place de ce qui lui est imposé : le respect de la santé, de l’environnement, un partage équitable du travail et des richesses. Dans la mesure où les élus nationaux et locaux dans les deux cas se mettent du côté des promoteurs, les citoyens se sentent trahis par ceux qui sont censés les représenter. Ce fossé mène à une situation explosive – et peut-être ingérable - à plus ou moins brève échéance. Les deux projets sont emblématiques d’un malaise général très grave.
 
Question n°3 /// Qu'attendez-vous du gouvernement ?
Déjà qu’il respecte la démocratie ! Une très large majorité ne veut pas de ce projet : il n’a pas à être imposé. Ensuite qu’il crée des lois là où elles manquent, et qu’il pose des limites (de distance, de volume, etc…) visant à modérer l’appétit insatiable de certains. Que, par ailleurs, les lois existantes soient réellement appliquées. Ne nous voilons pas la face : la corruption est une véritable gangrène dans notre pays, et soulève à juste titre l’indignation et l’écoeurement. Enfin qu’il prenne clairement une position et la soutienne par des raisons valables, au lieu de se réfugier dans un brouillard confus. « Bien que ce projet demeure très éloigné du modèle d’exploitation familiale traditionnellement développé sur le territoire que j’entends défendre prioritairement, il s’appuie sur des méthodes et des technologies innovantes, dont les résultats, s’ils sont vérifiés, pourraient être exploités dans le cadre de projets collectifs ». Ainsi, si l’on en croit la réponse de M. Le Foll qui nous a été adressée par son Directeur de Cabinet en ce 29 juillet 2013, nous allons être les cobayes d’une expérimentation (tant pis pour les risques encourus), en vue de voir ce que donne un modèle radicalement à l’opposé de ce qu’il dit vouloir défendre prioritairement ! Sur le plan intellectuel et éthique, de tels propos laissent songeur….

L'association L214 organise un bus partant de Paris : pour réserver une place, cliquez ici

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