C'est une étude parue dans l'édition de janvier de la revue «Frontiers
in Ecology and the Environment» qui l'affirme: la lumière polarisée
déclenche des changements de comportement potentiellement dangereux
chez de nombreuses espèces animales. Les humains ne seraient donc pas
les seuls à souffrir de la pollution lumineuse.
Ce travail, réalisé par une équipe
scientifique internationale (essentiellement des Américains
et des Hongrois), s'est intéressé à la
lumière polarisée générée
par les revêtements routiers, le verre des bâtiments,
les étendues d'eau, etc. (de façon générale
les objets noirs et brillants). Or, il n'est pas rare que
les animaux soient très réceptifs à cette
lumière,
qui leur permet par exemple de se diriger dans l'espace.
Les chercheurs estiment que les nombreuses sources de
lumière polarisée des zones urbaines (asphalte,
voitures, bâches en plastique, fenêtres, panneaux
solaires) créent donc de faux signaux, qui pourraient
constituer un «piège écologique» pour
les espèces attirées par la lumière.
Et contrairement à la pollution lumineuse habituellement
montrée du doigt, celle-ci a lieu jour et nuit.
Les scientifiques suggèrent d'atténuer le
problème en ajoutant des rideaux blancs aux fenêtres
ou des marques blanches sur les routes.
