Paris
le 22 novembre 2005 : Un collectif de 20 associations, fédérations sportives et sociétés
lancent la campagne de mobilisation citoyenne « Bouteilles
et films plastiques, STOP le tout PLASTOK ! » pour
dénoncer le recours quasi-systématique au
tout pétrole, ressource naturelle et énergétique
de plus en plus rare et chère alors que des alternatives
moins impactantes sur la santé, les paysages et
l’environnement existent.
A 10h ce matin, le collectif a organisé le premier
embouteillage de Danone en rapportant plusieurs centaines
de bouteilles d’eau en plastique diffusées
par la multinationale. Dans le cadre de cette première
opération, les associations ont remis un courrier
au PDG de Danone, Monsieur Franck Riboud, pour lui demander
la mise sur le marché de bouteilles uniquement réutilisables
et l’arrêt de la commercialisation des bouteilles
d’une contenance inférieure au litre et demi.
Alors que la moitié seulement des 7 milliards de
bouteilles d’eau en plastique est recyclée
(c’est le 2ème plus gros chiffres après
les yaourts !), il est temps de passer à la réduction à la
source des bouteilles !
Entre 2007 et 2025, adviendra la fin de la consommation
de pétrole bon marché. Qui plus est, le plastique
produit des nuisances aussi bien en amont de sa production
qu’en aval de sa consommation. C’est une matière
stable qui se décompose très lentement (450
ans environ). Il fera partie du paysage mondial pendant
des centaines d’années si rien n’est
fait. De surcroît, la prolifération des déchets
plastiques tue ou blesse de nombreux oiseaux, tortues et
mammifères : nombreux sont les nids qui sont confectionnés
avec des bouts de plastique, supports de bactéries
et parfois coupants, qui mettent en danger la santé des
oiseaux. Le plastique a également la particularité insidieuse
de se décomposer en morceaux trop petits pour être
récupérés lors de nettoyages et souvent
invisibles à l’œil nu. Se mélangeant
ainsi au sable et à la terre, ils altèrent
les milieux à notre insu et risquent d’entrer
dans la chaîne alimentaire animale et humaine par
ce biais-là.
Les films plastiques emballant la plupart des journaux
envoyés aux abonné-es, les publicités
et autres formulaires administratifs dépassent les
deux milliards d’unités chaque année.
Des alternatives simples existent pourtant. Anneau de papier,
envoi sur support électronique, film biodégradable.
Nous demandons à ce que l’Etat soit exemplaire
en ne diffusant plus les feuilles d’impôt sous
film plastique non biodégradable.
Afin de supprimer le recours abusif à ces produits
d’un usage éphémère, nous demandons
en particulier au Ministre du budget de créer une
taxe spécifique renchérissant les produits à forte
densité kilométrique et de surtaxer les produits
jetables. Nous pressons la Ministre de l’Ecologie à ré-évaluer
puis re-développer la consigne partout en France, à évaluer
précisément les impacts de la dissémination
du plastique sur notre santé et notre environnement
ainsi qu’à interdire le recours aux films
plastiques non biodégradables.

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