Paris, le 16 septembre 2009 : Après une énième
péripétie judicaire qui a vu, cette fois-ci,
des parents d’élèves s’opposant
à une antenne relais déboutés par le
Tribune de Grande Instance de Lyon, Agir pour l’Environnement
et Priartém regrettent que cette question hautement
politique soit pour l’heure absente du projet de loi
Grenelle2 actuellement en débat au Sénat.
Les associations s’étonnent qu’en 104
articles, le Gouvernement et les Sénateurs n’aient
pas trouvé le moyen d’aborder la question des
antennes relais, laissant le soin aux tribunaux de créer
du droit, en lieu et place des parlementaires.
A l’instar du Grenelle des ondes, les décideurs
politiques semblent tenter de jouer aux abonnés absents,
maintenant une réglementation laxiste extrêmement
favorable aux opérateurs de téléphonie
mobile. La passivité du législateur en la
matière alors même que le discours scientifique
devient de plus en plus prudent ne peut s’expliquer
que par la puissance d’un lobby de la téléphonie
mobile extrêmement présent dans la sphère
politique. Les intérêts financiers en jeu seraient-ils
si important qu’ils auraient pour effet de tétaniser
une majorité de parlementaires ?
L’article 72 du projet de loi dit Grenelle2 qui ne
fait qu’évoquer subrepticement la question
des portables a soigneusement omis de proposer au vote des
parlementaires une véritable baisse des seuils d’exposition
des antennes relais, seul moyen de répondre politiquement
à un problème de santé publique.
Les associations appellent la Haute Assemblée à
prendre ses responsabilités et invitent les Sénateurs
à déposer des amendements afin de durcir une
réglementation qui s’apparente actuellement
à la règle du « laisser-faire ».