Paris, le 30 décembre 2009 : En censurant la Contribution
Climat adoptée par les parlementaires dans le cadre
de la loi de finance, les Sages du Conseil constitutionnel
ont voulu rappeler au Chef de l'Etat qu'à trop vouloir
exempter, on finissait par dénaturer. Pour Agir pour
l'Environnement, « La Contribution Climat voulue par
Nicolas Sarkozy est une somme d'exceptions qui est devenue
la règle générale. La taxe Carbone
est désormais une usine à gaz en panne ! ».
L'équation voulue par le Chef de l'Etat reposant
sur une inquiété sociale et une inefficacité
climatique est ainsi désavouée par le Conseil
constitutionnel. De cette censure doit naître une
véritable Contribution Climat-Energie dans la valeur
et l'assiette doivent être revues et élargies.
Cette Contribution ne doit pas se résumer à
une simple taxe mais au contraire devenir un véritable
moyen d'inciter fiscalement citoyens et industriels à
faire le choix d'une société post-carbone.
Dissuasion et incitation fiscale doivent être les
deux faces d'une même pièce afin que cette
Contribution Climat-Energie soit comprise et acceptée.
L'empilement d'exceptions corrélé à
une opacité totale du reversement a été
fatale à cette mesure.
Le Chef de l'Etat et les parlementaires doivent désormais
accepter de soumettre l'ensemble des énergies, électricité
comprise, à cette Contribution Climat Energie. Les
sommes collectées doivent servir prioritairement
à isoler les bâtiments et favoriser les modes
de déplacement les moins carbonés au travers
de crédits d'impôt ciblés bénéficiant
aux ménages les moins favorisés.
