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Paris, Quai d'Orsay, le 26 juillet 2000 de 10h00 à
11h15
Présents : M.Roncière, Secrétaire
général de la Mer auprès du Premier ministre,
Stéphen Kerckhove, animateur d'Agir pour l'Environnement,
Karim Lapp, Président du Monde de Gaïa
La campagne « Erika, la marée noire de trop
! » vient à point nommé mais il faut aussi
prendre en compte les pollutions terrigènes, notamment
agricoles qui représentent plus de 70% des pollutions
marines.
Présidence française : La France vient
d'adopter parmi ces grandes priorités de la Présidence
française de l'Union européenne la sécurité
maritime.
Directives européennes : Le paquet présenté
par la Commission européenne comprenant la réforme
des directives 95/21/CE (homogénéisation des
contrôles) et 94/58/CE (agrément des sociétés
de classification) et le règlement (retrait des simples
coques) a reçu un bon accueil de la part des Etats
membres, à l'exception de quelques pays qui restent
néanmoins conscients qu'une réglementation reste
indispensable. Le Parlement européen semble prêt
à accepter le paquet.
L'agrément européen des sociétés
de classification provoquera ostensiblement une progression
de la qualité des contrôles effectués.
La crédibilité de la Commission européenne
est en effet en jeu. En cela, il n'y a pas de crainte à
avoir sur les difficultés à diligenter des contrôles
souvent assez complexes et mobilisateur en personnel.
Le premier paquet présentée par la Commission
devrait être avalisé au cours du 2ème
semestre 2000 et le deuxième paquet serait présenté
en septembre ou octobre.
L'OMI a fait connaître son inquiétude de voir
l'Union européenne prendre des dispositions plus restrictives
que les différentes conventions internationales. L'Europe
n'adoptera pas le rythme de l'OMI mais espère qu'une
réglementation mondiale viendra accompagner les dispositions
européennes.
Dégazages : Une réunion avec la Chancellerie
permet de penser que les responsabilités, en cas de
dégazages sauvages, seraient partagés avec l'armateur
et le capitaine de navire même si l'ordre donné
n'est pas écrit. Les tribunaux acceptent dorénavant
les photos comme preuves à verser à certains
dossiers. Trois tribunaux centralisent maintenant les affaires
à traiter, ce qui permettra d'améliorer la rapidité
des procédures. Un nouvel avion MARPOL devrait pouvoir
effectuer des repérages satellitaires. Une des directives
imposera aux armateurs de présenter un certificat de
déballastage dans chaque Etat de port. Par ailleurs,
il est absolument nécessaire que chaque Etat de port
s'équipe afin d'améliorer le temps de débalastage.
Un débat européen a lieu sur le coût induit
de ces déballastages entre les pays « latins
» qui préconisent un prix « service public
» et les pays plus libéraux qui préfèrent
un prix coûtant.
Zone d'intervention : La zone d'arraisonnement est
limité aux douze miles marins. La convention MARPOL
permet de verbaliser au delà de cette zone mais sans
réel pouvoir d'interception du navire. Le trafic de
transit en Méditerranée passe complètement
entre les mailles du filet car il n'existe pas pour le moment
de zone territoriale. La France vient d'annoncer qu'elle allait
mettre en place une Zone de Protection Ecologique dans laquelle
s'appliquerait la convention MARPOL. Il reste quelques négociations
à effectuer entre le ministère de l'environnement
qui privilégie la protection des espèces et
le ministère de la pêche. Le respect de la ZPE
serait du ressort de la Gendarmerie, mais il faut lui en donne
les moyens humains. Le détroit de Bonifacio est une
zone internationale dans laquelle les instances françaises
et italiennes n'ont pas de prises directes. Les seuls dispositions
prises concernent les navires français et italiens
transportant des matières dangereuses. Ceux-ci doivent
contourner la Corse ou la Sardaigne.
Registres TAF et national : Le registre national est
à ce jour vide car il n'est plus du tout compétitif.
La création des registres des terres australes a permis
de stabiliser le nombre de bateaux battant pavillon français
car le coût d'exploitation est inférieur de 30%.
Deux cents dix bateaux son immatriculés et l'objectif
des annonces du CIM de juin est de stabiliser le nombre d'inscriptions
au registre du TAF. Les pavillons de croisière pourront
désormais battre pavillon des terres australes. Un
négociation s'instaure avec les différents syndicats
(CGT et CFDT) pour la signature d'un accord visant à
améliorer la formation des marins.

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