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Paris, le 17 septembre 2007 : Par voie de presse, le secrétaire
d’Etat en charge des transports vient d’annoncer
qu’il n’était pas favorable à une
baisse de la vitesse autorisée de 10 km/h sur autoroute,
arguant du fait qu’il n’était pas souhaitable
de changer en permanence les règles du jeu… Dominique
Bussereau espère sans doute combattre le dérèglement
climatique à l’aide d’envolées
lyriques.
Il est étonnant d’entendre, quelques semaines
avant le Grenelle de l’environnement, un membre du
Gouvernement, militer ouvertement pour le statu quo, là où l’urgence
climatique réclame des mesures audacieuses et en « rupture »…
Agir pour l’Environnement déplore que le secrétaire
d’Etat en charge des transports ne se saisisse pas
de cette proposition simple à mettre à œuvre
et efficace du point de vue du climat et de la sécurité routière.
L’association constate amèrement qu’entre
les beaux discours et les décisions à venir,
il existe une frontière quasi infranchissable.
Le secrétaire d’Etat ne peut en permanence
déplorer les conséquences du dérèglement
climatique et ne pas se donner les moyens d’en résorber
les causes. Le temps des décisions courageuses est
désormais venu et les associations ne sauraient se
satisfaire d’engagements virtuels.
La baisse de 10 km/h sur autoroute, plébiscitée
par 68% des français (sondage BVA/Agir pour l’Environnement
des 2&3 avril 07), permettrait un gain annuel de 2 millions
de tonnes de CO2.
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