Paris, le 20 octobre 2006 : Henri CUQ, Ministre en charge
des relations avec le parlement, vient d’annoncer
la transposition des directives européennes relatives
aux OGM par voie réglementaire à l’aide
de décrets, procédure court-circuitant de
fait le travail législatif engagé par le
Sénat et l’Assemblée nationale.
A trois reprises depuis le 20 septembre
dernier, les Ministères
de l’agriculture, puis de la Recherche et maintenant
des relations avec le parlement ont rapporté une position
du Gouvernement différente. Cette gestion à la
petite semaine traduit bien l’indécision d’un
Gouvernement qui navigue entre omerta biotechnologique et
polyphonie quasi burlesque. Agir pour l'Environnement
souhaite obtenir des explications du Premier ministre afin
que ce dernier éclaircisse une fois pour toute la
position du Gouvernement.
Force est de constater que le Gouvernement, face à l’opposition
lancinante des parlementaires à l’égard
d’un projet de loi par trop favorable aux promoteurs
des OGM, tente de reprendre la main en s’appropriant
les prérogatives du législateur. Les associations étudient
dès à présent la conformité constitutionnelle
d’une telle procédure, qui méprise ouvertement
le travail des sénateurs, qui ont déjà adopté en
première lecture une loi OGM… loi qui ne peut
dès lors être remplacée par des décrets
!
Le Gouvernement s’apprête donc à adopter
une législation laxiste… par voie réglementaire à l’aide
d’une procédure qui ressemble à s’y
méprendre au « 49-3 » si contesté mais
sans vote des parlementaires l’y autorisant !
La République française a une constitution
qui doit être respectée et Agir pour l'Environnement
ne peut tolérer
que le fait du prince remplace la bonne marche de nos institutions.
Agir pour l'Environnement demande à être
reçue
par le Président de la République et par le
Premier ministre afin d’obtenir toutes les explications
vis-à-vis de ce coup de force institutionnel.
Contact presse :
Stéphen KERCKHOVE, Délégué général
d’Agir pour l'Environnement
Tél. 0140310299 / 0673413062

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