Paris, le 14 juin 2010 : Dans un courrier destiné
au député de l’Hérault Jean-Pierre
Grand, le ministre de l’Ecologie vient d’annoncer
la relance du projet de doublement de l’autoroute
dite A9bis situé à proximité de Montpellier.
Longue de 12 km et vieille de 25 ans, cette autoroute vient
rappeler à celles et ceux qui l’auraient oublié
qu’un Grenelle n’est rien sans acte. Pour Stéphen
Kerckhove, délégué général
d’Agir pour l’Environnement, « les pétitions
de principe ne pourront durablement faire oublier que les
beaux engagements pris nationalement par Jean-Louis Borloo,
ministre de l'écologie, sont assez régulièrement
démentis par ce que décide localement Jean-Louis
Borloo, ministre des autoroutes. »
En moins d’un an, ce sont 5 projets routiers et autoroutiers
(RN126, RCEA, RN154, RN137, A9bis) qui auront été
relancés. Les ambiguïtés du Grenelle
laissant la porte ouverte à une relance autoroutière
au nom d’un supposé « intérêt
local » sont à cet égard largement utilisés
par certains responsables locaux afin de poursuivre le bétonnage
et l’artificialisation des milieux écologiques.
Alors que le Schéma national des infrastructures
de transport était attendu en 2009 et que ce SNIT
n’a toujours pas été publié,
le ministre de l’Ecologie est en train de relancer
un vaste programme autoroutier qui ne dit pas son nom. Pour
l’association Agir pour l’Environnement, «
pendant que les parlementaires adoptent le principe d’une
trame verte et bleue, le ministre met en œuvre une
trame grise composée de bitume et quelques plumes.
»
Pour Agir pour l’Environnement, la schizophrénie
de l’Etat en matière d’infrastructures
de transport explique en grande partie l’échec
du sommet de Copenhague. Pour l’association, «
la décision ministériel de relancer l’A9bis
achève une énième fois le Grenelle
qui a pu faire illusion mais ne doit désormais plus
duper personne ! »
