Paris, le 12 février 2009 : Suite à l’arrêt
de la cour d’appel de Versailles enjoignant Bouygues
Telecom à démonter une antenne relais, le Gouvernement
semble prendre enfin la mesure de la controverse opposant
les riverains d’antennes et élus locaux aux
opérateurs.
Annoncé pour le 19 mars prochain par la ministre
de la Santé et la secrétaire d’Etat au
développement numérique, ce Grenelle des antennes
relais réunirait « opérateurs de téléphonie,
radiodiffuseurs, associations d'élus et de consommateurs,
scientifiques ». Par mégarde, la ministre de
la Santé organisant le plan de table semble avoir
omis les associations de riverains et de protection de l’environnement…
Les associations s’interrogent sur cet oubli : « La
mise à l’écart de certains acteurs engagés
est-elle le résultat d’une simple étourderie,
d’un acte manqué ou d’une volonté politique
d’exclure du débat les associations les plus à même
de tenir tête au lobby de la téléphonie
mobile ? »
Les associations mobilisées revendiquent une place
active dans ce grenelle, non pas par principe, mais pour
que la voix des riverains d’antennes relais puisse être
portée efficacement. L’expérience du
Grenelle de l’environnement doit nous éclairer
et nous amener à être plus exigeant en terme
de procédure et de résultat.
Les associations ne participeront à ce Grenelle qu’à la
condition de connaître à l’avance les
suites institutionnelles que le Gouvernement compte donner à ce
sujet particulièrement brulant. En effet, pour que
ce Grenelle des antennes relais ne se résume pas à une
grande messe sans suite, il y a nécessité à accepter
un débat pluraliste, contradictoire et transparent.
Agir pour l’Environnement et Priartém seront
reçues par le cabinet de Nathalie Kosuisko-Morizet
le 24 février prochain. Ce rendez-vous sera l’occasion
de faire le point sur l’organisation de ce Grenelle
des antennes relais.
Dès à présent, et parce qu’un
Grenelle ne peut se résumer à une rencontre
multi-acteurs, Agir pour l’Environnement et Priartém
appellent l’ensemble des collectifs opposés à l’installation
anarchique d’antennes relais à organiser débats
et mobilisations afin de maintenir une pression locale salutaire,
seule à même d’obtenir des résultats
en matière d’encadrement réglementaire.
Les
associations appellent les riverains d’antennes
relais à signer massivement la pétition électronique
mise en ligne sur le site www.tchermobile.org et à participer à la
campagne de mobilisation citoyenne « Portables, antennes
relais, wifi : Un nouveau TcherMobile ? » soutenue
par dix associations et syndicats.
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