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L'Agence
de l'environnement et de la maîtrise
de l'énergie doit créer un guide pratique pour
permettre aux élus de moins consommer d'énergie
pendant les fêtes de Noël. Mais plusieurs municipalités
ont déjà pris les devants en s'équipant
d'ampoules basse consommation ou même en limitant la
durée des illuminations dans le temps, comme à Lille.
Noël et ses milliers d'ampoules dispersées dans
les villes françaises pour les illuminations : ce
plaisir pour les yeux est aussi un spectacle énergivore
rappellent les écologistes. A Lille, à Strasbourg, à Paris
ou encore à Reims, de plus en plus de municipalités
réfléchissent à réduire leur
consommation en électricité lors des fêtes
de fin d'année. "On est passé de lampes
de 15 watts à 10 watts l'année dernière,
donc on faisait déjà 33% d'économie
d'énergie. Et avec des LED (qui coûtent de 20 à 30%
plus cher à l'achat NDLR), cette année, on
passe à 0,65 watts, donc on voit bien les marges de
progressions en la matière" explique Danielle
Poliautre, adjointe au développement durable et à la
qualité de vie à Lille.
Mais la municipalité lilloise ne s'est pas arrêtée
là et a choisi de limiter les heures où les
illuminations seront en fonctionnement. Cette année,
les lumières de Noël s'éteindront ainsi
le 6 janvier 2008, soit une semaine plus tôt que l'année
dernière. Et, jusqu'au 13 décembre, elles n'ont
illuminé la ville chaque jour que de 16h30 à 22
heures, soit une demi-heure de moins que l'année dernière. "Même
pour les illuminations, on a peut-être pas besoin de
lumière jusqu'à 3 heures du matin" explique
Danielle Poliautre. Mais cet allumage exceptionnel sera tout
de même prolongé jusqu'à une heure du
matin du 14 décembre au 6 janvier. Le mot d'ordre
de la municipalité lilloise : "éclairer
juste".
Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat
chargée de l'Ecologie, a elle demandé à l'ADEME,
l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie,
de piloter une étude pour à terme proposer
un guide pratique aux élus. Son thème : comment
perpétuer la magie des fêtes de fin d'année
tout en allégeant la facture énergique et l'empreinte écologique
de ces illuminations. Selon le ministère, plus qu'aucune
fête, Noël est une invitation à réfléchir
aux dessous social et environnemental de notre consommation,
et sur ce terrain les collectivités locales doivent
aussi montrer le chemin. Pour Danielle Poliautre, c'est aux
municipalités de fixer des cahiers des charges plus
exigeants pour leurs marchés publics, seule façon
de faire aussi changer les habitudes des industriels.
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