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le 5 août 2003
Narito Harada représentait Agir pour l'Environnement,
Dominique Mourlane représentait Attac-France,
Farid Yaker représentait Enda Europe.
Le poste d'ambassadeur délégué à
l'environnement au Ministère des affaires étrangères
existe depuis 3 ans. M. Gauer est en place depuis quelques
mois. Il représente la France dans les négociations
internationales et contribue à l'élaboration
de la position française sur les questions internationales
liées à l'environnement.
o M. Gauer explique la position de la France sur l'OME :
La France est pour depuis longtemps et elle le répète
dès qu'elle en a l'occasion sur la scène internationale
mais elle est bien seule. Peu de soutien international, si
ce n'est de la part de l'Allemagne. Le consensus est difficile
à obtenir, y compris au sein des ONG environnement
(mais plutôt pour des raisons stratégiques).
Les Etats-Unis et surtout le tiers monde sont contre. Convaincre
les américains est difficile. Les pays du tiers monde
sont contre pour des raisons économiques : ils ne veulent
pas de contrainte environnementale qui freine leur développement
économique.
Deux raisons de créer cette OME selon M. Gauer :
-L'OMC manque d'interlocuteur et tend du coup à traiter
elle-même les questions environnementales,
-mais surtout, la mise en uvre des AME est peu efficace.
Elle manque d'un mécanisme de vérification,
de mise en uvre et de sanction. Le PNUE ne peut exercer
ces fonctions en l'état.
La création de l'OME passe soit par un renforcement
du PNUE (mandat et budget) pour le transformer en institution
spécialisée, soit par la création d'une
institution ex nihilo.
Etant donné le peu de soutien dont bénéficie
la France, la réflexion est peu avancée sur
le contenu de l'OME. Mais la position est claire. La France
a d'ailleurs récemment augmenté ses contributions
au PNUE. Elle suit désormais le barème des contributions,
ce qui la met dans une position moins inconfortable pour soutenir
un renforcement de la gouvernance mondiale de l'environnement.
Que faire pour avancer ? Il faut que les opinions publiques
suivent, en Europe comme dans le tiers monde. Et la campagne
d'Agir pour l'Environnement est la bienvenue à cet
égard.
o Au sujet de la vidéo-conférence ONG européenne
et gouvernements européens :
un problème technique se pose, la France n'est pas
équipée pour organiser une vidéo-conférence
à l'échelle européenne. Au niveau politique,
ce n'est pas vraiment l'affaire du Ministère des affaires
étrangères et l'organisation par le Ministère
de l'écologie n'est pas la meilleure approche.
C'est au niveau de l'Union européenne que c'est faisable
et plus pertinent, tant techniquement que politiquement. Le
chef de cabinet de la commissaire européenne à
l'environnement sera à Paris fin août pour une
table ronde sur l'Europe et l'environnement (entre ministres
et ambassadeurs). M. Gauer nous invite à le rencontrer
pour lui présenter notre démarche. La France
pourra soutenir officiellement notre demande de visio-conférence
européenne. APE tentera d'obtenir également
le soutien de l'Allemagne. La demande sera faîte au
nom des partenaires de la campagne à la rentrée.
o Sur les rapports OMC-AME, en particulier sur la question
du conflit entre protocole de Carthagène sur l'échange
d'OGM et l'accord sur les produits Sanitaires et Phyto-Sanitaires
(SPS), M. Gauer affirme que la France soutien totalement Carthagène
et pousse un maximum d'Etat à sa ratification afin
de peser politiquement face à l'accord SPS.
o Sur la question de la réforme de l'ONU, nous lui
faisons remarquer que ce serait le moment opportun pour pousser
l'OME. Il est tout à fait d'accord et ajoute que la
France soutiendra aussi un Conseil économique et social
de l'ONU renforcé pour superviser et coordonner les
politiques liées au développement durable (rôle
actuel de la Commission du Développement Durable).
La France présentera à l'automne une proposition
de réforme de l'ONU relative aux aspects militaire
et intervention dans les conflits armés. A cet égard,
les propositions relatives à l'OME ne sont pas formalisées,
elles ne le seront vraisemblablement pas étant donné
que la question de l'environnement n'est pas au cur
de ces questions. Nous observons cependant que les problèmes
de partage de ressources naturelles, en particulier énergétiques,
sont à l'origine de tensions entre pays, parfois de
guerres. L'OME pourrait justement jouer un rôle préventif
en établissant des règles pour le partage équitable
des ressources.

Report after the meeting with
Mr Gauer, ambassador in charge of the environment for the
Ministry of foreign affairs
august 5th 2003
Narito Harada represented Agir pour l'Environnement
Dominique Mourlane represented Attac-France
Farid Yaker represented Enda Europe
The post of embassador in charge of the environment was created
3 years ago. Mr Gauer has been doing it for a few month. He
represents France at international negociations and contributes
to french position on international environment issues.
o Mr Gauer explains french position on the GEO :
France is for it for some years now and often repeat it on
the international scene but it is quite isolated. Little international
support, appart from Germany. The consensus is hard to get,
including with NGOs (but for strategy reason). The United
States and the South are against it. To convince the US is
difficult
The South is against it for economic reasons
: it doesn't want environmental constraints that would hamper
economic growth.
Two reasons for creating a GEO according to Mr Gauer :
-the WTO doesn't have an interlocutor and thus tends to deal
with environmental issues itself
-but more important, the implementation of environment treaties
is not efficient. A mecanism for observance and sanction is
missing. The UNEP cannot provide it today.
The GEO can be created through a strengthening of the UNEP
to transform it into a specialised institution or ex nihilo.
Given the little support that France has on the GEO, it didn't
go far into the reflexion about the content for a GEO. But
the position is clear. Besides, France has recently increased
its voluntary contribution to the UNEP, meeting the required
amount. It is now in a better position to ask for a strengthening
of the global environmental governance system.
How to go further ? Public opinion has to push the governments,
in Europe as well as in the South. In this regard, the campain
of Agir pour l'Environnement is welcome.
o About the video-conference european NGO/European governments
that we asked Mr Gauer to organize for october or november
this year :
France is not equiped for a video-conference through Europe.
It is politically and technically better to do it with the
help of the European Union. The first secretary of the EU
commissioner for the environment will be in Paris at the end
of august. Mr Gauer invites us to meet him, present our campain
and ask for EU's position on the GEO. France will officially
support our query to the UE for the video-conference, and
we (Agir pour l'Environnement and all the partners) will try
to get the support of Germany as well, beginning of september.
o About WTO-MEA (multilateral environmental agreement) relation
and especially the risk of conflicts between carthagena protocol
on biosecurity and the SPS agreement (sanitary and phyto-sanitary
products), Mr Gauer says that it is a difficult and test question.
France totally supports Carthagena and pushes a maximum of
country to ratify it in order to give it more strength at
a political level.
o About the UN reform, we tell him that it will be the moment
for the GEO to come up. He agrees and adds that France will
also support a strengthened Social and economic council to
supervise and coordinate the policies on sustainable development
(role of the actual Commission on Sustainable Development).
France will present in autumn a project for UN reform on military
points. No declaration about the GEO is planned in this perspective.
We however precise that with regard to natural and especially
energetic ressources, the GEO could play a preventive role
by establishing rules for an equitable sharing of ressources.

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