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Paris, le 13 décembre 04 : Depuis le 04 décembre
dernier et pour une durée prévue de six mois,
la Cité des Sciences et de l’Industrie sous-loue
ses locaux à une exposition d’Orange sur la
téléphonie mobile en général
et l’UMTS en particulier. Sans aucun recul ni aucune
retenue, l’opérateur de téléphonie
mobile brosse un tableau encenseur de sa propre activité,
et ce, avec l’aide d’un établissement
public prétendument objectif et indépendant.
Connexe au lancement commercial de l’UMTS par Orange,
ce publireportage vante largement les mérites supposés
de la troisième génération de téléphonie
mobile en occultant soigneusement les risques sanitaires
réels liés à cette technologie. Pire,
les inquiétudes légitimes des riverains des
antennes sont abordées sous un angle sociologique
(inconséquence, égoïsme, irrationalité…)
ou pseudo scientifique par l’incontournable Bernard
Veyret, auteur ou co-auteur stakhanoviste de trois des quatre
rapports français parus depuis 2001 et dont les recherches
sont financées pour plus d’un tiers par Orange
!
Cette exposition occulte sciemment les études scientifiques
récentes qui devraient pourtant alerter les autorités
publiques françaises. Face à un doute persistant
quant à l’innocuité des antennes relais
et des terminaux, la responsabilité de la Cité des
Sciences et de l’Industrie n’est pas de reprendre
in extenso la communication rassurante des opérateurs
mais au contraire de tenir un discours inspiré du
principe de précaution.
Si le manque de recul, la partialité, l’unanimisme
scientifique de façade ou les mensonges par omission
sont des éléments permettant de juger de la
qualité d’un publireportage, force est de constater
que l’opération commerciale promue par la Cité des
Sciences et de l’Industrie est une véritable
réussite !
Ce publireportage est indigne de la Cité des Sciences
et de l’Industrie. Agir pour l’Environnement
réclame la suspension sine die de cette exposition
publicitaire, tant qu’un pluralisme nécessaire
n’est pas rétabli.

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