Paris, le 04 novembre 2009 : A l’occasion d’un
colloque intitulé «
Climat et transport : Du global au local » qui
se tiendra à l’Assemblée nationale jeudi
05 novembre à l’invitation du député
Yves Cochet et organisé par les associations Agir
pour l’Environnement, le RAC-F et la FNAUT, un collectif
de dix-sept ONG lance une campagne de mobilisation citoyenne
«
Copenhague : un Sommet d’incohérence ? ».
Cette campagne inter-associative est l’occasion d’attirer
l’attention du grand public sur le double discours
de l’Etat français en matière de lutte
contre le dérèglement climatique. Pour Stéphen
Kerckhove, délégué général
d’Agir pour l’Environnement, « le Sommet
de Copenhague sur le climat va être, dans les semaines
à venir, le théâtre de surenchères
verbales qui masqueront mal certains projets locaux d’envergure
nationale moins présentables. Copenhague s’apprête
à être le Sommet du non-dit, le Sommet d’une
incohérence étatique pleinement assumée
! »
L’accumulation des projets d’autoroutes, contournements
routiers, aéroports, circuit de Formule1, mine de
charbon, terminal charbonnier auquel s’ajoutent les
fausses-bonnes solutions type agrocarburant, voiture électrique,
réacteur EPR… interrogent sur la crédibilité
et l’ambition réelle de l’Etat français
en matière de lutte contre le dérèglement
climatique.
Les associations appellent l’Etat à publier
rapidement le schéma national des infrastructures
(SNIT). Ce schéma, prévu dans le cadre de
la loi Grenelle1 (articles 16&17), doit être soumis
aux acteurs associatifs et adopté d’ici à
la fin 2009. Pour Olivier Louchard, Directeur du Réseau
Action Climat France, « à moins de 2 moins
de l’échéance légale, le SNIT
est encore élaboré en catimini et sans réelle
concertation. Pire : Un pré-schéma est en
cours de rédaction avec une liste de projets à
évaluer mais les ONG n’y ont pas accès
».
Les associations publient une
cartographie des 21 projets climaticides que la France
se prépare à réaliser en catimini,
à l’ombre des grands discours sur Copenhague.
Pour Jean Sivardière, président de la FNAUT,
« l’Etat et les collectivités territoriales
doivent cesser de mener des politiques contradictoires,
et concentrer l’argent public disponible sur les investissements
permettant de réduire les nuisances, d’économiser
le pétrole et de limiter le dérèglement
climatique. »
Le colloque « Climat et transport : Du global au
local » est constitué de trois tables rondes,
la première consacrée aux enjeux de Copenhague,
la deuxième aux fausses-bonnes solutions (agrocarburant,
voiture électrique, greenwashing…) et la troisième
aux projets d’infrastructures climaticides.
La campagne de mobilisation citoyenne lancée par
17 associations à l’occasion de ce colloque
est éditée à 160.000 exemplaires, interpelle
le Chef de l’Etat français et le Ministre de
l’Ecologie et réclame un moratoire sur tous
les projets d’infrastructures climaticides.
