|
Paris, le 19 avril 2006 : La Fondation Radiofréquences
et santé doit rendre
publics ses principaux axes de travail. Les associations Agir
pour
l'Environnement et PRIARTéM rappellent que cette Fondation,
financée pour
partie par les opérateurs et pour une autre partie par
des fonds publics, a é
té créée sans la moindre concertation
avec les acteurs associatifs et que,
depuis sa création, son fonctionnement est frappé du
sceau de l'opacité.
Elles regrettent tout particulièrement que cette Fondation
n'ait pas été l'occasion
de sortir des dérives dans lesquelles se trouve enfermée
l'expertise
scientifique officielle sur le dossier de la téléphonie
mobile.
Elles soulignent, en effet, que la nomination d'un ancien
cadre de
France-Télécom à la tête de cette
Fondation ne peut pas être considéré comme
un gage d'indépendance vis à vis des milieux
industriels concernés. Elles
soulignent encore que la nomination au Conseil scientifique,
d'un certain
nombre d'experts dont les travaux antérieurs ont fait
l'objet de critiques
répétées, conjuguée à l'absence,
au sein de ce même conseil, de
scientifiques porteurs de la thèse du risque ne peut être
considérée comme
une rupture avec les dysfonctionnements passés et ne
pourra concourir à établir le
climat de confiance dont le dossier de la téléphonie
mobile et de
la santé publique a besoin. On est, en effet, bien loin
des conditions d'une
réelle expertise contradictoire et transparente.
Alors que l'Agence française de sécurité sanitaire
environnementale traverse
une crise sans précédent du fait de l'absence
d'indépendance et
d'impartialité des expertises rendues, notamment sur la téléphonie
mobile, les associations
s'inquiètent de voir la Fondation Radiofréquences
et Santé reproduire les
mêmes entorses aux exigences tant scientifiques que citoyennes.
Les
associations veilleront à ce que le double financement
de cette Fondation ne
soit pas un prétexte à en faire un outil de désinformation
scientifique à la
solde des opérateurs de téléphonie mobile.
Agir pour l'Environnement et PRIARTéM rappellent qu'elles
attendent avec
intérêt la publication du rapport de l'enquête
conjointe de l'Inspection
Générale de l'Environnement et de l'Inspection
Générale des Affaires
Sociales analysant les dysfonctionnements chroniques de l'AFSSET
et
s'impatientent
de connaître les suites que les ministères de
tutelle comptent donner à ce
rapport.

|