Paris, le 26 août 2009 : L’opérateur Orange
vient d’être condamné, en référé,
et ne pourra pas installer une antenne relais dans le 13è arrondissement
parisien et ce au nom du principe. Celle-ci aurait été située à une
quinzaine de mètres d’habitations. Le Tribunal
d’instance de Créteil a considéré qu’il « existait
un risque découlant de la propagation des ondes envoyées
par ces antennes pour la santé des personnes se trouvant à proximité ».
Les associations se félicitent qu’un Juge de
référé ait considéré les
effets potentiels sur la santé des riverains comme
une évidence et ait interdit, en conséquence,
l’implantation de l’antenne relais.
La multiplication des procédures judicaires et la
condamnation des opérateurs démontrent par
l’absurde le peu d’effets du Grenelle des ondes.
Ce énième Grenelle fut tellement décevant
que les associations Priartem et Agir pour l’environnement
ont décidé de suspendre leur participation.
Parce que le problème des antennes relais mérite
mieux qu’une simple communication ministérielle
dénuée de toutes décisions contraignantes,
les associations appellent les parlementaires français à faire
montre d’ambition en durcissant sensiblement le projet
de loi dit Grenelle2.
Les associations appellent également le Maire de
Paris à ne plus différer la mise en œuvre
des préconisations issues de la conférence
de citoyen, en réduisant les seuils d’exposition
aux ondes électromagnétiques issues des antennes
relais à 0,6 V/m.
Elles réitèrent leur appel à moratoire
concernant toute nouvelle implantation dans l’attente
des résultats de l’expérimentation d’abaissement
des seuils d’exposition promise par le Gouvernement.
