Mardi 10 mars, l’amendement relatif à la révision
des seuils d'exposition aux champs électromagnétiques
a été rejeté lors du vote en première
lecture à l’Assemblée du projet de loi
de réforme de l'hôpital.
Déposé par le député et rapporteur
du projet de loi, Jean-Marie Rolland (UMP, Yonne), cet amendement
visait à limiter l’exposition de la population
aux champs électromagnétiques, en application
du principe «du niveau d’exposition le plus faible
qu’il est raisonnablement possible d’atteindre».
Cette proposition avait été saluée par
les associations Agir pour l’environnement et Priartem
qui réclament un abaissement du seuil d'exposition
aux antennes-relais à 0,6 volt par mètre (V/m)
contre 41 à 61 V/m à ce jour, en fonction des
gammes de fréquence.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé,
s’est prononcée contre l’amendement et
a rappelé la tenue du colloque «Radiofréquences,
santé et environnement» le 26 mars prochain.
«Cet abandon est un mauvais signe à quelques
semaines du Grenelle de la téléphonie mobile»,
a déclaré Stéphen Kerckhove d'Agir pour
l'Environnement.
Ont été également abandonnés
des amendements relatifs à la reconnaissance de l'électro-hypersensibilité, à l’organisation
d'une campagne sur les dangers du téléphone
mobile durant la grossesse, ou encore l’interdiction
de l’usage des téléphones mobiles et
la pose d’antennes-relais dans les transports collectifs
souterrains.
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