|
La Ligue
ROC et l'Association Nationale pour la Protection du Ciel
et de l'Environnement Nocturnes (ANPCEN) se félicitent
du coup de projecteur donné par la secrétaire
d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, sur
le trop-plein de lumières qui polluent notre ciel
nocturne.
La pollution lumineuse est un phénomène que
dénoncent les astronomes et les naturalistes depuis
plusieurs années. En effet :
La lumière artificielle qui rend la nuit moins noire
a des incidences importantes sur la biodiversité (insectes,
oiseaux, reptiles, batraciens, mammifères.) perturbant
la migration et les cycles de vie. Le ciel étoilé a
disparu du paysage nocturne y compris en milieu rural ; c'est
un aspect patrimonial de
l'humanité qui disparaît progressivement mais
inéluctablement, modifiant le principe d'alternance
jour/nuit qui régit la vie sur terre depuis des milliards
d'années.
La demande énergétique liée à l'éclairage
extérieur reste forte ; malgré le potentiel
disponible d'économies d'énergie qu'il représente,
ce champ d'activité laisse échapper trop souvent,
encore à ce jour, une réserve d'économies
sous-exploitées.
Se mobiliser contre la pollution lumineuse, c'est économiser
de l'énergie, protéger la biodiversité,
et agir pour notre bien-être. L'ANPCEN et la Ligue
ROC espèrent que la visite de la secrétaire
d'Etat à l'Observatoire de Meudon ce soir, augure
des mesures ambitieuses pour la partie de la loi 2 Grenelle
consacrée à ce sujet. L'ANPCEN et la Ligue
ROC demandent l'intégration de critères environnementaux
allant au-delà des critères photométriques
exclusivement retenus à ce jour et préconisent
la mise en ouvre d'un plafonnement des émissions de
lumière artificielle.
|