Paris, le 01 octobre 2008 : La Présidence française
de l’Union européenne vient de proposer aux
Etats membres un nouvel assouplissement des objectifs contenus
dans le règlement européen « automobile
et CO2 » visant, sous couvert d’arguties techniques, à réduire à néant
toute ambition en matière climatique.
Ce nouveau renoncement, après l’enterrement
du bonus-malus, démontre qu’à l’heure
des choix concrets, le Président de la République
française opte systématiquement pour les
options les plus conservatrices.
Alors que la Commission européenne proposait un
projet tablant sur un rejet moyen de 130g de CO2 pour les
véhicules commercialisés en 2012, la Présidence
française de l’Union européenne propose
de repousser à 2015 la mise en œuvre réelle
de ce règlement tout en rehaussant constamment les
seuils d’émission envisagés.
A l’heure où l’industrie automobile
doit se réformer ou sombrer, le renoncement proposé par
la France ne rend service ni aux constructeurs ni aux consommateurs
qui continueront à payer très cher un carburant
en voie de raréfaction, prix de l’inaction
politique.
Agir pour l'Environnement déplore que la Présidence
française de l’Union européenne privilégie
les constructeurs automobiles aux parlementaires européens
qui ont eu le courage de tenir tête aux pressions
du lobby automobile.
Selon Stéphen Kerckhove, délégué général
d’Agir pour l'Environnement, « Nicolas Sarkozy,
par cette proposition, révèle sa véritable
nature, bien loin de l’image véhiculée
pendant le Grenelle de l’environnement. »
Contact presse :
Stéphen KERCKHOVE – Agir pour l'Environnement
- Tél. 01.40.31.02.99 / 06.06.88.52.66
