Paris, le 02 avril 2009 : Le Parlement européen,
réuni en session plénière, a adopté,
ce jeudi 02 avril 2009,à la quasi-unanimité (559
pour ; 22 contre 8 abstantions), le
rapport présenté par
la Députée européenne belge Frédéric
Ries, au nom de la commission environnement, santé publique
et sécurité alimentaire, sur les effets pour
la santé des champs électromagnétiques
(2008/2211 (INI)).
Pour les associations Agir pour l’Environnement et
Priartém « la résolution du Parlement
européen, composée de 29 demandes précises
et ambitieuses, doit désormais inspirer l’action
du Gouvernement français et amener la Ministre de
la Santé à proposer rapidement aux parlementaires
français une baisse significative de l’exposition
des riverains aux champs électromagnétiques. »
Alors que le Ministère français de la Santé reçoit,
ce jour, les associations afin de préparer et préciser
les modalités d’organisation du Grenelle de
la téléphonie mobile prévu le 23 avril
prochain, le Parlement européen, par cette résolution,
ouvre la voie à la reconnaissance officielle pleine
et entière d’un risque sanitaire généré par
une exposition chronique aux champs électromagnétiques
générés par la téléphonie
mobile.
Le Parlement européen, en adoptant le rapport 2008/2211(INI),
invite ainsi, tout d’abord, la Commission européenne à « procéder à la
révision des limites fixées pour les champs électromagnétiques
(article 1) […] et ce d’autant plus que certaines études
ont révélé que de très faibles
rayonnements ont des effets très néfastes (article2) ».
Au regard des liens parfois ténus unissant certains « experts » au
monde de la téléphonie mobile, le Parlement
européen propose qu’une « mission d’évaluation
de l’intégrité scientifique soit menée
afin de prévenir les éventuels conflits d’intérêts
ou même de fraudes susceptibles de se produire dans
un contexte de compétition pour les chercheurs (article
20) » et « appelle la Commission internationale
de protection contre les rayonnements non ionisants et l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS) à être plus
transparentes et plus ouvertes au dialogue avec toutes les
parties concernées lorsqu’elles fixent des normes
(article 22) ».
Dans l’exposé des motifs de ce rapport, le
Parlement européen reconnaît que « pas
moins de 9 Etats membres au niveau national ou régional
ont adopté des normes de protection plus sévères » que
celles proposés par la Commission européenne
en 1999.
A l’approche du Grenelle de la téléphonie
mobile, Agir pour l’Environnement et Priartém
constatent une fois encore que la France semble tentée
de faire cavalier seul en optant pour le maintien d’une
réglementation particulièrement laxiste en
matière d’exposition du grand public aux champs électromagnétiques.
Les associations appellent les parlementaires français à écouter
leurs collègues européens en proposant à la
représentation nationale une législation qui
prenne enfin en compte l’incertitude sanitaire liée à une
exposition croissante, précoce et chronique aux ondes
de la téléphonie mobile.
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