Paris, le 18 décembre 2009 : L'autorité de
régulation des communications électriques
(ARCEP) vient de retenir la candidature de Free Mobile afin
que cette société puisse développer
un quatrième réseau mobile en France, ceci
se traduisant pas l’implantation de milliers d’antennes-relais
nouvelles.
Les associations s'étonnent qu'une décision
de ce type puisse intervenir au moment même où
l’AFSSET vient de recommander une baisse des expositions
et où des expérimentations allant dans ce
sens doivent être réalisées, au moment
également où des voix de plus en plus nombreuses
s’élèvent pour demander une mutualisation
des réseaux.
Les associations s’étonnent que l'Arcep qui
a participé aux travaux du Grenelle des ondes, qui
participent aux travaux sur l’expérimentation
puisse aujourd’hui prendre une telle décision
sur le seul fondement de la concurrence entre acteurs économiques,
en omettant complètement les questions sanitaires
qui ont pourtant été au cœur des débats
depuis plusieurs mois.
La multiplication des acteurs, même si elle peut
entraîner une émulation et bousculer trois
acteurs peu enclins à prendre en considération
l'impact sanitaire des antennes relais, risque surtout d'induire
une augmentation des expositions aux ondes des antennes
relais.
Les associations s'inquiètent, par ailleurs, des
projets d'Iliad, maison mère de FreeMobile qui semble
vouloir utiliser ses box comme mini-antennes relais. La
très grande proximité des FreeBox avec les
habitants risque de déboucher sur une exposition
forte et continue de large partie de la population. Il est
inacceptable qu'un tel projet puisse se développer
sans qu'une analyse fine des conséquences sanitaires
ait menée en amont de cette décision.
Les associations appellent le Parlement à adopter
rapidement une réglementation réellement protectrice
des populations avoisinantes en fixant une valeur limite
d'exposition à 0,6 V/m dans les lieux de vie et de
travail.
