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Réponse
de Pierre Mansat, Adjoint au Maire de Paris
Réponse de Roger
Madec, Maire du 19ème arrondissement
Réponse du Cabinet
du Maire de Paris
Madame la Conseillère de Paris,
Monsieur le Conseiller de Paris,
Agir pour l'Environnement et la CLCV, en partenariat avec
Priartem, la FCPE, la CGL, la CSF et l'UFCS mènent
actuellement une campagne de mobilisation citoyenne intitulée
" Insup-PORTABLES, les antennes relais ? ! ? ".
Celle-ci connaît un échos important qui doit
maintenant se traduire par des décisions politiques
ambitieuses.
La multiplication des antennes relais de téléphonie
mobile tend à accroître les nuisances environnementales
et sanitaires sans le moindre débat contradictoire
impliquant les populations avoisinantes.
La technologie du téléphone cellulaire, bien
que largement acceptée par plus de 30 millions d'usagers,
provoque un rejet grandissant des locataires, propriétaires
et travailleurs intervenant à proximité des
quelques 2000 stations de base disséminées sur
les toits parisiens.
Le manque flagrant de réglementation encadrant l'implantation
des antennes relais doit vous inciter à adopter des
dispositions contraignantes à l'égard des opérateurs
afin d'anticiper tout risque potentiel. La recommandation
européenne de juillet 1999 fixe des limites d'émissions
des ondes électromagnétiques ne tenant pas compte
des effets athermiques, ceux-là même qui pourraient
à terme provoquer des inquiétudes sanitaires.
A notre connaissance, la Mairie de Paris semble avoir le
plus grand mal à référencer le nombre
d'antennes relais situées sur son territoire car aucune
obligation de déclaration n'est faite à un opérateur
désirant implanter une antenne d'une hauteur inférieure
à 4 mètres. Nous vous demandons de prendre toutes
les dispositions légales en votre pouvoir afin de remédier
à ce vide juridique qui entérine une situation
inacceptable.
Les associations partenaires de la campagne " Insup-PORTABLES,
les antennes relais ? ! ? " vous demandent également
de saisir notamment les services des organismes HLM afin que
les autorisations soient soumises en préalable à
la discussion des locataires, ce qui n'est à ce jour,
quasiment jamais le cas.
Enfin, comme préconisé dans le rapport Zmirou
rédigé à la demande du Gouvernement,
il semblerait judicieux de mettre en uvre le principe
de précaution, notamment en prenant un arrêté
excluant l'implantation à proximité des zones
sensibles d'antennes relais de forte puissance.
Vous remerciant par avance pour l'attention que vous voudrez
bien apporter à cette lettre ouverte, veuillez agréer,
Madame, Monsieur, l'expression de nos sentiments distingués.
Mireille Ferri, Présidente d'Agir pour l'Environnement
Stéphen Kerckhove, Coordinateur de la campagne "
Insup-PORTABLES, les antennes relais ? ! ? "

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