Agir pour l'Environnement lance une nouvelle campagne de
mobilisation citoyenne intitulée «Centrale
nucléaire EPR à Penly : Inutile, dangereux,
coûteux ! ». Alors que la Commission nationale
du débat public organise, à rebours de la
décision, un débat sur l'opportunité
supposée de construire une seconde centrale nucléaire
EPR à Penly (76), l'association diffuse auprès
de ses 15.000 signataires un document de mobilisation ciblant
le ministère de l'Ecologie, le président de
la Région Haute-Normandie ainsi que le président
de la Commission particulière du débat public.
Chaque signataire est appelé à diffuser largement
ce document, composé d'un argumentaire et de cartes-pétitions,
disponible
sur la boutique en ligne d'Agir pour l'Environnement.
Alors que le chef de l'Etat a validé l'hypothèse
« EPR à Penly » en janvier 2009, les
animateurs du débat public se retrouvent dans une
situation délicate où ils doivent organiser
un débat sans a priori ni tabou, mais avec une décision
déjà prise...
Pour l'association, la construction d'un nouvel EPR entraînera
un coût de plus 4,5 milliards d'euros, nécessitant
et justifiant la hausse des tarifs qu'EDF s'apprête
à réclamer. A ces milliards gaspillés
au nom d'un unilatéralisme énergétique,
le lobby nucléaire va devoir également financer
le véritable coût du nucléaire, qui
selon le PDG d'EDF devrait avoisiner les 35 milliards d'euros
d'ici à 2020 ! Pour Stéphen Kerckhove, délégué
général d’Agir pour l’Environnement,
« L’heure de vérité sur le véritable
coût du nucléaire approche pour le nucléaire
et la note risque d’être salée tant pour
le contribuable que pour l’usager-client ! »
L'option « EPR » n'est pas seulement coûteuse
; elle est également inutile du point de vue de la
demande électrique. Cette demande pourrait, si rien
n’est fait, être en forte croissance durant
les périodes de pointe de consommation, durant lesquelles
le nucléaire, peu flexible, est inapte à répondre
à cette demande précise.
Enfin, selon Agir pour l'Environnement, l'EPR est dangereux
pour au moins trois raisons : il est inadapté aux
risques terroristes, utilise comme combustible un mélange
d'uranium et de plutonium responsable de la prolifération
nucléaire, et entraîne la production de déchets
radioactifs ingérables pour de milliers d'années.
Pour l'association, le besoin shadokien du lobby nucléaire
de s'auto-reproduire ne doit pas avoir pour conséquence
un autisme étatique nous engageant toutes et tous
pour des milliers d'années.
