Europe 1 - 30 octobre 2008
Haro sur les illuminations de Noë

Les organisations Agir pour l'environnement, l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes, le Réseau action climat et Sortir du nucléaire ont lancé une campagne contre la pollution lumineuse à l’approche de Noël et de ses inévitables illuminations dans les maisons et les jardins des particuliers ou dans les rues des villes. Or le bilan carbone de ces illuminations, qui interviennent en plein hiver au plus fort de la consommation électrique, est catastrophique. Le gouvernement, qui a promis de lutter contre la pollution lumineuse dans le cas du Grenelle de l’environnement, ainsi que des élus de plusieurs villes ont reçu des cartes postales pour les alerter.

Des illuminations de Noël en fonctionnement de novembre à fin janvier, parfois 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 : voilà ce que veulent dénoncer les organisations Agir pour l'environnement, l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes, le Réseau action climat et Sortir du nucléaire qui ont lancé une campagne contre la pollution lumineuse à l’approche des fêtes de fin d’année.

Ces associations ont notamment envoyé pour les alerter des cartes postales aux élus de nombreuses villes et à plusieurs membres du gouvernement. Car le ministère de l'Ecologie s’est engagé il y a quelques semaines seulement à lutter, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, contre la pollution lumineuse en général. Celle qui désoriente par exemple les hiboux qui ont de plus en plus de mal à se repérer dans le temps, à distinguer la nuit éclairée du jour.

Or en période de Noël, donc d’hiver, les illuminations sont encore plus dommageables pour l’environnement parce qu’elles correspondent à des dépenses énergétiques supplémentaires à une période de l’année où la demande en électricité est déjà élevée. D’où le recours en appui à des centrales plus anciennes et donc plus polluantes. Le bilan carbone des illuminations de Noël avoisine ainsi les 600 à 700 grammes de CO2 pour chaque kilowattheure supplémentaire consommé.

> Interview de Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement, détaille les conséquences sur l'environnement des illuminations au micro de Camille Langlade


 
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