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Madame la Députée, Monsieur le Député,
Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,
La persistance de la pollution atmosphérique urbaine,
responsable de 20 000 décès prématurés
par an dans les villes françaises d'après l'AFSSE,
ainsi que les premières manifestations du dérèglement
climatique, doivent pousser les pouvoirs publics à agir
rapidement pour tenter d’influer sur les causes de
ces phénomènes. Dans ce contexte, nous pensons
que les parlementaires français ont un rôle
primordial à jouer en adoptant une législation
ambitieuse.
L’augmentation sensible des ventes de véhicules à 4
roues motrices au cours du 1er semestre 2004 -dont la consommation
de carburant ainsi que les rejets de gaz à effet de
serre sont sensiblement plus élevés que ceux
des autres véhicules- est une invitation à agir
fermement. Loin de nous l’idée de stigmatiser
une catégorie de véhicules en particulier mais
il faut bien constater qu’objectivement, l’utilisation
urbaine de ce type de véhicules -dont le poids excède
parfois les deux tonnes- est une ineptie écologique.
Pire, leur hauteur et leur taille disproportionnées
alliées à l’utilisation de pare-buffle
accroissent sensiblement l’insécurité routière
provoquant une recrudescence de la gravité des accidents
frappant les autres usagers de la route.
C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’une
politique cohérente en matière de transport
doit reposer sur le triptyque "information du grand
public, incitation/dissuasion fiscale, interdiction ponctuelle".
Le Bonus/Malus annoncé par le Gouvernement il y a
plus de six mois à le mérite d’allier
pédagogie et mesures fiscales. Pourtant, force est
de constater que sous la pression de certains parlementaires,
cette mesure semble devoir désormais passer au travers
des fourches caudines d’un débat européen.
Ceci entraîne, de fait, un délai supplémentaire
qui pourrait s’apparenter à un enterrement de
première classe de cette mesure phare du Plan Climat.
Il serait parfaitement incompréhensible pour l’opinion
publique d’attendre plus longtemps.
Ces arguments ne font que retarder les nécessaires
mesures politiques que vous devrez un jour ou l'autre prendre
pour limiter drastiquement nos émissions de gaz à effet
de serre. Selon un récent sondage, 69% des français
plébiscitent le Bonus/Malus qui permettrait d'internaliser
les coûts environnementaux, qui pour l'heure sont reportés, à crédit,
sur les générations futures. Nous ne pouvons
croire qu'une minorité d'automobilistes puisse dicter
leur loi.
Nous vous demandons donc de bien vouloir accélérer
la mise en œuvre de ce Bonus/Malus à l’aide
d’une proposition de loi que vous pourrez déposer à l’occasion
d’une prochaine fenêtre parlementaire. Par ailleurs,
nous pensons que l’aide accordée aux véhicules « propres » ne
peut exclure a priori, les modes de déplacements écologiques
comme le vélo ou les transports collectifs.
Comptant sur votre écoute et dans l’attente
d’une réponse de votre part, veuillez recevoir,
Madame, Monsieur, l’assurance de nos sentiments respectueux.
Agir pour l’Environnement – Réseau Action
Climat – Fnaut –
FNE (Réseaux Energie et Transport) – Les Amis de la Terre – 4D
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