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1- Rappel bref des recommandations formulées dans les
rapports récents
Cette courte section rappelle de manière factuelle
les recommandations formulées dans les différents
rapports consultés par le groupe dexperts, en
matière de gestion des risques. Dans la section suivante,
le groupe dexpert formulera ses propres recommandations,
reprenant ou non, ou complétant celles qui sont exposées
ici.
Les rapports ARCS et COST ne proposent aucune recommandation
concernant la gestion du risque. Le rapport de la Société
Royale du Canada propose une mesure concernant la valeur limite
dexposition par les travailleurs, qui devrait être
abaissée à 1,6 W/kg, en usage au Canada pour
le public(1), car la valeur limite de 8W/kg pour lexposition
à la tête, au cou et au tronc est considérée
comme trop élevée en raison de risques possibles
pour lil. Laide-mémoire de lOMS
de 1998 considère globalement quaucun risque
pour la santé nest vraisemblable. En conséquence,
lOMS ne propose logiquement aucune recommandation de
protection, sauf des mesures de bon sens (interdiction daccès
aux antennes des bases, précautions en raison des problèmes
de sécurité liés aux interférences
magnétiques, développement dun système
efficace dinformation et de communication destiné
à " dissiper la méfiance et les craintes
"). Le communiqué de juin 2000 de lOMS,
tout en conservant une tonalité très rassurante,
propose néanmoins quelques recommandations " actives
" : ne pas utiliser le téléphone en conduisant;
inciter les fabricants à réduire volontairement
le niveau de rayonnement de leur matériel, et le public
à limiter son exposition ou celle de ses enfants, utiliser
un kit " mains libres ", tenir compte de lesthétique
du paysage et des préoccupations du public pour linstallation
des bases.
Le rapport Stewart est de loin le plus complet
concernant les recommandations émises. Celles-ci sappuient
explicitement sur le principe de précaution, dans létat
actuel des connaissances scientifiques, sauf pour le risque
daccident lié à lutilisation de
téléphone pendant la conduite, que les experts
estiment avéré. Les recommandations émises
concernent les pouvoirs publics, les industriels et les consommateurs
qui doivent être activement impliqués.
Ces recommandations justifient ladoption de valeurs
limites dexposition plus basses pour le public que pour
les travailleurs, pour diverses raisons : lexistence
de groupes fragiles (vieillards, enfants, malades); avec de
plus longues durées dexposition; linvocation
dune plus forte absorption dénergie due
aux rayonnements par les enfants. Les experts du rapport Stewart
recommandent aussi, pour les travailleurs, la mise en place
dun registre des personnels exposés et un suivi
de leur mortalité, ce qui est faisable dans beaucoup
de circonstances de façon relativement simple (même
si une telle procédure nest appliquée
pour aucun risque professionnel de façon systématique
en France).
Concernant les stations de base, les experts recommandent
lélaboration rapide (12 mois) de règles
et de procédures obligatoires préalablement
à toute installation, lélaboration et
la mise à jour permanente dune base de données
nationale de toutes les stations de base et de leurs caractéristiques,
ce qui aura lavantage supplémentaire de faciliter
les éventuelles futures études épidémiologiques(2),
un audit régulier (par sondage) du respect des normes
mené de façon indépendante, et que les
émissions soient abaissées au niveau le plus
bas compatible avec un bon fonctionnement du système
téléphonique. Concernant le problème
spécifique des écoles, les experts recommandent
que les faisceaux émis ne puissent atteindre aucune
partie des sites scolaires sans lautorisation formelle
de lécole et des parents, ce qui semple une mesure
difficile à mettre en uvre. Ils recommandent
également la mise en place de zones dexclusion
efficaces et identifiables, incluant un logo spécifique,
et dinciter les opérateurs à regrouper
leurs bases sur des sites communs.
Les recommandations adressées aux industriels concernent
ladoption de normes internationales pour lévaluation
des valeurs de DAS, et une information systématique
des clients concernant les valeurs de DAS des téléphones.
Les experts insistent spécialement pour que les enfants
restreignent autant que possible lusage du téléphone
mobile, et pour que les industriels cessent toute publicité
ciblée sur les enfants.
Certaines recommandations sadressent au public et aux
consommateurs de téléphones mobiles : information
systématique concernant les effets potentiels sur la
santé, création dun poste de Médiateur
pour linstallation des stations de bases.
2- Recommandations du groupe dexperts
Le groupe dexperts a été constitué
afin dexprimer son avis sur les données scientifiques
disponibles et de faire des recommandations en matière
de santé publique. Cette demande met le groupe dexperts
dans une situation qui dépasse le rôle habituellement
dévolu à des experts scientifiques dont la compétence
relève de lévaluation des risques. Le
groupe dexperts a accepté cette mission. Ainsi,
compte tenu de lensemble des informations quil
a obtenues et analysées, à partir des différents
rapports de synthèse consultés ainsi que des
travaux scientifiques les plus récents, et à
partir des avis recueillis auprès des personnalités
auditionnées, le groupe dexpert expose, dans
ce chapitre, les conclusions quil en tire du point de
vue de la protection de la santé. Sont rappelées,
dans un premier paragraphe les considérants,
cest-à-dire les bases de son raisonnement, puis
sont exposées ses préconisations.
Considérants :
Les réglementations internationales, inspirées
par les travaux de la commission internationale de protection
contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP en anglais),
reposent sur les seuls effets biologiques correspondant à
des effets sanitaires délétères qui soient
scientifiquement établis. Il sagit, dans la gamme
des RF, de certains effets dus à léchauffement
créé par absorption diélectrique. A partir
des niveaux dexposition les plus bas montrant leffet
le plus sensible chez lanimal, des facteurs dabattement
qualifiés de facteurs de réduction
- ont été appliqués pour transposer ces
valeurs à lespèce humaine, pour les personnes
exposées professionnellement ou pour le public; en
découlent les niveaux de la grandeur physique adaptée,
le Débit dAbsorption Spécifique (DAS),
qui ont servi à la détermination des restrictions
de base de la recommandation de lUnion Européenne
du 12 juillet 1999, correspondant à des niveaux dexposition
du public.
Les données scientifiques actuelles indiquent cependant
lexistence deffets biologiques variés pour
des niveaux dénergie noccasionnant pas
daccroissement de la température locale. En létat
actuel des connaissances sur ces effets non thermiques, il
nest pas possible de dire aujourdhui quils
représentent des menaces pour la santé.
Peut-on pour autant affirmer que tout risque sanitaire est
exclu ? Non : bien quil y ait peu darguments scientifiques
pour létayer, lhypothèse deffets
sanitaires non thermiques associés aux champs RF de
faible niveau ne peut être exclue, en létat
actuel des connaissances. Dailleurs, certains effets
potentiels sérieux (par exemple, promotion de cancers
du cerveau) font actuellement lobjet de recherches épidémiologiques
importantes sur le plan international, lesquelles produiront
leurs conclusions dans plusieurs années, et pour dautres
effets potentiels (par exemple, des effets sur laudition,
le système nerveux ou les maux de tête), la recherche
se poursuit.
Si les recherches futures venaient à valider cette
hypothèse, cest-à-dire à montrer
lexistence de risques pour la santé associés
à lutilisation de téléphones mobiles,
leur probabilité, au niveau individuel, serait sans
doute faible, comme le suggère le fait que cette démonstration
na pu être faite malgré, dans certains
domaines, des travaux nourris depuis plusieurs années.
Cependant, dans ce cas de figure, le nombre très élevé
dutilisateurs de la téléphonie mobile
pourrait conduire à ce que limpact sanitaire
collectif de ce risque individuel faible soit élevé.
Nest-il pas prudent, dès lors, de fixer dès
maintenant, dans lattente des résultats de ces
recherches, de nouvelles normes dexposition
plus basses que les valeurs actuelles ? Le groupe dexperts
considère que de telles mesures seraient justifiées
si elles permettaient de réduire les risques potentiels
de manière effective ; cela implique dune part
que les effets sanitaires résultant de lexposition
aux champs RF soient identifiés, et que, dautre
part, puissent être déterminés des nouvelles
valeurs garantissant une réduction, voire une élimination
de ce risque. Cela nest pas le cas en létat
actuel des connaissances. En effet, il nexiste pas,
à ce jour, dinformation scientifique fiable permettant
dajuster et de dimensionner de telles mesures. Dès
lors, non fondées scientifiquement, de nouvelles valeurs
limites dexposition seraient arbitraires, illusoires,
et sans doute disparates selon les constructeurs ou les pays,
accroissant la confusion et les craintes du public.
Il est par ailleurs bien établi que lusage dun
téléphone mobile lors de la conduite automobile,
avec ou sans kit main libre, représente un réel
facteur de risque daccident. Ce risque, non lié
aux champs électromagnétiques mais à
la perte de concentration résultant de la conversation
téléphonique, est important en fréquence
et en gravité.
Il est également établi que la téléphonie
mobile peut constituer un facteur de sûreté et
de sécurité sanitaire (rapidité des alarmes
et des secours
), sans compter dautres avantages
qui ne ressortissent pas de la mission du groupe dexperts.
En conséquence, le groupe dexpert formule les
préconisations suivantes :
1- Il recommande, pour la gestion des risques potentiels
associés à la téléphonie mobile,
une approche sinspirant du principe de précaution,
dans le sens donné à ce principe dans le chapitre
I du rapport. Lobjectif général poursuivi
devrait être la réduction au plus bas niveau
possible de lexposition moyenne du public, qui soit
compatible avec la qualité du service rendu. La mise
en uvre de ce principe devrait concerner plusieurs dimensions
:
Le renforcement de la recherche sur les effets biologiques
et sanitaires de lexposition aux RF, pour réduire
le champ des incertitudes et des ignorances; les priorités
de cette recherche et des recommandations relatives à
son organisation sont exposées plus loin.
Ladoption, par lusager, de mesures dévitement
prudent visant, par des actions simples, à réduire
toute exposition superflue (par exemple, réduire lutilisation
des mobiles dans des conditions de médiocre réception;
séquiper dun kit oreillette; ne pas porter
le mobile proche de tissus potentiellement sensibles
tels que au contact du ventre pour la femme enceinte, ou près
des gonades pour un adolescent).
La poursuite, par les industriels, de leurs efforts visant
à réduire les niveaux démission
des mobiles au plus bas niveau compatible avec la qualité
du service.
Lobjectif de réduire au minimum possible le
niveau dexposition du public concerne en particulier
des personnes potentiellement sensibles tels que les enfants
ou certaines personnes malades. A cet effet, le groupe dexperts
recommande que les bâtiments sensibles (hôpitaux,
crèches et écoles) situés à moins
de 100 mètres dune station de base macrocellulaire,
ne soient pas atteints directement par le faisceau de lantenne(3).
Cette recommandation nest pas incompatible avec linstallation
dune antenne de station de base sur le toit de tels
bâtiments, car le faisceau incident naffecte pas,
ou de manière tout à fait marginale, laire
située au-dessous (effet jet deau).
Le groupe dexperts pense que le respect de ces mesures
par les opérateurs est de nature à atténuer
les craintes du public, tout spécialement de parents
préoccupés par lexposition de leurs enfants
dans les établissements scolaires, dautant que
le groupe dexperts ne retient pas lhypothèse
dun risque pour la santé des populations vivant
à proximité des stations de base compte tenu
des niveaux dexposition constatés.
Les enfants constituent a priori, une population fragile.
Ils ne semble pas, en létat actuel des connaissances,
que les organes sensibles à lintérieur
de la tête reçoivent une dose de micro-ondes
plus élevée que les adultes, lors de communications;
en revanche, sils utilisent précocement un téléphone
mobile, il connaîtront une exposition cumulée
au long de leur vie supérieure à celle dadultes
(néanmoins les modifications rapides et constantes
des technologies conduiront à reconsidérer ce
raisonnement). Il nexiste pas de données scientifiques
qui permettent détablir quil existe, chez
les adultes ou les enfants, des risques du fait dune
exposition sur une longue période, mais cela ne peut
être exclu en létat actuel des connaissances.
Aussi, le groupe dexperts invite les parents qui jugent
utile déquiper leur enfant dun mobile à
veiller à ce quils en fassent un usage mesuré;
une recommandation dans ce sens devrait figurer dans les notices
dutilisation des appareils vendus.
Les zones dexclusion de laccès dans le
périmètre immédiat des stations de base
doivent être clairement délimitées physiquement,
avec un système de logos harmonisé au plan européen.
Le groupe dexperts ne reprend pas la proposition formulée
dans le rapport de W. Stewart relative au regroupement des
antennes des différents opérateurs, dans un
même secteur, sur une station de base unique. Conformément
à son objectif de réduire au plus bas niveau
possible lexposition du public, le groupe note que les
calculs montrent que si la concentration ou la dispersion
des antennes respectent également ce principe pour
ce qui est de lexposition moyenne, leur regroupement
a tendance à concentrer les champs dans lespace,
et donc à introduire une plus grande hétérogénéité
de lexposition dans la population. Le groupe est conscient
que ce point de vue peut entrer en contradiction avec un souci
esthétique, problème quun effort accru
dintégration (ou de dissimulation) des antennes
dans le paysage peut résoudre, moyennant un surcoût
modéré pour les opérateurs.
La proposition du même rapport dinstaurer une
instance de médiation pour linstallation des
stations de base nest pas paru au groupe dexperts
relever de sa mission. Il ne retient pas lhypothèse
que le voisinage de stations de base peut occasionner un risque
pour la santé; en conséquence, les questions
qui pourraient être soulevées à cet égard
concernent des dimensions (esthétiques, économiques
)
qui sont en dehors de son champ de compétence.
Le groupe dexpert souligne avec insistance que lattitude
générale de prudence quil recommande,
en létat actuel des connaissances et des incertitudes,
ne constitue en aucun cas, de sa part, une validation de lhypothèse
concernant des risques sanitaires. Il sagit plutôt
de conseils de bon sens, justifiés par lexistence
dun "doute raisonnable", dans lattente
dinformations scientifiques futures.
2- Les pouvoirs publics devraient prendre des dispositions
incitatives pour la mise en uvre de ces principes par
les acteurs concernés.
Les recommandations de la Commission Européenne de
juillet 1999 devraient être traduites dans les meilleurs
délais en droit national, afin que des repères
clairs soient établis pour tous.
Les utilisateurs de téléphones mobiles devraient
pouvoir avoir connaissance de lordre de grandeur de
leur exposition(4). Cela appelle deux types de dispositions
:
Une information sur les puissances émises par le téléphone
mobile et sur le DAS local dans la tête, mesuré
dans des conditions normalisées, devrait être
fournie lors de lachat dun téléphone
mobile, ce qui permettra une comparaison entre appareils,
en tenant compte de lefficacité de rayonnement
du téléphone mobile, laquelle influe sur le
DAS local.
Lors des conversations téléphoniques, lutilisateur
devrait pouvoir prendre connaissance, par lécran
de son appareil, de la puissance émise, exprimée
de manière simple (par exemple en % de la puissance
maximale de lappareil, et moyennée sur la durée
de la dernière communication téléphonique).
Cette faculté aurait un effet pédagogique, en
montrant à lutilisateur que lusage du téléphone
dans des conditions de médiocre réception accroît
sensiblement le rayonnement reçu.
Le public devrait pouvoir connaître lexposition
typique au voisinage des stations de base. Plusieurs mesures
découlent de ce principe :
LAgence Nationale des Fréquences (ANFR) devrait
établir, dans les meilleurs délais, des règles
normalisées de mesure des champs au voisinage des stations
de base (préparées dans le cadre de protocoles
européens), auxquelles devront se conformer tous les
organismes de contrôle technique habilités à
réaliser ces mesures.
Lobligation de communiquer les résultats de
ces mesures à lAutorité nationale chargée
du contrôle, actuellement lANFR, devrait figurer
dans le cahier des charges de tous les organismes habilités
à cet effet.
Des campagnes périodiques de mesure réalisées
selon un programme prospectif annuel devraient être
effectuées à linitiative de lANFR
selon un plan déchantillonnage prenant en compte
la densité de la population et permettant de décrire
les valeurs maximales dexposition de la population (bâtiments
les plus proches dans le faisceau des stations de base)(5).
LANFR devrait créer un registre nominatif des
résultats des mesures effectuées par elle et
par tous les organismes privés habilités, sous
forme dune base de données accessible au public
par Internet ; elle devrait publier un rapport annuel dressant
un bilan résumé des niveaux de champs mesurés
sur lensemble du territoire.
Par ailleurs, le Groupe interministériel RF
devrait diffuser dans les meilleurs délais le cahier
des charges techniques d'installation des stations de base,
qui est en cours d'élaboration au CSTB, et dont l'application
devrait être rendue obligatoire. Ce cahier des charges
national devrait être rapidement remplacé par
un document de référence harmonisé au
niveau européen.
3- En regard de la fréquence et de la sévérité
du risque accidentel, linformation des conducteurs sur
le caractère dangereux de lusage du téléphone
mobile avec ou sans kit mains-libres lors de la conduite automobile
doit être renforcée et le code de la route rendu
plus sévère; une campagne nationale dinformation
devrait être lancée dès 2001 à
cet effet.
4- Il faut améliorer linformation générale
du public sur les questions motivant sa légitime préoccupation.
Le document dinformation actuellement préparé
par le Groupe interministériel RF visant
à expliquer les phénomènes physiques
et biologiques associés à la téléphonie
mobile, devrait être achevé et diffusé
au grand public dans les meilleurs délais. En particulier,
il faut expliquer que lexposition liée aux champs
des antennes relais des stations de base est très nettement
inférieure à celle associée aux mobiles
eux mêmes, même lorsque lon considère
la durée dexposition des riverains les plus proches
des stations de base dans les situations démission
les plus péjoratives.
Concernant les personnes portant des implants électroniques
(pacemaker, pompe à insuline, neurostimulateurs
)
il leur est recommandé de porter leur téléphone
à plus de 15 cm de leur appareil, et de mettre leur
mobile, lors dun appel, sur loreille opposée
au côté de limplant. Moyennant ces mesures,
lusage des téléphones mobiles devrait
être sans risque. Le groupe dexperts note que
la recherche technique sur la compatibilité électromagnétique
se poursuit, compte tenu des développements technologiques
dans le domaine des RF, qui auront recours à de nouvelles
gammes de fréquences.
Par ailleurs, le groupe dexpert ne recommande pas ladoption
par les utilisateurs de systèmes de " protection
"antiradiation" ", qui nont pas fait
la preuve de leur efficacité, au contraire.
5- Le groupe dexperts na pas été
saisi sur la question de lexposition aux RF dans des
contextes professionnels. Cependant, il recommande que des
dispositions soient prises, et leur respect vérifié
par linspection du travail et les ingénieurs
des CRAM, afin que les interventions des opérateurs
de maintenance et de réparation des stations de base
soient effectuées après arrêt du fonctionnement
de la station concernée; cette recommandation est en
cohérence avec le souci de réduire lexposition
de la population y compris les travailleurs
au plus bas niveau compatible avec la qualité du service.
Le rapport de la Société Royale du Canada recommandait
la réduction des valeurs limites dexposition
locale des travailleurs au niveau des valeurs du public. Le
groupe dexperts considère que cette question
relève des comités ad hoc de gestion des risques
professionnels, en France et au sein de lUnion Européenne.
Il est favorable à la recommandation formulée
dans le rapport britannique, relative à la mise en
place dun enregistrement de certaines catégories
de travailleurs fortement exposés, en vue dun
suivi épidémiologique.
6- Conformément aux règles énoncées
récemment par lUnion Européenne pour lapplication
du principe de précaution, un bilan des données
scientifiques disponibles doit être effectué
périodiquement au sein dune instance scientifique
ad hoc reconnue par lUnion, afin détudier
la justification dune modification des réglementations
relatives à lexposition du public et des travailleurs
aux champs électromagnétiques radio-fréquences
associés aux téléphones mobiles et à
leurs stations de base, et de formuler auprès des instances
politiques responsables des recommandations jugées
appropriées.
(1) mesuré selon la norme ANSI (Retour au texte)
(2) On notera quune telle base de données existe
actuellement en France, et est gérée par lAgence
Nationale des Fréquences
(3) Le faisceau atteint sa limite lorsque la puissance de
l'onde a chuté d'un facteur 2. Ce faisceau est défini
dans le plan horizontal (azimut) et vertical (inclinaison).
(4) On rappellera que lexposition exacte ne peut être
directement mesurée et doit être modélisée,
selon certains paramètres conventionnels de calcul
; lexposition réelle varie considérablement
selon des facteurs liés à lenvironnement
et à la position du téléphone. Les procédures
de calcul sont en cours de normalisation.
(5) Il découle de ce principe déchantillonnage
que lexposition moyenne de la population sera sensiblement
plus faible que ces valeurs.

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