Baisser les seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques
coûterait entre 3,5 et 7 milliards d'euros selon une
étude : Étonnement des associations
Paris, le 08 octobre 2009 - Les associations émettent
de sérieux doutes sur le bien-fondé de chiffres
émis par une étude du cabinet SIA Conseil
qui évalue le coût des modifications engendrées
par une baisse des seuils d’exposition des riverains
d’antennes relais à plus de 3,5 à 7
milliards d’euros.
Durant le Grenelle des ondes, au regard des mesures effectuées
par l'Agence nationale des fréquences, les associations
ont pu constater que seule une antenne sur dix environ aurait
à être modifiée pour respecter un seuil
d'exposition fixé à 0,6 V/m dans les lieux
de vie et de travail. Or, le coût de développement
de l'inégalité du réseau 3G coûterait,
selon un rapport du Conseil d’analyse économique,
pour chaque opérateur, 3 milliards d'euros. En évoquant
un coût d'environ 3,5 à 7 milliards d'euros,
cette étude laisse à penser qu'environ la
moitié du réseau d'antennes relais serait
à modifier.
Alors que le Grenelle des ondes est actuellement en train
d’évaluer la faisabilité technique et
l’ampleur des modifications induites par une baisse
de seuils d’exposition, comment est-il possible d’évaluer,
dès à présent le coût de ces
modifications ? Soit cette étude se fonde sur des
simulations fournies par les opérateurs et dans ce
cas, l’expérimentation prévue dans le
cadre du Grenelle des ondes est inutile, soit ce cabinet
de conseil ne dispose pas de simulations et ses données
sont nulles et non avenues.
En diffusant de tels chiffres manifestement surévalués,
cette étude tente d’imposer l’idée
selon laquelle le coût de l’action serait sans
commune mesure avec le bénéfice sanitaire
escompté. Les associations s’inscrivent bien
évidemment totalement en faux vis-à-vis de
tels sous-entendus.
Selon les données 2008 de l'Arcep, le revenu des
opérateurs s'est établi à 44,2 milliards
d'euros, en augmentation de 3,6% après une hausse
de 4% en 2007. Les revenus des services mobiles avoisinent
les 18,6 milliards d'euros, pour un total de 15,5 milliards
d'euros pour la partie « voix » et 3,1 milliards
d'euros pour la partie « transport de données
».