Paris, le 04 novembre 2009 : Alain Gest, député
de la Somme, rapporteur de l'Office parlementaire d'évaluation
des choix scientifiques et technologiques, présente
ce jour un rapport sur la téléphonie mobile
dans lequel il récuse tout effet sur la santé
tant des antennes relais que des téléphones
portables.
Dans une interview au Parisien, il prend même la
responsabilité de juger « ridicule »
l’interdiction de l’usage du portable à
l’école. Pour Agir pour l'Environnement et
Priartém, ce député de la Somme prend
une très lourde responsabilité en récusant
tout effet sur la santé issu d’une exposition
prolongée aux radiofréquences de la téléphonie
mobile.
Les associations s’interrogent sur la contradiction
évidente existant entre l’avis de l’Afsset
(Agence Française de Sécurité Sanitaire,
Environnementale et du Travail) qui préconise de
réduire toutes les expositions au nom du principe
de précaution, et ce rapport politique qui préconise
un statu quo inacceptable en matière de seuils d’exposition.
Cet avis politique de l’Office parlementaire ne peut
tenir lieu d’avis scientifique. En prenant la responsabilité
politique de contester l’avis scientifique de l’Afsset,
Alain Gest est et sera comptable des effets potentiels d’un
usage prolongé du portable.
Les associations jugent irresponsables qu’un parlementaire
ne tienne aucunement compte de l’avis de l’Afsset.
Pour les associations, après l’avis de l’Afsset,
le statu quo en matière réglementaire ne peut
décemment être justifié par une quelconque
analyse scientifique rigoureuse.
Au regard des certitudes assénées par ce
parlementaire, il est évident qu’Alain Gest
n’a pas pris la peine de lire l’avis de l’Afsset.
