Ils ne s'étaient pas revus depuis un an. Leurs retrouvailles
ont été assez mouvementées. La commission
de concertation sur les antennes-relais de téléphonie
portable, suspendue depuis un an à cause des élections
municipales, a révélé son lot de surprises
mardi.
Car la première commission de la nouvelle mandature
de Delanoë, présidée par Anne Hidalgo,
première adjointe, entourée de Denis Baupin,
adjoint au maire en charge du développement durable,
et de Jean-Marie Le Guen, adjoint en charge de la santé,
s’est révélée assez intransigeante à l’encontre
des opérateurs.
Elle s’est soldée par cinq refus d’installation
de nouvelles antennes.
« Le rejet des riverains était tel qu’il
ne fallait pas insister »
« Certaines demandes, comme celle de la rue Caulaincourt
(XVIII e ), revenaient sur la table depuis très longtemps.
Anne Hidalgo a tranché clairement en expliquant aux
opérateurs que le rejet des riverains était
tel qu’il ne fallait pas insister », explique
Stephen Kerckhove de l’association Agir pour l’environnement,
qui siège à la commission. « Pour nous,
c’était Noël ! », se félicite
le militant écologiste. L’opérateur Orange
s’est même vu intimer l’ordre de démonter
une antenne rue Olivier-Métra (XX e ). La puissance
des ondes de cette installation s’était, à plusieurs
reprises, révélée supérieure
aux 2 V/m imposés par la Ville de Paris. « Chacun
doit se montrer responsable. Parfois, nous refuserons les
demandes des opérateurs, mais nous ne leur demanderons
pas non plus de renoncer à toutes leurs installations »,
précise Denis Baupin.
L’opérateur Orange ne semble toutefois pas
décidé à renoncer à son implantation
rue Olivier-Métra. « Nous allons proposer de
passer de 6 à 3 antennes », annonce l’opérateur.
Prochaine réunion de la commission au mois de mars.
Le Parisien
