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Paris, le 30 mai 07 : Le 31 mai prochain,
la société Car
Telematics, partenaire privilégié d’Orange
et de France-Télécom, lancera la commercialisation
publique du Kiditel, portable destiné aux enfants de
moins de 10 ans permettant la géolocalisation des enfants
qui en seront dotés.
Un an et demi après la tentative avortée de
commercialisation du BabyMo, portable destiné aux enfants âgés
de 4 à 8 ans, c’est donc au tour de CarTelematics
de tenter de proposer, à nouveau, sur le marché,
un portable pour enfants, fonctionnant sur quatre bandes de
fréquences et ce, sans aucune précaution d'ordre
sanitaire.
- Alors que, depuis la remise d'un rapport officiel au Ministre
de la Santé en janvier 2001, un certain nombre de scientifiques
s'inquiètent régulièrement des conséquences
sanitaires d'un usage immodéré du potable et
militent en faveur de restrictions d'usage vis à vis
des enfants ;
- Alors que des scientifiques brésiliens de l’Université de
Porto Alegre viennent de montrer que les cerveaux des enfants
absorbent 60% de rayonnement électromagnétique
de plus que ceux des adultes ;
- Alors qu’un consensus semble s’établir
sur les précautions à prendre concernant, tout
particulièrement, les enfants ;
- Alors que, sous la pression de ce consensus, les opérateurs
déclarent, haut et fort, la main sur le cœur, renoncer à toute
campagne de promotion en direction des enfants et à tout
soutien à des appareils téléphoniques
qui leur seraient directement dédiés ;
Agir pour l'Environnement et Priartém constatent, une
nouvelle fois, que la politique de non-intervention menée
par les pouvoirs publics en charge de la santé permet à des
acteurs privés de mettre sur le marché des produits
régulièrement dénoncés comme présentant
un danger !
Elles rappellent, qu’interpellé par l’association
Priartem, alors qu’il n’était encore que
candidat, le Président de la République a déclaré le
3 avril 2007 : « Concernant la prévention des
enfants, je veux m’engager ici avec d’autant plus
de force que, sur ce thème, un certain consensus se
dégage. En effet, l’Agence Française de
la Sécurité sanitaire, environnementale et du
travail nous a indiqué que le risque sanitaire était
plutôt à rechercher du côté des téléphones
eux-mêmes. Les opérateurs disent s’accorder à ne
pas réaliser des publicités en direction des
enfants et à ne pas faire de marketing sur des appareils
spécifiquement dédiés aux enfants. Les
associations partagent ce objectif. Nous pourrions donc retenir
le principe de l’interdiction des téléphones
portables à l’école et au collège
ce qui, en outre, constituerait une mesure pédagogique.
A cela j’ajoute que je m’oppose très fermement
au souhait de voir se développer des appareils du type
Babymo (téléphones pour les enfants) qui clairement
exposeraient la population la plus à risque. »
Après les déclarations, l’heure est venue
de passer aux actes. Les associations demandent donc à être
reçues de toute urgence par la nouvelle Ministre de
la Santé, de la Jeunesse et des Sports afin de mettre
en œuvre ces engagements.
Agir pour l'Environnement et Priartem interpellent l'ensemble
des candidats en lice pour les élections législatives
afin que ces derniers s'engagent publiquement en faveur d'une
réglementation contraignante encadrant l'implantation
des antennes relais et la promotion, la vente et l'usage des
téléphones portables dans le sens de la protection
des conditions de vie et de santé de tous.
Agir pour l’environnement et Priartem s’adressent
immédiatement aux instances chargés de la veille
scientifique et sanitaires (l’AFSSET, l’INVS et
la Fondation Santé et radiofréquences) afin qu’elles
soutiennent leur démarche auprès de la Ministre
de la santé.
Enfin, Agir pour l'Environnement et Priartém interpellent, à titre
amiable dans un premier temps, les gérants de la société CarTelematics
afin qu'ils annoncent la suspension immédiate de la
commercialisation de ce portable pour enfants. A défaut
de réactions sous huitaine, les associations se réservent
le droit d'engager toutes procédures pour obtenir
l'arrêt sine die de la vente de ce Kiditel.

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