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Campagne
n°29 :
Portables, antennes relais, wifi
: TcherMOBILE ?
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Partenaires
de la campagne :
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Pourquoi
cette campagne ?
La téléphonie mobile est sans doute l’innovation technologique
qui a connu le développement le plus rapide. En dix ans, elle s’est
imposée dans notre environnement quotidien. Avec une centaine de milliers
d’antennes-relais permettant de relier 55 millions de portables, nul
ne se trouve aujourd’hui à
l’abri de son développement.
Comme
toujours, lorsque de grands intérêts économiques
sont en jeu et rejoignent des intérêts
d’État, les effets sanitaires sont
ignorés, la progression de la connaissance
scientifique est freinée, les résultats
gênants sont minimisés voire cachés.
Pourtant, ces dernières années,
l’accumulation de résultats préoccupants
n’a pu être totalement tue. Les appels
de scientifiques se sont multipliés pour
exiger l’application du principe de précaution
afin d’éviter un scandale sanitaire,
eu égard à la taille de la population
concernée. Face à ces appels, force
est de noter l’inaction gouvernementale
qui laisse se développer l’ensemble
de ces applications sans le moindre encadrement
réglementaire sérieux qu’il
s’agisse des antennes relais, des téléphones
portables, notamment pour les plus jeunes, et
désormais l’installation des « box » recourant
aux ondes WiFi.
Le
secteur du mobile a su organiser son irresponsabilité grâce à l’appui
d’un personnel politique sous l’influence
d’une certaine idéologie du « sans
fil ».
Un quartet d’experts à l’indépendance
douteuse s’est donné pour mission
de rassurer politiques et usagers, quoi qu’il
en coûte en termes d’impact sanitaire.
Cependant, à côté des plaintes
de plus en plus nombreuses des riverains exposés,
qui souffrent au quotidien des rayonnements des
antennes, on observe une prise de conscience
d’un nombre de plus en plus important d’utilisateurs
de portables. Le dossier de la téléphonie
mobile s’impose ainsi, envers et contre
tout, au cœur des questions de santé publique.
Il
est grand temps de le traiter comme tel car la
consommation de portable est en passe de devenir
un rituel initiatique nécessaire au passage à l’âge
adulte. Le portable n’est plus seulement
une technologie permettant la transmission de
données vocales ou numériques mais
un outil socialisant sans lequel l’adolescent
a le sentiment de se marginaliser de sa communauté.
L’importance prise par cet outil exige
dès maintenant des mesures de gestion
de risques afin de réduire les temps et
les valeurs d’exposition à ces champs électromagnétiques
dont tout indique qu’ils peuvent nuire
gravement à la santé. Ces mesures
sont d’autant plus urgentes que le développement
actuel du « WiFi », dans les appartements
mais aussi dans les écoles, dans les collèges,
lycées ou bibliothèques… vient
encore augmenter l’exposition chronique
des individus aux hyperfréquences. Plus
que jamais, il est nécessaire d’encadrer
une technologie mobile, promotrice d’effets
délétères sur la santé. 
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Demandes
et cibles
Face aux inquiétudes nées d’un
développement sans contrainte réelle
de la téléphonie mobile, nous demandons
au ministère de la Santé, au Ministre
de l’Éduction nationale et au Ministre
de l’Écologie de bien vouloir agir
avec la plus grande célérité afin
d’appliquer le principe de précaution
dans un domaine où l’incertitude
a conduit, depuis plus d’une décennie,
les riverains d’antennes et utilisateurs
de portables à être exposés à des
champs électromagnétiques aux conséquences
sanitaires délétères. Afin
d’appliquer enfin le principe de précaution,
nous demandons :
>
Interdire la commercialisation et la promotion
des portables explicitement destinés
aux enfants ;
>
Lancer des campagnes d’information et d’éducation
afin de favoriser un usage raisonné du
portable ;
>
Privilégier les réseaux câblés
dans les écoles, collèges, lycées,
crèches et bibliothèques ;
>
Réduire l’exposition chronique aux
champs électromagnétiques des antennes
relais à 0,6 volt/mètre ;
>
Imposer la procédure du permis de construire
pour toute nouvelle installation d’antenne
relais ;
>
Lancer une grande enquête épidémiologique
sur les riverains d’antennes relais ;
>
Adopter un statut protecteur pour les experts
scientifiques et les lanceurs d’alerte.

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Mobile-homme
?
La France compte 55,7 millions d’abonnées
au téléphone mobile, soit un taux
de couverture avoisinant les 90 % de la population
française. Chaque mois, un abonné utilise
son portable en moyenne deux heures et demie
et envoie une quarantaine de SMS. Le portable
utilise trois bandes de fréquence, le
900 MHz et le 1800 MHz (dédié à la
transmission de données orales) et le
2100 MHz (numériques). Plus la fréquence
est élevée, plus le signal s’atténue
rapidement, nécessitant donc des antennes-relais
plus puissantes. Tout récemment, le WiFi
est venu augmenter encore un peu plus l’exposition
chronique des individus aux ondes électromagnétiques.
Cette nouvelle application technologique dont
l’utilité est d’éliminer
les fils reliant les bornes internet aux ordinateurs
et autres périphériques fonctionne
sur une fréquence encore plus élevée, à savoir
le 2450 MHz. Ces hyperfréquences, jusqu’alors
quasi inexistantes dans notre environnement électromagnétique
naturel, sont apparues sans que leurs conséquences
sur l’organisme humain n’aient été préalablement étudiées.
Par ailleurs, signal complexe, l’onde électromagnétique
de la téléphonie mobile comporte,
outre ces hyperfréquences, des extrêmement
basses fréquences, avec des conséquences
incertaines pour l’humain, « être
vivant électromagnétique » dont
les cellules échangent des informations
grâce à des basses fréquences
de même type. Ces extrêmement basses
fréquences (Elf) sont d’ailleurs
classées par l’OMS comme « potentiellement
cancérigènes ».

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L'idiologie
du "sans fil"
Au nom du « tout sans fil » - fictivement
présenté comme synonyme de liberté – on
assiste à la multiplication d’applications
technologiques mobilisant des micro-ondes. Parmi
celles-ci, la troisième génération
de téléphonie mobile – UMTS
- qui permettrait, par exemple, la visiophonie
ou le téléchargement de matchs
de foot sur des écrans de 4 cm².
Ceci prêterait à sourire si cette
technologie dont l’utilité sociale
reste largement à démontrer ne
nécessitait pas un doublement du nombre
d’antennes relais. À cette troisième
génération de téléphonie
s’ajoute le développement très
rapide du WiFi, y compris dans les lieux publics
censés recevoir de jeunes usagers. Nombre
de collèges, lycées et bibliothèques,
malgré les appels à la prudence
d’un certain nombre d’experts scientifiques,
optent ainsi actuellement pour des connexions
WiFi alors que des alternatives câblées,
tout aussi performantes, existent.
Soutenues
par une certaine idéologie
du « progrès » et par une
inaction complaisante et coupable des autorités
en charge de la santé, sont ainsi privilégiées
des solutions irradiantes qui, combinées,
augmentent et complexifient les champs électromagnétiques
auxquels nous sommes soumis. Cette surexposition – subie
dans la majorité des cas – se traduit
par un nombre croissant de personnes souffrant
d’une hypersensibilité à ces
champs électromagnétiques. Maux
de tête, palpitations, céphalées,
vertiges, insomnies, irritabilité… sont
autant d’effets, qui, par leur récurrence,
devrait attirer l’attention du ministère
de la Santé.

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Des
résultats scientifiques préoccupants
La traditionnelle opposition entre les effets
délétères des rayonnements
ionisants et l’innocuité des rayonnements
non ionisants en deçà des effets
thermiques est aujourd’hui battue en brèche.
Un certain nombre de recherches montrent que
les ondes électromagnétiques non
ionisantes utilisées par la téléphonie
mobile ont le pouvoir de casser des brins d’ADN,
renforçant la thèse de leurs effets
potentiellement cancérigènes.
Ces
effets se trouvent d’ailleurs statistiquement
confirmés par les résultats des
enquêtes épidémiologiques,
notamment par celles qui ont été menées
dans le cadre d’Interphone, grand programme épidémiologique,
coordonné par le Centre international
de recherche sur le cancer sous l’égide
de l’Organisation mondiale de la santé.
Il ressort clairement des résultats réalisés
dans le cadre de ce programme et aujourd’hui
publiés qu’au delà de dix
ans d’utilisation d’un portable,
on observe une augmentation statistiquement significative
(située entre 2,5 et 3,5, selon les études)
des tumeurs de la tête telles que les gliomes,
les neurinomes de l’acoustique ou encore
les tumeurs de la glande parotide. La cohérence
entre les résultats des recherches menées
en laboratoire et ceux qui ressortent des enquêtes épidémiologiques
constituent aujourd’hui un faisceau de
preuves suffisantes pour justifier une action
de santé publique vigoureuse et rendent
insupportable le silence gouvernemental. |
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Allo,
maman... bobo ?
La précocité de l’usage du
portable par les enfants constitue l’un
des aspects les plus préoccupants du dossier
de la téléphonie mobile. En l’absence
de toute réglementation contraignante,
un certain nombre d’industriels peu scrupuleux
s’autorisent à proposer des portables
explicitement destinés aux enfants à l’aide
de campagnes promotionnelles très alléchantes.
Or, le consensus existe aujourd’hui pour
constater la vulnérabilité toute
particulière des enfants. Selon une étude
récente de l’Université de
Porto Allègre, le cerveau d’un enfant
absorbe 60% de radiation de plus que celui d’un
adulte. La boîte crânienne d’un
enfant, d’un volume plus petit, reçoit
plus et plus profondément les ondes du
portable. Ceci signifie que les effets observés
sur les adultes risquent d’apparaître
plus rapidement et plus massivement au sein des
populations exposées précocement
et durablement. Les appels à la prudence
se sont multipliés émanant, y compris,
des milieux scientifiques officiels, sans être
suivis par la moindre action gouvernementale.
Le ministère de l’Éducation
nationale n’a mis en place aucune action,
ni à destination des élèves,
ni à destination des parents. Il est désormais
urgent que la vente des portables explicitement
destinés aux enfants soit proscrite et
qu’une grande campagne d’information
et de sensibilisation destinée aux publics
sensibles soit menée.

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Une
expertise un peu... téléphonée !
Entre 2001 et aujourd’hui,
la France a empilé pas moins
de cinq rapports officiels sur
le sujet de la téléphonie
mobile. Cette profusion d’expertises
cache mal la faiblesse de l’argumentation
conduisant systématiquement
les auteurs desdits rapports à privilégier
le statu quo. Même si l’on
peut constater que l’unanimité de
façades se lézarde
progressivement, les « experts
officiels » se relaient encore
trop souvent pour « rassurer
et expliquer » en lieu et
place « d’étudier
et publier ».
Cette
propension à entretenir la thèse
du déni de risque semble avoir été dictée
par des liens pour le moins étroits
entre opérateurs de téléphonie
mobile et certains experts omniprésents. À tel
point que l’Inspection générale
de l’environnement et l’Inspection
générale des affaires sociales
ont regretté que certains experts aient été,
tout à la fois, sollicités pour
présider certains comités d’experts
officiels et rémunérés
directement par le lobby du mobile…
Pire,
le syndrome de TcherMobile frappe régulièrement
certains scientifiques qui ont le malheur de
s’inquiéter des effets des champs électromagnétiques
sur la santé. On ne compte plus le nombre
de scientifiques dont les budgets sont subrepticement
coupés à la suite de la publication
de résultats d’étude qui
ont le démérite d’inquiéter… les
opérateurs !
La
France doit préserver l’indépendance
des scientifiques en adoptant une loi de protection
des lanceurs d’alerte.

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Antennes
relais : se MOBILiser !
En décidant d’ouvrir à la
concurrence le secteur de la téléphonie
mobile, les parlementaires ont décidé de
procéder à la privatisation totale
du secteur, portable et infrastructure. Il eut été plus
rationnel de maintenir les antennes relais dans
le giron étatique, permettant un aménagement équilibré du
territoire tout en prenant soin de ne pas concentrer
les antennes relais sur les lieux les moins coûteux.
L’erreur commise dans les dernières
années du 20e siècle peut, pour
partie, être réparée puisque
les baux signés entre les opérateurs
et les propriétaires des terrains accueillant
les stations de base arriveront pour l’essentiel à terme
entre 2010 et 2012. Cette renégociation
des termes du contrat peut être l’occasion
d’imposer des critères réduisant
sensiblement l’exposition du public ainsi
que la durée de ces baux qui pouvaient
aller jusqu’à 10 à 15 ans
! À ce jour, à cause d’un
décret laxiste, les opérateurs
peuvent exposer les riverains d’antennes
relais à 41 et 58 volts par mètre,
là où certaines études font
apparaître des effets dès 1 V/m.
Le conseiller du Premier ministre qui rédigea
ce décret scélérat fut remercié par
le lobby du mobile en prenant la tête de
l’un des principaux opérateurs de
téléphonie mobile français…
Il
est grand temps que l’implantation
d’antennes relais soit soumise à une
réglementation garantissant la santé des
riverains. Ceci passe par l’abaissement à 0,6
V/m du seuil d’exposition chronique. La
procédure de permis de construire, seule à même
de garantir un minimum de concertation préalable,
doit être réintroduite pour toutes
les implantations.

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10
façons de réduire son exposition
aux champs électromagnétiques
1 Limiter le plus possible les conversations téléphoniques passées
avec le mobile
2 Éteindre totalement son portable lorsqu'il n'est pas utilisé
3 Choisir un portable avec un DAS le plus faible possible (exprimé en
W/cm²)
4 Privilégier les lignes filaires notamment dans les zones fermées
5 Eloigner le portable de la boîte crânienne et privilégier
l’usage du kit-oreillette ou du haut-parleur
6 En réception ou à l’émission d’un appel, éloigner
le plus possible le portable qui émet, durant quelques secondes, au
maximum de sa puissance pour trouver la station de base la plus proche
7 Ne pas téléphoner en mouvement car le portable cherche régulièrement
l’antenne la plus proche
8 Ne pas téléphoner en conduisant, action promotrice d’inattention
et augmentant l’exposition par effet de résonnance du signal GSM
9 Éteindre le WiFi de sa « box »
10 Éviter de téléphoner dans une zone où les conditions
d’émission-réception sont mauvaises

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