Jeudi 25 septembre 2008, la Commission Environnement du
Parlement européen devrait se pencher au chevet
du règlement européen relatif aux émissions
de CO2 des véhicules particuliers.
Etape après étape, cette réglementation
européenne a connu des reculs sensibles dus au lobbying
incessant de certains constructeurs automobiles. Cette érosion
de l’ambition européenne amène Agir
pour l’Environnement à s’interroger
sur l’apport réel d’une telle réglementation
du point de vue du climat et de l’environnement.
Alors que la Commission européenne proposait initialement
un règlement imposant un seuil d’émission
de 120g/km de CO2 applicable en 2012, il semble que le
Parlement européen soit prêt à adopter
un seuil moyenné par constructeur de 138 g/CO2 applicable
en 2015 !
Pour Stéphen Kerckhove, délégué général
d’Agir pour l’Environnement, « l’urgence écologique
se réduit à un vague argument publicitaire
mis en avant par les parlementaires européens pour
leur éviter d’agir concrètement. Quand
les mots se substituent aux actes, la politique perd ses
lettres de noblesse pour se contenter d’être
l’ombre d’elle-même ».
Alors que la Présidence française de l’Union
européenne cherche à tout prix à arracher
un accord des Etats membres, Agir pour l’Environnement
constate que le compromis qui se dessine tend à se
faire sur des bases déséquilibrées
et trop favorables aux constructeurs automobiles les plus
négligents.
Dans la lutte contre le dérèglement climatique,
l’Union européenne doit jouer son rôle
en adoptant une réglementation réellement
ambitieuse. Joachim Brooberg, responsable des questions
Transports au sein du Réseau Action Climat constate
avec amertume que « les reculades successives sont
la partie immergé de l’iceberg de la lutte
contre le dérèglement climatique que l’on
découvrira avec la fonte de la calotte glacière ».
Les associations appellent les parlementaires européens,
notamment français, à plus de solidarité avec
les annonces de la Présidence française de
l’Union européenne. Agir pour l’Environnement
s’interroge sur le peu de cohérence entre
le vote que s’apprêtent à faire les
députés européens de la majorité présidentielle
et la position défendue par Nicolas Sarkozy.
Une fois encore, il semble que le Président de
la République soit confronté à une
rébellion de sa majorité, toujours aussi
rétive à transposer dans les faits les conclusions
du Grenelle de l’environnement. Les grands discours
ne réduiront pas, à eux-seuls l’impact
du dérèglement climatique !
Contact presse :
Stéphen KERCKHOVE – Agir pour l'Environnement
- Tél. 01.40.31.02.99 / 06.06.88.52.66
Joachim Brooberg – Réseau Action Climat France – Tél.
06.68.51.01.72
