Paris, le 15 septembre 2008 : le ministre de l’Ecologie
Jean-Louis Borloo a annoncé ce week-end que le gouvernement étudiera
la création de la « taxe pique-nique » dans
le projet de loi de finances 2009, visant à pénaliser
des produits fortement générateurs de déchets.
Dans un contexte où la prévention des déchets
manque de réels moyens, l’association Agir
pour l’environnement accueille cette mesure avec
enthousiasme et espère qu’elle obtiendra un
vote favorable des parlementaires.
Malgré un fort lobby industriel, la « taxe
pique-nique » souhaite responsabiliser les industriels
et faire changer les habitudes des consommateurs en imposant
une éco-participation à des produits comme
la vaisselle jetable, les films plastiques et elle pourrait
s’étendre à d’autres produits
comme les briquets et les rasoirs jetables. Répondant à la
nécessité de réduire les déchets à la
source, cette taxe pourrait arriver dans un contexte où la
croissance du volume des déchets doit être
découplée de celle de l’activité économique.
Rappelons que de 1960 à 2000, le tonnage des d’ordures
ménagères a doublé en grande partie à cause
de l’apparition des produits à usage unique
et jetables.
Agir pour l’environnement soutient donc la taxe « pique-nique » qui
devra permettre de reporter les gestes d’achats vers
des produits durables et réutilisables et demande
au gouvernement et aux parlementaires de maintenir cette
mesure allant dans le sens des négociations du Grenelle
de l’environnement, en la couplant par une réglementation
qui permettra d’exclure les produits les plus polluants
et générateurs de déchets.
Agir pour l’environnement espère que ce ballon
d’essai sera transformé lors du projet de
loi de finances 2009.