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Paris, le 28 août 2003
Mireille Ferri et Narito Harada représentaient Agir
pour l'Environnement
M. Annerberg assure la direction et la coordination du cabinet
Présentation de l'association puis de la campagne
:
Le PNUE doit être renforcé et transformé
en institution spécialisée des Nations Unies
pour :
-Réformer la répartition des compétences
environnementales au sein des Nations Unies, en faisant de
l'OME le cadre unique, efficace et cohérent des politiques
de protection de l'environnement global,
-Etre l'interlocuteur de l'OMC afin de rééquilibrer
la gouvernance mondiale dans un sens plus respectueux de l'environnement,
-Mieux appliquer le droit international de l'environnement
en dotant l'OME d'une Cour Mondiale de l'Environnement, compétente
pour les AME de protection de l'environnement global, en adaptant
la sanction selon que le pays attaqué est riche ou
pauvre,
-Favoriser la démocratie : participation accrue de
pays du sud et du citoyen
M. Annerberg répond que si l'OME est créée
ex-nihilo, c'est difficile. Si en revanche, l'idée
est de la créer sur la base du PNUE (qu'il juge effectivement
faible), c'est plus réaliste.
Il observe que la France a dit à plusieurs reprises
qu'elle était pour l'OME mais elle n'est pas suffisamment
claire quant à son contenu, d'où l'hésitation
de la Commission d'engager le débat.
Je réponds que nous avons reçu un courrier
du président Chirac dans lequel il affirme que "
la France lancera cet automne une campagne d'explication visant
à rassembler les Etats déterminés à
agir dans cette direction ". Cela suppose un travail
de fond plus important, qui fait effectivement défaut
pour l'instant. D'où également l'intérêt
de notre campagne qui propose un contenu pour l'OME.
Nous expliquons que la mise sur pied de l'OME peut avoir
lieu par étape. D'abord le renforcement du PNUE en
institution spécialisée des Nations Unies, puis
le rassemblement des compétences environnementales
dans ce cadre institutionnel, et enfin la mise en place d'une
Cour mondiale pour l'environnement, avec adoption d'une procédure
d'arbitrage pour les litiges qui relèvent à
la fois de l'environnement et du commerce.
M. Annerberg est d'accord, l'idée d'une OME lui semble
bonne et intéressante.
Question stratégie, nous expliquons que selon nous,
l'Europe et le niveau de pouvoir le plus à même
de promouvoir l'OME au niveau au niveau mondial. Nous évoquons
l'idée de faire adopter une résolution par le
Parlement européen. Il répond que cela doit
être fait très vite à cause des élections
de juin 2004. Il ajoute que le centre de décision est
la commission européenne et la présidence de
l'Union européenne, à savoir l'Italie actuellement.
Il faut susciter un débat au sein de la commission
européenne, entre les directions générales
: la DG environnement, la DG relations extérieures,
la DG développement et le cabinet du président
de la Commission européenne, sans oublier le Gouvernement
italien.
Ensuite, si l'OME a la faveur des commissaires, la Commission
invitera le Conseil de l'Union européenne à
mandater un représentant de l'Union européenne
pour négocier la création de l'OME à
l'ONU !

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