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Paris, le 1er juillet 2010 : Coup sur coup, le ministre de
l'Ecologie a annoncé la construction de trois nouvelles
autoroutes en France : l'A9bis à Montpellier, la future
autoroute entre Castres et Toulouse et la mise en concession
de la RN154 entre Orléans et Dreux (Décision
parue au JO du 1er juillet 2010). Pour les associations, cette
triple décision est le signal d’une relance autoroutière
qui ne dit pas son nom.
S'il fallait une preuve supplémentaire de la mort
clinique du Grenelle de l'environnement, cette triple décision
ministérielle permettrait d'étayer les doutes
des acteurs associatifs les plus critiques.
Alors que la loi Grenelle 1 impose à l'Etat de publier,
avant la fin 2009 (!), un Schéma national des infrastructures
de transport dans lequel tous les projets autoroutiers doivent
être évalués à l'aune de critères
écologiques, énergétiques et climatiques,
le ministère de l'Ecologie se presse d'autoriser de
nombreux projets grenello-incompatibles afin d'éviter
toute évaluation rigoureuse.
Pour les associations, cet écoulement de bitume aux
quatre coins du territoire est un véritable bras d'honneur
à toutes celles et ceux qui ont pu croire au Grenelle
de l'environnement. Entre le discours du ministre de l'écologie
et l'application concrète du ministre des autoroutes,
la fracture est désormais largement consommée.
L'incohérence entre le dire et le faire est telle
qu'il y a lieu de s'interroger non seulement sur cette soit
disant rupture écologique née du Grenelle de
l'environnement qui proroge un modèle de développement
et un système de transports énergivores mais
également sur l'honnêteté d'un processus
de concertation présenté comme exemplaire.
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