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Monsieur le Ministre de la Santé,
Après de longs mois de mobilisation, Agir pour l'Environnement
et Priartém viennent d'être enfin entendues puisque
l'Agence française de sécurité sanitaire
préconise désormais l’arrêt de la
fabrication et de la distribution de la vente de portables
spécifiquement destinés aux enfants ainsi que
la suspension des campagnes publicitaires et promotionnelles
qui leur sont adressés. Cet avis doit vous conduire à imposer
d’urgence l’interdiction formelle de la commercialisation
de ce type de produit. En effet, toute inaction de votre part,
en dépit des recommandations de l’Agence, vous
rendrait complice de la vente d’un produit réputé potentiellement
dangereux.
L’urgence à agir est d’autant plus forte
que le portable pour enfants disponible à la vente sur
internet, contrevient sur plusieurs points aux dispositions
du décret du 8 octobre 2003, comme le prouve un constat
d’huissier diligenté par nos soins. La DGCCRF,
sollicitée par nos deux associations, en date du 29
mars dernier, afin de mettre un terme à cette infraction
caractérisée qui peut s'apparenter à la
vente délictueuse d'un produit frauduleux, n'a pas cru
bon devoir nous apporter une réponse et a fortiori agir
pour y mettre fin. Nous nous réservons d'ailleurs le
droit de demander en justice l'application de la réglementation
française.
Si nous pouvons nous féliciter des nouvelles recommandations
de l’AFSSE sur les portables et, notamment sur les portables
pour enfants, nous ne pouvons que regretter que l’Agence
n’ait pas entendu également les inquiétudes
des riverains des antennes-relais exposés quotidiennement à des
champs électromagnétiques élevés,
et ce malgré l’accumulation de résultats
scientifiques récents qui donnent de plus en plus sens à leurs
maux. Nous vous rappelons que le manque de réglementation
nationale contraignante permet aujourd'hui aux opérateurs
de téléphonie mobile d'installer leurs antennes
relais, y compris celles de troisième génération
dite UMTS, à proximité des écoles et des
crèches notamment. En matière d'exposition, il
ne peut y avoir deux poids, deux mesures. C'est la raison pour
laquelle nous vous demandons d'agir avec célérité en édictant
un moratoire sur le développement de l'UMTS, en suscitant
le lancement d’un vaste programme épidémiologique
sur les riverains d’antennes et, dans l’attente,
en proposant, en application du principe de précaution,
une redéfinition de la réglementation nationale.
Convaincus que, en tant que Ministre de la santé, vous
ne pouvez rester sourd à l’avis de l'AFSSE et à nos
justes et raisonnables revendications, nous attendons votre
réponse et nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre
de la Santé, à l’assurance de notre plus
parfaite considération.
Janine Le Calvez,
Présidente de Priartém
Stéphen Kerckhove,
Délégué général d’Agir
pour l'Environnement

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