|
Paris, le 07 octobre 2010 : A l'occasion d'une conférence
de presse, les représentants de quinze associations
locales et nationales* ont décidé de structurer
le Réseau « Stop-Autoroutes ». Face à
l'adoption programmée d'un Schéma National des
Infrastructures de Transport (SNIT) qui fait la part belle
à une relance massive du programme autoroutier hexagonal,
le Réseau « Stop-Autoroutes » a vocation
à s'opposer aux multiples projets routiers et autoroutiers
actuellement décidés en catimini par Jean-Louis
Borloo.
Bien loin de l'emphase ayant conduit le ministre
de l'Ecologie à déclamer, durant le Grenelle
de l'environnement, « un changement de paradigme »
en matière d'infrastructures de transport, l'Etat français
s'apprête à valider un projet de SNIT dans lequel
sont inscrits 879 kms de nouvelles voies autoroutières,
soit une augmentation d’environ 10% du réseau
autoroutier français auxquels il faut ajouter les routes
et autoroutes décidées depuis les tables rondes
du Grenelle tenues en octobre 2007.
L'impact des nouvelles voies rapides et autoroutières
en matière de consommation d'espace et d'énergie,
de rejets de CO2 et métaux lourds, le tout en engendrant
nuisances sonores, fragmentation des milieux et déménagement
du territoire n'est plus à démontrer. En projetant
d'étendre la pieuvre autoroutière de plus de
10%, le Réseau « Stop-Autoroutes » constate
avec amertume la césure existant entre les «
engagements » du Grenelle et la réalité
que les associations locales vivent jour après jour
sur le terrain.
Dans les semaines qui viennent, les associations
membres du Réseau « Stop-Autoroutes » s'opposeront
avec pugnacité aux inaugurations de nouvelles autoroutes
prévues et participeront avec ténacité
aux débats publics locaux.
Les projets contestés par le Réseau
« Stop-Autoroutes » sont les suivants : RN154
(Nonancourt-Allaines), RN126 (Castres-Toulouse), RN7 (Roanne-Nord
de Moulins), Route Centre Europe Atlantique (Mâcon-Moulins),
doublement de l’A9 (Montpellier), contournement Sud-Est
de Lille, contournement Est de Rouen, A31 bis (Toul-Dieulouard),
contournement Est de Tours, contournement d’Arles, A56
(Fos-Salon), A16 (L’Isle Adam-Francilienne), A104 (Méry
sur Oise-Orgeval), contournement Est de Lyon, Liaison Troyes-Auxerres,
RN19 (Langres-Vesoul), A719 (Gannat-Vichy), antenne sud de
l’A51 (Gap), desserte du Chablais ainsi que l’A831
(Rochefort), le Contournement Ouest de Lyon, l’A45 (Lyon-Saint-Eitenne),
l’A65 et l’A406 (Mâcon), liaison routière
Pau-Oloron (anciennement A650)
Le Réseau « Stop-Autoroutes
» demande à être reçu au plus vite
par le ministre de l'Ecologie et interpelle vivement les élus
locaux qui continuent à réclamer du béton
et du goudron.
* Les associations fondatrices du Réseau
« Stop-Autoroutes » sont : Agir pour l'Environnement,
le Réseau Action Climat France, Greenpeace, la Fédération
Nationales des Associations d'Usagers des Transports, les
Amis de la Terre ainsi que la Capen71 (RCEA), l'association
de Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais (COL, A45...), le Copra184,
Vivre en Trièves (Sud Isère) le collectif «
Non à l’A10bis » (Tours), l’ARLP
(A65), l’association « Non à la deuxième
autoroute » (Lozère), Code Béarn, l’ATPCV
(A31bis), l’Avern (RN154), le collectif RN126 (Castres-Toulouse),
l’Acen (Arles).
|