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Campagne
n°31 :
Copenhague... Un Sommet d'incohérence
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Partenaires
de la campagne : |
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Soutenue
par les associations : Flins sans F1, Capen71,
Acipa, Arlp, Sauvegarde des coteaux du Jarez,
Cairn, Non à la deuxième autoroute,
Projet d'autoroute A32 : Non merci !, Sauvegard
des coteaux du Lyonnais
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Pourquoi
cette campagne ?
Le sommet de Copenhague sur le climat va être,
dans les semaines et mois à venir, le théâtre
de surenchères verbales qui masqueront
mal certains projets locaux d’envergure
nationale moins présentables… Les
décideurs politiques aiment plus que tout
les tribunes internationales qui leur permettent
aisément de revêtir les habits vert-pâle
d’une écologie hors-sol, sans que
le lyrisme et la grandiloquence des discours se
traduisent dans les faits.
La
France n’échappe pas à cette
mauvaise habitude. Face à l’urgence
climatique, notre pays se hâte lentement…
en multipliant des projets controversés.
Aux quatre coins du territoire, l’asphalte
coule à flot pour le plus grand plaisir
du lobby routier. Bretelles, contournements, élargissements,
doublements, désenclavements, sécurisation…
sont quelques-unes des justifications avancées
pour amorcer une relance discrète mais
certaine du programme routier et autoroutier.
Si
la politique est affaire de symboles, le gouvernement
aurait pu trouver mieux pour démontrer
son ardeur écologique que de promouvoir
l’implantation d’un nouveau circuit
de Formule1 en Ile-de-France. En pleine crise
du modèle automobile et à rebours
des aspirations des Français, la construction
de cette infrastructure de prestige serait une
aberration totale. La liste des projets climaticides,
loin d'être exhaustive, illustre néanmoins
un état d'esprit et une façon de
faire où la parole publique est rarement
en adéquation avec l'action politique.
Nouvel EPR en Basse et Haute-Normandie, aéroport
international à Notre-Dame des Landes,
mine de charbon dans la Nièvre, etc. révèlent
l’incohérence de celles et ceux qui
nous représenteront officiellement au Sommet
de Copenhague du 7 au 18 décembre prochain.
Pour
lutter efficacement contre le dérèglement
climatique, les pays industrialisés doivent
s’engager collectivement à réduire
leurs émissions de gaz à effet de
serre d’au moins 40% d’ici à
2020 par rapport à 1990. Pour atteindre
cet objectif, seule la mobilisation citoyenne
contre les projets anachroniques et irresponsables
permettra d’obtenir que les actes s'accordent
enfin aux discours.

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Demandes
et cibles
La délégation française qui
se rendra au sommet onusien sur le climat de Copenhague
en fin d’année ne pourra faire l’économie
de la cohérence. Face à toutes celles
et ceux qui tenteront de remettre au lendemain
ce que nous aurions dû faire hier, le double-discours
institutionnel visant à parler fort et
agir peu sera rapidement illégitime et
inaudible. L’urgence climatique nous appelle
au sens des responsabilités.
A
ce titre, nous demandons au Chef de l’Etat
et au Ministre de l’Ecologie :
> D’oeuvrer en faveur d’un accord
international sur le climat mettant un terme à
la croissance des émissions mondiales de
gaz à effet de serre d’ici à
2015 avant de les faire décroître
d’au moins 40% d’ici 2020 par rapport
à 1990;
>
D’agir en faveur d’un accord de Copenhague
équitable à l’endroit des
pays du Sud en organisant un véritable
transfert de technologies tout en mobilisant les
ressources et moyens financiers (110 milliards
d’euros par an) aptes à répondre
à la crise climatique annoncée ;
>
De stopper tous les projets climaticides et énergivores
actuellement à l’étude en
France, notamment :
- le doublement de l’A9b à proximité
de Montpellier, le projet de contournement autoroutier
de l’agglomération tourangelle, la
privatisation et l’élargissement
de la RCEA entre Mâcon et la façade
atlantique, la construction de la rocade autoroutière
nord de Grenoble, l’A831 entre Rochefort
et Fontenay le Comte, l’A65 entre Pau et
Langon, l’A45 entre Lyon et Saint-Etienne,
la mise à 2x2 voies de la RN88 en Lozère,
le grand contournement ouest de Strasbourg, la
mise en concession autoroutière de la RN126
entre Castres et Toulouse et de la RN154 entre
Orléans et Rouen, l’A32 entre le
Luxembourg et Toul… ;
- le circuit de Formule 1 prévu en banlieue
parisienne ;
- la construction du réacteur nucléaire
EPR à Flamanville et sa ligne à
très haute tension, la construction d’un
deuxième réacteur EPR à Penly
- l’aéroport du grand Ouest Notre-Dame
des Landes ;
- la mine de charbon prévue dans la Nièvre
;
- le terminal charbonnier à Cherbourg.

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Autoroutes
: Une voie sans issue
A Montpellier, Pau, Rochefort, Strasbourg, Mâcon,
Lyon, Castres, Tours, Toul… la pieuvre autoroutière
tisse sa toile. Pourtant, chaque nouvelle autoroute
pose systématiquement les mêmes problèmes
: une bande de bitume de plusieurs dizaines de
mètres de large fragmente les milieux écologiques
et limite ainsi le brassage des espèces.
Chaque année, ce sont 60 000 hectares de
terre qui disparaissent sous le bitume ! Les autoroutes
asphyxient les zones périphériques
et rurales qu’elles transpercent sans les
desservir et qui se résument à de
vagues lieux de passage exposés aux bruits
et polluants de toute sorte.
Ces
nouvelles artères (ou hub) sont une invitation
à de nouveaux flux de circulation motorisés
et constituent donc une incitation à émettre
des émissions de gaz à effet de
serre supplémentaires. De plus, la possibilité
offerte aux automobilistes d’accroître
leur vitesse a un coût énergétique
direct. Le fait, par exemple, de passer d’une
vitesse de 120 à 130 km/h engendre une
hausse de 14 % de sa consommation, l’équivalent
de 1 litre de carburant supplémentaire
pour 100 km. Pire, en investissant massivement
pour ce type d’infrastructures, l’Etat
opte durablement pour le transport de marchandises
par voie routière, dont le bilan carbone
ne cesse d’être décrié.
C’est ainsi que depuis 1990, le secteur
« transport » a accru ses émissions
de CO2 de 26 % ! L’Etat français
doit revoir sa copie en publiant un schéma
national des infrastructures excluant tout financement
en faveur de la construction de nouvelles autoroutes.
•
Route Centre Europe Atlantique : Capen (71)
• A65
Pau-Langon
• A45
Lyon-Saint Etienne
• Rocade
autoroutière nord de Grenoble
• A32 Toul-Luxembourg : Association du Toulois
pour la préservation du cadre de vie
• A831
entre Rochefort et Fontenay le Comte
• Autoroute
Castres-Toulouse
• Contournement
ouest de Strasbourg
• A10bis
Contournement de Tours
• Mise en 2x2 voies de la RN88 : Non à
la deuxième autoroute – Brugers –
48100 Palhers
• Mise
en concession autoroutière de la RN154
entre Orléans et Rouen

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Course
automobile : Tout à une F1 !
Pour faire face aux crises écologique,
économique et sociale que subit l’industrie
automobile, certains acteurs politiques, au premier
rang desquels le Premier ministre, n’ont
rien trouvé de mieux que de promouvoir
la construction d’un nouveau circuit de
Formule1 aux portes de Paris. Alors que tout indique
que le secteur automobile doit changer de modèle
pour rencontrer les attentes des consommateurs,
la France opte pour un projet d’infrastructure
de pur prestige. L’un des lieux envisagés
pour implanter ce nouveau circuit de F1 est un
terrain prévu pour accueillir le plus grand
projet d’agriculture biologique d’Ile-de-France
sur les communes de Flins et des Mureaux. Pire,
ce circuit se situerait sur l’une des principales
nappes phréatiques d’Ile de France…
! Alors que les principaux constructeurs automobiles
quittent la formule1, nous demandons que la France
abandonne immédiatement ce projet de circuit
d’un autre temps et rende ces terres aux
agriculteurs.
•
Flins sans F1 : http://www.flinssanscircuitf1.org/
• Val d’Oise sans F1 : http://www.valdoisesansf1.org/

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Nucléaire
: l'EPReuve de force !
Même dans les scénarios productivistes
les moins favorables à la maîtrise
de l’énergie, la France est et restera
pour longtemps un pays dont les moyens de production
dépassent allègrement la consommation
électrique moyenne. Pourtant, en favorisant
le développement du chauffage électrique
(dont l’efficacité énergétique
ne dépasse pas 30 %) ainsi que la climatisation
en été, la France subit des hausses
brutales de sa consommation notamment en fin de
journée. Ces pics de consommation obligent
la France à recourir à de vieilles
centrales fioul et charbon, seules aptes à
répondre à cette demande spécifique,
faute d’investissement dans les énergies
renouvelables. Le bilan carbone du kWh électrique
en période de pointe de consommation est
évalué à plus de 600 grammes
de CO2.
Au
lieu de maîtriser l’énergie,
développer les énergies renouvelables
et lisser les pointes de consommation, la France
persiste à investir des sommes abyssales
(environ 4 à 5 milliards d’euros
par réacteur !) dans des centrales nucléaires
EPR, à Flamanville (50) et Penly (76) qui
ajouteront de la surproduction à la surproduction
sans répondre à la demande de pointe.
Pire, en optant pour des moyens de production
ultra-centralisés, la France a collatéralement
besoin d’implanter des dizaines de milliers
de pylônes supportant plus de 20000 kilomètres
de lignes à très haute tension dont
les effets sur la santé demeurent mal connus
!
•
EPR : http://www.stop-epr.org
• Coordination interrégionale Stop
THT : http://www.stop-tht.org

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Aéroport
: Il est temps d'attérir...
Le secteur aéronautique est responsable
de plus de 3% des émissions mondiales de
gaz à effet de serre. Dans les scénarios
les plus délirants, certains acteurs économiques
n’hésitent pas à imaginer
un doublement du trafic aérien d’ici
à 2020, faisant abstraction des conséquences
d’une raréfaction des ressources
pétrolières. Ces hypothèses
ubuesques amènent certains aménageurs
à proposer la création de nouvelles
infrastructures aéroportuaires afin d’anticiper
un trafic en constante augmentation.
C’est
ainsi qu’un projet vieux de plusieurs décennies
a été remis au goût du jour
à Notre-Dame des Landes à proximité
de Nantes. Ce projet, outre ses effets directs
sur le climat, entrainerait la destruction de
2000 hectares de zone humide, l’expropriation
d’une cinquantaine d’agriculteurs
! Des associations ont proposé, à
l’occasion du débat public, d’étudier
des solutions alternatives au survol de Nantes
mais n’ont pas été écoutées
! Début 2008, la construction de cet aéroport
a été confirmée malgré
le gel, annoncé lors du Grenelle de l’environnement,
de toute nouvelle structure aéroportuaire.
•
Aéroport Notre Dame des Landes : http://acipa.free.fr

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Charbon : Mine... de rien !
Aussi surprenant que cela puisse paraître,
la France s’apprête à relancer
l’exploitation du charbon en autorisant
l’extraction de ce minerai dans le sud du
département de la Nièvre. Le gisement,
découvert dans les années 1980,
alimenterait une centrale électrique de
1000 MW construite pour l’occasion à
proximité du site et engloutirait environ
2 millions de tonnes de charbon chaque année
! Au nom d’un mythique « charbon propre
» ou d’une non moins mythique «
séquestration du carbone » qui ne
verrait le jour de façon très hypothétique
qu’en 2020/2030, les promoteurs de ce projet
tentent d’imposer l’idée selon
laquelle le charbon, moyennant quelques contorsions
sémantiques, serait compatible avec les
engagements climatiques.
Non
content de relancer l’exploitation du charbon,
le gouvernement français envisage aussi
d'autoriser un terminal charbonnier à Cherbourg
permettant ainsi d’en importer plusieurs
millions de tonnes chaque année, soit l'équivalent
de 10 à 11 millions de tonnes de CO2 une
fois brûlées dans les centrales britanniques.
L'objectif avoué est de prendre des parts
de marché à la route traditionnelle
du charbon pour redynamiser un secteur économique...
•
Terminal charbonnier de Cherbourg : http://energieclimat.greenpeace.fr/non-au-terminal-charbonnier-de-cherbourg
• Mine de charbon dans la Nièvre
: www.adsn58.fr

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