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Paris, le 21 octobre 05 : Le budget 2006 laisse de nouveau
apparaître des coupes sombres qui frappent les principales
agences environnementales et les associations de protection
de l’environnement. Ainsi, l’Agence de l’environnement
et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)
a vu son budget amputé de 20%, ce qui mettra un
terme à bon nombre de projets en matière
d’énergie et de climat, et, a fortiori d’arriver à les
diviser par 4 d’ici 2050 comme le prévoit
le Plan Climat et le « Facteur 4 ».
L’Ademe devra à l’avenir compter sur
une modeste taxe CO2 sur la vente de 4x4 et ainsi espérer
une progression des ventes de ces mêmes 4x4 pour lancer
des campagnes… contre ces véhicules ! Cette
politique de « gribouilles » a des conséquences
néfastes sur l’efficacité de la lutte
contre le dérèglement climatique et ce gouvernement
est désormais comptable de son inaction en la matière.
Jamais le double discours n’a été autant
institutionnalisé privilégiant une communication « hors
sol » en contradiction totale avec les actes. Les beaux
discours proférés lors de la récente
convention UMP sur l’écologie ont fait long
feu. Les associations s’insurgent contre cette volonté gouvernementale
délibérée d’étouffer les
associations et agences étatiques d’expertise
et de débat en les asphyxiant financièrement.
Face aux enjeux du dérèglement climatique
et de la fin du pétrole à bon marché,
et en dehors des pulsions idéologiques du « toujours
moins d’impôt », les associations de protection
de l’environnement réclament a contrario une
augmentation significative du budget de l’Ademe afin
que cette agence ait enfin les moyens de ses ambitions.
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