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Paris, le 03 décembre 2009 : Les
associations Agir pour l’Environnement et Priartém
viennent de mettre en ligne une carte répertoriant
les points chauds électromagnétiques en France.
Les données constituant cette première cartographie
sont issues du site de l’Agence nationale des fréquences.
Agir pour l’environnement et Priartem ont analysé
les 500 dernières mesures réalisées
en septembre et octobre 2009 et publiées sur le site
de l’ANFr. Elles ont découvert des résultats
tout à fait préoccupants.
Sur ces 500 mesures, 59 sites font apparaître des
niveaux de champs électromagnétiques forts,
voire très forts, soit 11,8% des mesures effectuées.
Sur ces 59 sites, une vingtaine dépasse les 5 V/m
dont 6 sites dépassent les 10 V/m (Corbeil-Essonnes,
Paris
6è, Aigues
Mortes, Courbevoie,
Troyes,
Montpellier).
Il s’agit, dans tous les cas de zones urbaines, la
plupart du temps fortement urbanisées.
A la lecture des données disponibles sur le site
de l'ANFr, il est à noter que la téléphonie
mobile est le contributeur principal dans plus de 95% des
cas mesurés. La télévision, la radio
et les autres sources (pompiers, gendarmerie, armée...)
ne représentant qu'une part infime du champ global.
Ces résultats montrent l’urgence de prises
de mesure de réduction des expositions recommandées
au gouvernement par son agence d’expertise, l’Afsset.
L’Afsset vient, dans un récent avis de préconiser
une réduction des valeurs d’exposition du public,
prônant l’application à la téléphonie
mobile du principe ALARA. La proposition de l’Afsset
vise à repérer les points dits « chauds
» ou « atypiques », définis par
l’Agence comme ceux qui dépassent la valeur
moyenne d’exposition. Celle-ci, selon les récentes
données de l’ANFr se situerait aux environs
de 1 ou 1,5 V/m.
Les situations d’exposition que révèlent
les associations dans cette première carte des points
chauds, sont totalement inacceptables. Toute inaction de
la part tant des pouvoirs publics que des opérateurs
serait non seulement irresponsable mais totalement condamnable.
Les associations insistent, par ailleurs, sur la nécessité
de la plus grande transparence sur la réalité
des expositions que subissent les populations riveraines
des stations de base. La profusion des informations nuisant
souvent à leur lisibilité, les associations
Agir pour l’Environnement et Priartem ont décidé
de mettre désormais à jour chaque mois une
cartographie des points chauds électromagnétiques
afin que le droit et l’accès à une information
validée ne soit plus un vain mot et afin que personne
ne puisse plus dire « on ne savait pas ».
