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le 4 septembre 2003
Narito Harada représentait Agir pour l'Environnement.
Présentation de l'association et des partenaires de
la campagne.
Pour l'explication de l'OME, M. Peters sait de quoi il s'agit
et aborde directement la position de l'Allemagne :
" L'Allemagne est tout à fait favorable à
l'OME ". Au mois de mars dernier, le conseil bilatéral
franco-allemand pour l'environnement a émis un communiqué
se prononçant clairement pour l'OME. Les détails
de son organisation nécessitent encore quelques échanges
de vue.
J'informe M. Peters que la France va lancer à l'automne
une " campagne d'explication visant à rassembler
les Etats " favorables à l'OME (selon les termes
du Président Chirac). Il n'en a pas connaissance mais
affirme que l'Allemagne apportera sûrement son soutien
diplomatique. La rencontre franco-allemande le 18 septembre
sera l'occasion pour les deux pays de se coordoner.
Je demande à M. Peters s'il pense que la campagne
sera couronnée de succès. Il est " réticent
" à le croire. A cause des Etats-Unis de G.W.
Bush qui ne participeront certainement pas à l'OME.
A cause du Japon aussi, autre contributeur important de l'ONU,
qui risque de ne pas rejoindre l'OME si les Etats-Unis ne
la rejoignent pas (ce que l'Ambassade du Japon m'a confirmé,
cf compte-rendu). Pour des raisons politiques et financières,
l'OME ne serait pas viable sans les Etats-Unis et le Japon.
Même après le départ éventuel de
G.W. Bush, la position américaine ne sera pas forcément
favorable. L'unilatéralisme américain n'est
en effet pas l'apanage de l'administration Bush et des républicains.
Qui plus est, aux Etats-Unis, tout traité multilatéral
doit être voté par le Sénat, qui comprend
une forte représentation des Etats relativement indifférents
à l'environnement (en gros, tous sauf les Etats de
la côte Est et la Californie).
J'ajoute que les Pays du Sud ne sont pas non plus acquis
à la cause de l'OME
Réponse : en effet, pour deux raisons : d'abord à
cause de la préssion des Etats-Unis mais surtout à
cause de leur crainte que des règles environnementales
(et sociales) constituent un barrage au commerce. Si ces barrières
réduisent, leur position peut changer. C'est ce qui
est en jeu à la conférence de l'OMC à
Cancun : si les négociations sont favorables à
la volonté des pays du sud d'avoir un meilleur accès
aux marchés du nord, l'OME peut susciter moins de craintes.
M. Peters observe que notre partenaire, la Confédération
paysanne, tient une position (favorable à l'agriculture
bio et à la souveraineté alimentaire) qui s'oppose
à l'augmentation des échanges commerciaux de
produits agricoles et donc à l'accès des pays
du sud aux marchés du nord
L'Europe n'est-elle pas le bon niveau pour promouvoir l'OME
? Hmm, peut-être mais la position des britanniques n'est-elle
pas proche des Etats-Unis ? Et les nouveaux membres de l'UE
ne sont pas très sensibles aux questions environnementales
Bilan : l'Allemagne soutient la France mais la partie n'est
pas gagnée. L'OME est une bataille de longue haleine.

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