Paris - Mercredi 31 mai est le dernier jour pour renvoyer
sa déclaration
d'imposition
sur les revenus. Faisant suite à la campagne de
mobilisation citoyenne
intitulée « Films plastiques : Stop le plastok
! », le Ministère du Budget a
décidé de supprimer progressivement les films
plastiques entourant l'envoi
des feuilles d'imposition sur le revenu en les remplaçant
par des enveloppes
classiques. Dès cette année, ce sont plus
de 15 millions de films plastiques
qui seront ainsi économisés, soit 50% des
déclarations envoyées. Agir pour
l'Environnement se félicite de ce geste significatif
en faveur de
l'environnement.
Les films plastiques emballant les formulaires administratifs,
les journaux
pour les abonnés et certaines publicités
dépassent les deux milliards
d'unités
par an. Ces films plastiques trop disséminés
pour être collectés demeurent
et demeureront non recyclables faute de filière
opérante, et ils sont encore
moins biodégradables. Qu'il soit contribuable, abonné ou
submergé d'imprimés non sollicités,
le destinataire contribue pourtant financièrement à leur élimination
en incinération ou en décharge,
subissant des pollutions qu'il
n'a
pas demandées.
Parce que l'Etat doit être exemplaire envers ses
citoyens, Agir pour
l'Environnement
demande au ministère du Budget d'envoyer dés
l'année prochaine l'ensemble
des documents administratifs destinés aux millions
de contribuables sous
enveloppes en papier recyclable. Les associations considèrent
qu'un Etat
réellement responsable et exemplaire devrait s'astreindre à vérifier
que les
documents potentiellement recyclables, sont effectivement
recyclés.
L'usage de tels films dessert en effet la politique de
développement durable
que prône le gouvernement. La fin du pétrole à bas
prix, matière première
non renouvelable employée pour la fabrication du
plastique, doit nous
rappeler chaque jour que seule une réduction en
amont de notre consommation,
et l'étude d'alternatives « propres »,
permettront un changement des mours
et une préservation des ressources. Des analyses
comparatives des cycles de
vie des matériaux doivent être menées
pour la mise en ouvre rapide
d'alternatives écologiques. Par ailleurs, les films
plastiques biodégradables
ne doivent
pas suffire à remplacer les autres. S'ils sont en
général compostables, ces
derniers peuvent toujours étouffer des animaux et
induire une pollution
visuelle. Agir pour l'Environnement considère que « trop
de films en
plastique entourant les impôts tue les oiseaux ! ».
Agir pour l'Environnement demande donc instamment au ministère
de l'Ecologie
de mener une réflexion approfondie sur les alternatives
existantes aux films
plastiques.